Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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La viande à consommer avec modération, des couches pour bébés parfumées au… glyphosate, la liste des produits dangereux pour la santé mais autorisés sur le marché européen ne cesse de s’allonger.
32% de produits chimiques non conformes sont présents dans de nombreux produits du quotidien
Selon une étude allemande, 32% de produits chimiques non conformes sont présents dans de nombreux produits du quotidien. Ainsi, après le paraben, le silicone et le phénoxyéthanol, cette nouvelle étude interpelle quant à l’usage de certains composés chimiques appelés dichlorophénol, les fameux DCP.
Ce composé, peu connu du grand public, est pourtant présent dans les dentifrices, les déodorants ou encore les savons antiseptiques et sont utilisés pour leur propriété désinfectante. Ironie du sort… de nombreux chercheurs pointent du doigt ses aspects potentiellement dangereux pour la santé. Potentiellement même si les chercheurs évoquent des risques élevés de maladie. Mais les dangers ne s’arrêtent pas la. Le 4 décembre dernier, des chercheurs de l’université du Michigan ont analysé les urines de plus de 3 600 participants pour quantifier la présence du 2,4-Dichlorophénol et du 2,5-Dichlorophénol. Une étude publiée dans la revue scientifique Occupational and Environmental Medicine,
Le 2,4-DCP est intégré dans la fabrication des herbicides et des antiseptiques et le 2,5 intervient dans le traitement des eaux, du bois, et est aussi utilisé dans la fabrication de produits pharmaceutiques et agricoles. Résultat : les chercheurs rapportent une prévalence plus forte aux troubles du cœur et au développement de certains cancers en lien avec une forte présence de 2,5-DCP dans les urines.
Si aucune association n’a été trouvée entre le 2,4-DCP et les maladies cardiaques ou les cancers, une étude datant de l’année dernière mettait en avant une association marquée du 2,4-Dichlorophénol avec l’irruption de la puberté des petites filles. Une précédente étude menée auprès de plus de 3.000 personnes avait déjà, en 2016, « démontré un lien potentiel entre un taux élevé de 2,5-DCP et une prévalence au diabète » peut-on lire sur le site de LCI. Potentiel, là encore…
Des dangers qui ont également fait réagir en France ; L’Institut national de l’environnement industriel et des risques rapporte par ailleurs qu’après avoir été exposées pendant toute la période de reproduction et de mise bas, des femelles souris ont donné naissance à des animaux de « taille significativement plus petite que les animaux témoins, alors que le foie et le thymus sont au contraire plus volumineux ».
Malgré ces mises en garde, il s’avère particulièrement compliqué de fuir les DCP étant donné leur large présence dans les produits du quotidien. D’autant qu’étant utilisées dans des herbicides et autres produits agricoles, elles peuvent aisément se retrouver dans le sol, dans l’air ou l’eau du robinet.
DCP, Bisphénols A, Parabens, Halogéno-phénols, Polybromodiphényles (PBDE), Atrazine, Ethylène thiourée, Heptachlor, Lindane, Malathion, DDT, Dieldrine, Chlordane, PCB, Arochlor, Benzo(a)pyrène, Nonylphenol, Dibutyl phtalate et autres E171, E251, E950 : allons nous mourir à petit feu d’empoisonnement ?
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