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La chancelière allemande Angela Merkel a reçu un doctorat honorifique à l’université de Harvard pour sa politique pro-migrants.
Angela Merkel, doctorante en immigration extra-européenne ?
Angela Merkel s’est adressée jeudi 30 mai aux diplômés de l’université de Harvard (États-Unis), profitant de l’occasion pour aborder des sujets sur lesquels elle est en désaccord notable avec le président américain Donald Trump, c’est-à-dire le commerce international, les fake news ou encore la question des frontières. Sans toutefois jamais mentionner directement le président par son nom.
« Plus que jamais, notre façon de penser et d’agir doit être multilatérale plutôt qu’unilatérale, mondiale plutôt que nationale, tournée vers l’extérieur plutôt qu’isolationniste », a martelé la chancelière. Angela Merkel a été présentée en tant que « leader de facto de l’Union européenne » sur la scène en plein air du Harvard’s Tercentenary Theater tandis qu’elle était l’invitée d’honneur de la cérémonie de remise des diplômes de l’université. Elle s’est ainsi adressée aux centaines de personnes présentes sur le campus de Cambridge.
German Chancellor Angela Merkel received her honorary degree during #Harvard19 morning exercises pic.twitter.com/O0kadvMX9b
— Harvard University (@Harvard) 30 mai 2019
Angela Merkel a reçu un doctorat honoris causa (à titre honorifique donc) pour son action politique durant ses mandats à la tête de l’Allemagne. Harvard a tenu à la féliciter pour son slogan « Wir schaffen das » [NDLR : « Nous pouvons le faire »] qui est venu faire écho à l’afflux de migrants en 2015 en Europe. L’Allemagne avait alors ouvert ses portes à l’immigration extra-européenne.
Angela Merkel veut abattre les murs…
S’exprimant en partie en anglais, la Chancelière allemande a été très applaudie par l’assistance : « C’est pourquoi je veux vous laisser avec ce souhait : abattez des murs d’ignorance et d’étroitesse d’esprit, car rien ne doit rester tel qu’il est. »
Angela Merkel a aussi évoqué la question du changement climatique ainsi que le destin du Vieux continent : « L’Europe a surmonté des conflits séculaires. Un ordre pacifique basé sur des valeurs communes plutôt que sur la prétendue force nationale est apparu. Malgré toutes les discussions et tous les revers temporaires, je suis fermement convaincue que nous, les Européens, nous sommes unis pour le meilleur. »
La chef d’État allemande a aussi évoqué la fin prochaine de son mandat. Elle qui doit quitter le pouvoir en 2021 après une longévité record en Europe. Toutes les bonnes choses ont une fin. Les mauvaises aussi…
Crédit photos : Twitter Harvard
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