Rien ne va plus à Hong Kong et la crise prend une nouvelle ampleur ! Comme nous vous l’expliquions en détails à la fin du mois de juillet lorsque la mafia a fait parler d’elle, la région administrative spéciale de Hong Kong est empêtrée dans une crise interne depuis plusieurs mois. Un amendement voté par le parlement local -mais abandonné depuis- donnait un droit de regard important à la Chine sur les affaires judiciaires, déclenchant la colère de la population.

De samedi à mardi, les manifestants ont occupé l’aéroport international de Hong Kong, interrompant ainsi le trafic aérien et donnant un écho mondial à la crise. Ils y ont notamment organisé un « sit-in » géant. Plusieurs affrontement ont émaillé ces quatre jours et la police a utilisé les grands moyens mardi pour évacuer les 5 000 personnes présentes. Seize d’entre elles ont été arrêtées.

Depuis que la crise a pris une tournure violente et que les affrontements se sont multipliés, les activistes Hongkongais ont démontré tout leur sens de l’organisation et leur motivation. Une vidéo les montrant se protéger des grenades lacrymogènes avec quelques outils et de l’eau est même devenue virale.

 

Une ingérence en cacherait-elle une autre ?

Suite aux graves incidents de l’aéroport, les Etats-Unis de Donald Trump ainsi que l’ONU ont exprimé leurs inquiétudes. Le président américain a expliqué que l’armée chinoise se déployait aux bordures de Hong Kong et plusieurs membres du parti Républicain ont déploré les violences et la répression policière. L’ONU a de son côté demandé l’ouverture d’une enquête sur la situation.

En réaction, la Chine, par l’intermédiaire de son ministère des affaires étrangères, a balayé les accusations et demandé aux USA de ne pas s’occuper de leurs affaires. Une accusation d’ingérence qui fera rire jaune les manifestants de Hong Kong.

Pékin estime par ailleurs que les manifestants de Hong Kong ont commis des agressions s’apparentant à du terrorisme sur des ressortissants chinois qui se trouvaient à l’aéroport lors de son occupation. L’un d’entre eux était accusé d’espionnage par les manifestants.

La crise ne semble donc pas prête de se terminer et une nouvelle escalade de la violence n’est pas à écarter.

Photos d’illustration : DR
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