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En Allemagne, il apparaît que les migrants faisant l’objet d’une expulsion reviendraient ensuite dans le pays pour un tiers à près de la moitié d’entre eux. Une histoire sans fin ?
Allemagne : les estimations croisées
Que deviennent les migrants expulsés d’Allemagne ? Selon des sources proches des services de sécurité du Land de Bade-Wurtemberg et relayées dans la presse allemande, une grande partie de ces demandeurs d’asile éconduits reviendrait dans le pays par la suite. Une proportion estimée entre un tiers et près de la moitié du nombre de ces migrants refoulés.
Pour sa part, le ministère de l’Intérieur du Bade-Wurtemberg s’est voulu prudent sur les chiffres avancés en précisant à la presse qu’aucune statistique exacte n’existe sur la question : « Comme il n’y a pas de données sur l’ampleur de ces retours jusqu’à présent, il n’est malheureusement pas possible d’obtenir des informations précises. »
Mais les autorités ne démentent pas non plus les proportions esquissées. Au contraire : « À notre avis, les estimations des autorités de l’État selon lesquelles un retour sur trois en Europe implique une réadmission ne sont pas invraisemblables. Dans le cas des expulsions vers des pays d’origine en dehors de l’UE, cependant, le taux de réadmission est susceptible d’être nettement inférieur. »
Les expulsions intra-UE en question
Ainsi, il apparaîtrait donc également, et sans surprise, que les retours des migrants expulsés en Allemagne sont plus nombreux lorsque les individus en question ont été reconduits dans un autre pays membre de l’Union européenne. Des expulsions qui interviennent conformément au règlement de Dublin mais qui verraient par la suite 30 à 40 % des effectifs se rediriger vers le territoire d’Angela Merkel.
Une estimation confirmée au quotidien Die Welt par un membre du groupe de travail entre l’État fédéral et les Länder sur les rapatriements. Lequel considère comme vraisemblable un « ordre de grandeur autour de 30 % » en moyenne. Car il faut pondérer ces chiffres des retours depuis d’autres États de l’UE avec les retours depuis les États extra-européens : lorsque ces migrants sont reconduits dans leur pays d’origine, ils ne seraient « plus que » 5 à 10 % à regagner l’Allemagne plus tard.
Malgré l’absence de statistiques officielles sur ces retours de clandestins, voici une nouvelle révélation qui porte à croire que la politique migratoire d’Angela Merkel, et plus généralement de l’UE, prend de plus en plus des airs de tonneau des Danaïdes. Jusqu’à quand ?
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