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Dans le cadre de l’Observatoire de la démocratie de proximité, à l’initiative et en partenariat avec l’AMF, le CEVIPOF/SciencesPo a conduit une enquête auprès d’un échantillon représentatif de 15 308 Français pour connaître leurs attentes en vue des prochaines échéances électorales, comprendre le contexte socio-économique local dans lequel les administrés jugent leur maire, et étudier les déterminants du bilan des exécutifs municipaux.
Voici les principaux enseignements :
- Les 15 308 personnes interrogées manifestent un large sentiment positif sur le bilan des maires et de leur équipe municipale à quelques mois des prochaines échéances électorales. Pour 75 % des répondants, le maire a accompli un travail excellent (12 %) ou bon (63 %). Contrairement à une idée reçue, les nouveaux arrivants dans une commune jugent moins sévèrement le bilan de l’action municipale que les personnes les plus sédentaires : respectivement 82 % et 70 %.
- Le niveau de confiance à l’égard des maires reste toujours le plus élevé (71 %) devant l’ensemble des autres élus, locaux ou nationaux. À travers ce résultat, ce n’est pas seulement le lien de proximité qui est recherché même s’il reste le principal ressort du lien de confiance. En effet, quelle que soit la taille de la commune, les quatre premières qualités attendues d’un maire sont l’honnêteté (40 %), le respect des promesses (19 %), la proximité (18 %) et la compétence (14 %).
- Les résultats de l’ enquête mettent en évidence deux priorités d’action publique que les habitants souhaiteraient voir endosser par leur maire pour les années futures : la préservation de l’environnement et le développement ou le maintien des services de proximité.
- A propos de décentralisation, la représentation de l’avenir de la commune oppose deux groupes de citoyens : les partisans d’une accélération de l’intercommunalité (30 %) et les promoteurs de communes plus autonomes (70 %). L’enquête AMFCEVIPOF/ SciencesPo souligne que seule une minorité de citoyens est favorable à une amplification du mouvement de regroupement (19 %) ou de fusion avec d’autres communes (11 %). Ils sont 48 % à privilégier le modèle de communes disposant de compétences de proximité. Ce choix est d’autant plus marqué que le degré d’attachement à la commune est élevé, signe d’une forte identité municipale.
- Enfin, 61 % des personnes interrogées souhaitent que leur maire soit candidat à l’élection municipale de mars 2020. Ce taux varie légèrement selon la taille de la commune allant de 57 % pour les communes moyennes (10 à 50 000 habitants) à 67 % pour les communes rurales de moins de 2 000 habitants. Aucune différence sociodémographique majeure entre répondants ne modifie le taux moyen de 61 %. En revanche, le niveau de précarité atténue les perspectives de reconduction du maire dans ses fonctions.
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Crédit photo : DR
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