Nombreux sont les Nantais à avoir pris le train en direction de Saumur ce week-end. La petite ville angevine accueillait en effet un événement devenu incontournable, le « Anjou Vélo Vintage ».

Durant trois jours, des randonnées à vélo mais aussi des concerts, des expositions et diverses animations sont programmés, attirant plus de 40 000 visiteurs.

Il n’est pas nécessaire d’être un cycliste chevronné pour participer puisque différents parcours plus ou moins longs sont prévus. 30, 35, 40, 62 ou 120 kilomètres : tous les itinéraires vous feront toutefois passer entre les vignes ! D’autres critères sont obligatoires, la bicyclette doit dater d’avant 1987, être munie de freins, sans changement de vitesse fixé au guidon et ne pas avoir de cale pied automatique.

Le village expo qui est installé sur la place de la République, entre la Mairie et le théâtre, à deux pas de la chapelle Saint-Jean, accueille, lui, de nombreux commerçants. Chapeaux de paille ou bérets, tenues rétros, mais aussi barbier et machines anciennes, tout est fait pour vous replonger dans les années 50, même si l’on ne sait pas toujours s’il s’agit d’un vintage français ou américain.

Un bus impérial anglais transformé en bar ambulant détonne un peu mais connaît un réel succès.

Les vedettes du week-end !
Un bus anglais en Anjou
Un torréfacteur « vintage » au village expo !

Les robes à poids et les bretelles sont omniprésentes et donnent une allure générale plus élégante que les jeans et les survêtements habituels.

Le samedi, la musique s’adapte elle aussi et prend des tonalités anciennes. Les trompettes et les saxophones, bien accompagnés par les contrebasses jouent des morceaux jazzy ou rock qui donnent aux moins timides l’occasion de danser jusqu’à une ou deux heures du matin.

Si le reggae joué sur l’une des deux scènes rebute quelques-uns, une fanfare qui déambule dans les rues adjacentes créée une atmosphère festive et bon enfant et entraîne derrière elle des centaines de spectateurs.

Pas d’insécurité mais un changement de date qui perturbe l’économie locale

Hommes et femmes, jeunes (voire très jeunes) et vieux, groupes d’amis, familles ou célibataires, il y a de tout à Saumur pour ces festivités mais pas d’insécurité. La ville est encore préservée de bien des maux et seuls quelques chants paillards viennent contrarier le sommeil des riverains au cœur de la nuit.

Le seul problème réel est en fait pour les entreprises touristiques locales, pourtant essentielles dans une commune touchée par un fort taux de chômage. Depuis son lancement en 2011, l’Anjou Vélo Vintage avait lieu au mois de juin et n’empiétait donc par sur la période des vacances estivales.
Les commerçants ont donc perdu une opportunité de vivre un peu mieux de leurs activités, un choix surprenant et qui pourrait coûter cher à l’équipe en place à quelques mois des élections municipales.

Quoi qu’il en soit, en juin ou en juillet, nul doute que l’édition 2020 accueillera encore de nombreux curieux ou passionnés, de pin-up, de rockabilly ou de Harley.

Pour d’ores et déjà préparer votre séjour, puisqu’il faut désormais s’y prendre à l’avance pour faire partie des 10 000 cyclistes de l’Anjou Vélo Vintage, sachez qu’une ligne directe de la SNCF relie Saumur à Nantes et s’arrête à Ancenis. Une autre ligne se prolonge jusqu’au Croisic, faisant étape à Batz-sur-Mer, Le Pouliguen, La Baule, Pornichet, Saint-Nazaire et Savenay.

Photos d’illustration : Breizh Info
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