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Vincent Lapierre et Le Média pour Tous se sont rendus en Suisse à l’occasion de la dernière réunion du groupe de Bilderberg, dont l’origine est à rappeler.
Soutenu par la CIA, ignoré par les antifas
Fondé en 1954, le Bilderberg avait dans un premier temps pour objectif de renforcer les liens entre les représentants politiques, économiques et militaires européens et américains. Une initiative bien vue de l’autre côté de l’Atlantique, les Etats-Unis craignant en effet de voir leur influence et leur réputation se dégrader en raison de la Guerre Froide.
L’un des hommes à l’initiative du projet est Jozef Retinger, diplomate polonais qui fut par ailleurs un grand militant du fédéralisme européen. Le prince Bernhard des Pays-Bas fut le premier président du comité directeur, un poste occupé par le Français Henri de Castries depuis 2012. La CIA fut par ailleurs immédiatement impliquée.
La grande réunion du groupe de Bilderberg a toujours lieu chaque année depuis 65 ans et voit passer des personnalités de premier plan, ou qui arrivent au premier plan peu après, comme le souligne Vincent Lapierre à la fin de son reportage (à retrouver ci-dessous). Emmanuel Macron en était par exemple l’un des convives peu avant de devenir ministre de François Hollande puis président de la République.
Il est à noter que les participants sont invités par les organisateurs, nul ne peut s’y rendre de son seul souhait. Les lieux sont protégés et il n’est pas possible pour les intervenants de les quitter avant la fin.
Contrairement aux réunions du G7 ou du G20, la réunion du groupe de Bilderberg ne provoque pas d’excitation chez les militants d’extrême gauche et les « blacks blocs ».
Au contraire, les « antifas » s’emploient davantage à attaquer ceux qu’ils nomment « les conspis », c’est-à-dire les associations, groupes militants ou individus lambdas qui ciblent les réunions du groupe de Bilderberg.
Si la problématique est parfois effectivement reprise par des personnalités farfelues, un tel rassemblement interroge logiquement nombre d’européens attachés, si ce n’est à la démocratie, à leurs libertés.
L’édition 2019 vue par Vincent Lapierre
A Montreux, aux abords du lac Léman, c’est ville morte le jour du rassemblement !
Au regard de l’opposition, le groupe de Bilderberg semble avoir encore de beaux jours devant-lui.
Les 130 invités de cette année parmi lesquels on retrouve notamment José Manuel Barroso ou Bruno Le Maire peuvent dormir sur leurs deux oreilles.
Crédit photo : DR
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