À l’heure actuelle, sur les îles grecques proches des côtes turques (Mytilène, Chios, Samos, etc) sont hébergés 28 000 immigrés – quelques Syriens et une majorité d’Afghans-, selon un décompte officiel (que l’on peut imaginer largement sous-estimé) pour une capacité d’accueil nominale ne dépassant pas 4 000 personnes. Cette surpopulation entraîne des conditions de vie déplorables certes, mais qu’on ne saurait imputer à la Grèce : celle-ci est contrainte par les lois européennes  de gérer l’accueil, l’identification et éventuellement le renvoi aux frontières des « personnes non-éligibles », mais empêchée de répartir les arrivants dans les autres états européens.

Contrairement à ce qui se passait voici environ deux ans, ce ne sont plus des réfugiés qui débarquent massivement en Grèce, mais des immigrants clandestins. Admettons en effet que si la plupart de premiers fuyait la guerre ou un régime politique hostile, les seconds viennent en Europe pour profiter, sans travailler et en refusant de s’intégrer, des facilités qui leur sont offertes, aux dépens des citoyens européens.

Les chiffres cités plus haut ne comprennent pas les étrangers qui sont parvenus à passer sur le continent. Dès qu’ils ont posé le pied sur notre sol, ils agissent comme en pays conquis. En témoigne, exemple parmi d’autres, cette attaque d’un commissariat de Thessalonique, dans la soirée du 4 octobre.

Des Marocains et des Algériens attaquent un commissariat à Thessalonique

Un groupe d’immigrés sans papiers s’est livré à une action sans précédent dans les annales de Thessalonique, le vendredi 4 octobre, comme le relate le site europost.gr

Pour une raison inconnue, une vingtaine d’Algériens et de Marocains sans titre de séjour ont tenté d’investir le commissariat du quartier de la Tour Blanche (ancien fortin, aujourd’hui monument historique emblématique de la ville, ndlr).

L’incident s’est déroulé hier vers 22 h 30. Ces individus s’étaient rassemblés depuis un certain temps devant le commissariat, lorsqu’ils se sont précipités vers l’entrée dans l’intention d’y pénétrer. Le policier de garde a immédiatement fait appel à ses collègues qui ont bloqué l’accès à l’immeuble.

L’arrivée d’importantes forces de l’ordre a mis les assaillants en fuite. L’un d’entre eux a toutefois été arrêté : il avait en sa possession une arme blanche, et, accessoirement un téléphone volé.

Bien entendu, ni l’individu interpellé ni les fuyards ne risquent d’être expulsés tant les autorités grecques font preuve de laxisme malgré l’indignation croissante de la population.

Le laxisme de la Nouvelle Démocratie

Ainsi, le premier ministre Kyriakos Mitsotakis (Nouvelle démocratie, centre droit), se félicite de « l’émergence d’une Grèce multiculturelle » où les nouveaux arrivants vont « si bien s’intégrer, grâce à l’École publique, qu’ils finiront par porter le drapeau grec dans les défilés (sic) » (Lors des fêtes nationales en effet, les meilleurs élèves ont le privilège de marcher comme porte-drapeau en tête des cortèges, ndlr). Par ailleurs, il est évident que les Grecs ne doivent rien attendre des rodomontades du ministre de La Défense nationale, Nicolas Panagiatopoulos, qui promet des reconduites à la frontière ou des renvois des sans papiers en Turquie, ce qui lui est impossible techniquement et politiquement de tenir.   De même, il serait naïf  de croire le discours oxymore du Commissaire européen Margaritis Schinas qui défend le libellé de sa nouvelle fonction  à la « Protection du mode de vie européen », tout en fustigeant les « populistes » qui souhaitent des paroles et des mesures beaucoup plus radicales.

Cela montre combien les actuels dirigeants de la Grèce  (qui ont succédé au gouvernement d’extrême gauche du Syriza), vivent eux aussi dans un monde de Bisounours, vu le profil des immigrés pénétrant en Grèce, immigrés à la mentalité en tous points semblable à celle des « chances pour la France » (mépris de nos institutions, conservation de leurs coutumes et de leur religion).

L’invasion de l’Europe continue.

De notre correspondant en Grèce F. Giel

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