En haut de l’affiche depuis près de 25 ans, Liam Neeson  a une carrière riche d’une centaine de films, dont certains ont montré les liens étroits qu’il avait conservés avec son Irlande natale. Depuis quelques jours, l’acteur est au cœur d’une polémique dont les réseaux sociaux ont le secret, à base de racisme et de vengeance…

Liam Neeson, tueur raciste ?

Liam Neeson est un tueur raciste. Voilà grosso modo l’interprétation malhonnête et hystérique faite sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, suite aux déclarations de l’acteur le 4 février dans une interview donnée au journal The Independent.
En tournée promotionnelle pour son nouveau film Sang Froid, Liam Neeson a en effet évoqué le viol subi par l’une de ses amies il y a une quarantaine d’années, expliquant qu’il avait voulu la venger et « tuer un noir » car le coupable était afro-américain.

Invité le lendemain dans l’émission Good Morning America , il a précisé ne pas être raciste, qu’il aurait cherché à se venger d’un Ecossais si le coupable avait été écossais ou d’un Lituanien si c’était la nationalité du violeur. Il s’est aussi repenti de ces envies de vengeance et a confessé avoir sollicité l’aide d’un prêtre au moment des faits, Liam Neeson étant catholique.

Les deux interviews ont cependant traversé l’Atlantique via internet aussi vite qu’ils ont été déformés et l’homme est ainsi devenu l’un des ennemis publics numéro 1 en quelques heures.

Pour dénoncer le présumé racisme de l’acteur, certains utilisateurs de Twitter ont tenu des propos… anti-blancs.

Ni les utilisateurs de Twitter ni les médias ayant relayé l’affaire ne se sont cependant émus du sort de la jeune femme victime du viol.

Hollywood et le monde du cinéma, prompts à distribuer les bons et les mauvais points, comme pourrait le confirmer Mel Gibson, ont déjà rebondi, annulant notamment le « tapis rouge » pour l’avant-première de son nouveau film prévue New York. A 66 ans, cette affaire pourrait porter un coup terrible à la carrière de l’acteur…

L’acteur aux 100 rôles

Aujourd’hui dans l’œil du cyclone médiatique, Liam Neeson est avant tout un acteur exceptionnel, tant par son charisme que par sa capacité à se réinventer pour s’adapter aux évolutions du cinéma et répondre aux attentes du public.

Beaucoup l’ont découvert dans La Liste de Schindler en 1993, dans lequel il joue un industriel allemand membre du parti Nazi, qui, après avoir découvert l’existence des chambres à gaz, va tout mettre en œuvre pour sauver un maximum de Juifs. Encensé par la critique, le film avait retenu l’attention non seulement par le sujet qu’il aborde mais aussi par le fait qu’il soit tourné en noir et blanc, ainsi que par sa bande originale émouvante composée par John Williams. Liam Neeson avait été nominé dans la catégorie « meilleurs acteurs » lors de la cérémonie des Oscars.

Catholique irlandais né en Irlande du Nord, il a souvent rappelé son attachement pour les pays celtes,  et le cinéma lui a permis de jouer deux de leurs héros, l’Ecossais Rob Roy en 1995 et Michael Collins, qu’on ne présente plus, en 1997, dans les films éponymes.

En 2016, le fils de Liam Neeson, prénommé Michael (tiens tiens !), avait repris le rôle de son père pour un prequel de Michael Colins tourné à l’occasion du centième anniversaire de l’insurrection de Pâques 1916.

Parmi les films en tous genres auxquels il a participé depuis, de Love Actually à Hantise, et même Batman Begins, le plus populaire est sans doute Star Wars épisode 1 : La Menace Fantôme, sorti en 1999. Il s’agissait en effet du grand retour au cinéma de la saga de George Lucas, seize ans après le précédent épisode. Liam Neeson y joue Qui-Gon Jinn, le maître Jedi qui découvre Anakin Skywalker, futur Dark Vador. Si le film a suscité de nombreuses critiques, l’acteur irlandais est passé entre les gouttes et fut même considéré comme l’un des points forts du film, étant aussi au centre de l’une des scènes de combat au sabre laser les plus épiques vues dans Star Wars.

C’est en 2008 que sa carrière a pris une nouvelle direction avec Taken, film d’action dans lequel il interprète un ancien garde du corps à la recherche de sa fille, kidnappée par des mafieux albanais.

Taken a eu droit à deux suites du même acabit, et Liam Neeson est ainsi devenu sur le tard la nouvelle référence du divertissement « d’action ».
Parmi les longs-métrages en question, on retient notamment Sans identité et  Le Territoire des Loups, sortis en 2011, ainsi que Non-stop, Balade entre les tombes et Night Run, tous trois de 2014, ou encore The Passenger en 2018.

Décidément dans tous les bons coups, il était également dans La Ballade de Buster Scruggs, le western des frères Coen diffusé sur Netflix il y a quelques mois, et sera à l’affiche du nouveau Men In Black en juin prochain. A moins que les donneurs de leçons d’Hollywood décident de couper ses scènes au montage, bien sûr…

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