Au Royaume-Uni, le nombre d’enfants transgenres a connu une très forte augmentation ces dernières années. Avec des questions en suspens.

Enfants de moins de 16 ans : un changement par jour

Les changements de genre chez les enfants de moins de 16 ans sont de plus en plus fréquents au Royaume-Uni. C’est en substance ce qu’a affirmé il y a quelques jours le « Deed Poll Service » britannique, office en charge des changements de noms dans le pays. Ces dires s’appuient sur l’évolution constatée du nombre d’actes enregistrés pour passer du titre de « Mister » à « Miss » et inversement. Avec de nouveaux prénoms à la clef.

Des actes de plus en plus nombreux selon les dires de Louise Bowers, une agente travaillant dans ce service réalisant les changements d’identités à l’état civil. Elle a ainsi déclaré au quotidien Sunday Times : « Nous avions l’habitude d’effectuer deux changements tous les deux mois – mais maintenant, c’est sept à dix par semaine. La majorité sont des adolescents – 14 ou 15 ans – mais ils descendent jusqu’à l’âge de 10 ans. »

Puis elle a ajouté qu’auparavant, la majorité des demandes concernaient des enfants nés de sexe masculin désireux d’adopter un nom féminin. Mais cela a changé et désormais, ce sont les mutations du sexe féminin vers le masculin qui représentent plus de la moitié des modifications enregistrées.

Les parents jouent un rôle central

Un enfant de 10 ans effectuant les démarches pour changer de genre à l’état civil ? Se pose immédiatement la question du rôle des parents. Ceux-ci ont bien entendu le pouvoir de décision finale puisque les enfants de moins de 16 ans ont besoin de l’autorisation parentale afin de valider leur changement de nom.

En plus de cette modification coûtant la somme de 35 £, les parents peuvent aussi remplacer des mots tels que « il », « elle », « fils » et « fille » pour 8 £ sur le certificat pour que ce dernier ne révèle pas le sexe de l’enfant à la naissance.

Par ailleurs, une autre indication vient semer davantage le doute sur la propre volonté de l’enfant d’effectuer ces démarches de changement de genre : Louise Bowers indique que « quelques » jeunes ont demandé à retrouver leur nom et leur titre d’origine à l’âge de 16 ans.

Changement de sexe chez les jeunes filles : + 4 415 % !

Toujours au sujet de cette volonté croissante de changer d’identité sexuelle au Royaume-Uni, la ministre des Femmes et des Égalités britannique Penny Mordaunt avait ordonné le lancement d’une enquête en septembre 2018 à la suite de la révélation d’un chiffre impressionnant : le nombre de jeunes filles ayant opté pour un traitement sexospécifique, comme les injections d’hormones, est passé de 40 en 2009/2010 à 1 806 en 2017/2018. Ce qui correspond à une hausse de… 4 415 %.

Au total, le nombre d’enfants à avoir choisi de changer de sexe par divers moyens est passé de 97 en 2009/2010 à 2 519 en 2017/2018. De plus, 45 enfants étaient âgés de six ans ou moins, le plus jeune n’ayant que quatre ans. Est-ce donc cela la « société du progrès » ?

Crédit photo : Flickr (CC BY-SA 2.0/Tim Evanson) (photo d’illustration)
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