Ainsi donc, nous y sommes. Le Mans-Nancy, vendredi 16 août 2019. Arrêt temporaire d’un match de football de Ligue 2 parce que les supporteurs de Nancy ont scandé plusieurs fois des chants invitant la Ligue de football à se faire sodomiser.

Une pratique sexuelle qui, bien que prisée y compris par des hétérosexuels, est visiblement jugée homophobe par M. Mehdi Mokhtari, arbitre de la rencontre, qui a pris la décision d’arrêter temporairement la rencontre.

Une décision immédiatement saluée par Marlène Schiappa, mais aussi par la ministre des Sports.

Désormais, les supporteurs savent à quoi s’en tenir. Eux qui sont traités comme des animaux dans les espaces visiteurs sans que cela ne choque la ministre des Sports ou les associations de lutte contre l’homophobie, eux à qui l’Etat interdit de se balader en ville alors même que les autorités laissent des dealers et des délinquants clandestins parader en toute impunité dans certains centre-villes. Eux que la ministre entend montrer du doigt, punir, dénoncer, alors même qu’elle ira applaudir l’équipe de France au Qatar pour la Coupe du monde 2022, pays dans lequel les musulmans homosexuels risquent la peine de mort.

Un chant « classique » = une suspension de match. Et pourquoi pas demain, des interdictions de stade ? Et la prison ? Et la publication de photos de vous dans le journal ? Votre identité ? Des appels au lynchage ? Une mort économique, sociale, un licenciement ? Ne riez pas trop vite, car ce dont vous riez hier encore arrive aujourd’hui.

Notre société prend de plus en plus une pente très dangereuse. Des lobbys non élus, représentants des toutes petites minorités, des lobbys de plus en plus influents, et prétendant agir au nom de victimes (qui bien souvent n’ont rien demandé) et de bons sentiments (au nom du très manichéiste « bien » contre le mal), s’acharnent, oeuvrent, influencent, menacent, éduquent, attaquent, placent leurs pions dans toutes les sphères du pouvoir, de l’administration, de notre système « démocratique ».

« On ne peut plus rien dire » chantait l’acteur Didier Bourdon  qui serait possiblement en prison, ou forcé de faire son autocritique ou encore de suivre un stage de « sensibilisation » (pour ne pas les nommer rééducation) si les Inconnus cartonnaient aujourd’hui.

Et que dire de cette scène culte du film « Le Père Noël est une ordure » , que nous vous proposons de découvrir ci-dessous :

Nous rentrons dans une ère où chacune de vos déclarations, de vos phrases, y compris en privé, doit être mesurée, sous peine de lynchage possible, de poursuites mêmes. Une société où vous êtes jugé par la foule, par les réseaux sociaux, par les journalistes, avant même d’être passé devant les tribunaux.

Les pires régimes totalitaires en ont rêvé, notre société dite « démocratique », cette Open Society chère à Soros, le réalise. La société de l’auto-contrôle, au nom de la dictature des minorités. Nous sommes en plein dedans.

Pour les dissidents, pour les esprits libres, les temps sont durs. Psychologiquement, il est parfois difficile, chaque jour qui passe, de constater à quel point notre société s’enfonce dans une soft dictature dans laquelle les citoyens acceptent de devenir des esclaves volontaires, acteurs de leur propre soumission.

Mais tant qu’il restera un peu de vie dans ce pays, il faudra rester fidèle à cette devise : « mieux vaut vivre un jour en lion, que cent en mouton ».

Ah au fait, je t’encule Thérèse. Je te prends, je te retourne contre le mur, et je t’encule !

Julien Dir.

En bonus :

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