Après les 24 heures du Mans et l’entretien avec le pilote de NASCAR français Michel Disdier, nous continuons notre voyage dans le sport automobile avec un point sur le roi du genre, le championnat du monde de Formule 1.

Jules Bianchi, 4 ans déjà

Ce 17 juillet marquera le 4ème anniversaire de la mort de Jules Bianchi. Accidenté le 5 octobre 2014 lors du Grand Prix du Japon suite à une sortie de piste provoquée par la pluie et un choc avec une grue, il avait survécu neuf mois avant de finalement succomber à ses blessures.

Membre de l’académie de jeunes pilotes de Ferrari après avoir été pilote d’essai pour l’écurie italienne, Jules Bianchi était non seulement un grand espoir français mais également un grand espoir de son sport. Lors de la saison 2014, il avait obtenu ses deux premiers points lors du mythique Grand Prix de Monaco, en courant pourtant pour la modeste écurie russe Marussia.

Jules Bianchi (1989-2015)

Depuis l’été 2015, l’enquête a révélé que plusieurs conditions avaient causé l’accident et la FIA (la Fédération Internationale de l’Automobile) a fait ajouter des halos de sécurité à ses voitures en 2018. Les parents du pilote ont créé une association à son nom pour aider les jeunes talents ne disposant pas des revenus nécessaires pour débuter. Une rue de Nice, sa ville natale, porte son nom depuis 2017.

Son grand père et son grand-oncle, tous deux pilotes automobiles dans les années 60, avaient aussi perdu la vie au volant de leur véhicule. La Formule 1 n’avait plus connu d’accident mortel au cours d’un Grand Prix depuis la mort du champion brésilien Ayrton Senna en Italie le 1er mai 1994. Une femme pilote d’essai, Maria de Villota, était cependant décédée en 2013 des suites d’un grave accident.

Hamilton et Mercedes sans concurrence

2014, 2015, 2017, 2018, 2019…les années se suivent et se ressemblent, le britannique Lewis Hamilton caracole en tête du championnat et semble bien parti pour remporter un nouveau titre.
Même en 2016, lorsqu’il termina à la deuxième place du classement général, c’est Nico Rosberg, son coéquipier chez Mercedes, qui fut sacré champion du monde. Cette année, Valtteri Bottas, nouveau coéquipier d’Hamilton, a déjà remporté 2 courses, est monté sur 8 podiums et est deuxième du classement. L’hégémonie de la marque allemande n’est pas sans rappeler celle de Ferrari au début des années 2000 et n’est pas très bonne pour le « business ».

La concurrence déçoit, Red Bull et Ferrari ne parvenant pas à proposer une voiture qui puisse sérieusement rivaliser.

Quelques jeunes pilotes tentent toutefois de secouer un peu l’ordre établi, à commencer par le néerlandais Max Verstappen, vainqueur du Grand Prix d’Autriche le 30 juin, ou du monégasque Charles Leclerc, deuxième ce jour-là. Les deux espoirs de la discipline ont d’ailleurs offert un duel somptueux, « viril mais correct ».

De quoi regretter parfois que tous les pilotes ne disposent pas tous d’un véhicule avec des capacités techniques identiques, car le talent est omniprésent dans le paddock et l’on pourrait vraiment déterminer qui est le meilleur…

Une série captivante sur Netflix !

Si le manque de suspens vous désintéresse de la Formule 1, Netlfix a peut-être la solution pour remédier au problème.
Depuis mars dernier, la plateforme propose une série documentaire en immersion dans la saison 2018, nommée Formula 1 : Drive to survive (que l’on peut traduire par Formule 1 : piloter pour survivre).

Comme ce fut déjà le cas pour d’autres compétitions sportives, Netflix trouve un moyen original d’aborder la F1 avec des témoignages « pris sur le vif » des pilotes, des équipes et des fans. On est loin de la tiédeur des interviews habituels des chaînes de télévision ! L’on retrouve la dramaturgie que l’on pensait avoir perdu depuis quelques années.

F1 2019 : claque visuelle et nouveau mode de jeu

Enfin, les gamers ne pourront passer à côté de F1 2019, le nouveau jeu-vidéo sur la discipline tout juste sorti en magasin.
Pour les 10 ans du titre, l’éditeur Codemasters a mis les petits plats dans les grands et propose un tout nouveau mode de jeu qui permet de commencer une carrière en Formule 2. Selon l’écurie et l’académie des pilotes choisies puis en fonction des résultats obtenus, vous pourrez être appelé en Formule 1 et y progresser. Par exemple, un pilote de DAMS (écrue française de F2) ayant choisi l’académie Ferrari pourra en cas de succès évoluer chez Alfa Romeo Racing, Haas F1 Team, et, s’il excelle, finir par rejoindre la marque au cheval cabré.
Des voitures et pilotes de légende comme Alain Prost, Michael Schumacherou ou Niki Lauda, récemment disparu, sont également disponibles pour des défis haletant !

Les graphismes sont sublimes, et, grâce à vous, un pilote français pourra peut-être enfin remonter sur la première marche d’un podium. Le dernier en date, Olivier Panis, attend un successeur depuis…1996.

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