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Champions toutes catégories des programmes européens, 90 000 étudiants français saisissent l’opportunité de se former quelques mois à l’étranger. Chaque année, ils sont de plus en plus nombreux à s’expatrier, avec une hausse de 50 % entre 2011 et 2016, selon l’étude annuelle de Campus France, publiée en mars dernier. Pour un étudiant, l’expatriation est un projet enthousiasmant mais qui, comme toute nouvelle aventure, implique une préparation conséquente.
Voici quelques recommandations pour profiter pleinement de cette expérience, glanées avec Europ Assistance.
Santé : quid de la couverture ?
Pour un séjour européen ou en dehors de l’UEE, les prérequis ne sont pas les mêmes. Avant tout départ, il convient notamment de s’informer sur le régime de santé du pays de destination.
- Pour un pays membre de l’Union Européenne, la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein ou la Suisse, il est impératif de se munir de sa carte européenne d’assurance maladie (CEAM) à retirer auprès de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). La prise en charge des dépenses de santé s’effectue selon la législation sociale et les formalités en vigueur dans le pays : dispense d’avance des frais médicaux ou remboursement par l’organisme de sécurité sociale du pays d’accueil.
- Pour tout autre pays, l’étudiant doit s’inscrire auprès du régime étudiant de sécurité sociale du pays de destination s’il en existe un ou à défaut souscrire un contrat d’assurance spécifique couvrant les frais de santé pendant la durée du séjour. La sécurité sociale (CPAM) et la mutuelle ne remboursent que le montant versé pour des soins équivalents en France. Dans certains pays comme les États-Unis, les frais médicaux sont très élevés. Il est par conséquent vivement recommandé de souscrire une assurance étudiants complémentaire qui garantit le remboursement des frais médicaux engagés et le rapatriement si besoin.
Avant de partir, les étudiants doivent vérifier auprès de leur médecin traitant que tous leurs vaccins sont à jour et adaptés à la destination. C’est un prérequis indispensable pour partir l’esprit tranquille. C’est également l’occasion de se renseigner sur les éventuelles précautions à prendre sur place.
Dans le cas d’un traitement chronique, il convient de s’assurer de partir avec la quantité de médicaments nécessaire à la durée du traitement et que ceux-ci sont autorisés dans le pays de destination. Sinon, il est indispensable de vérifier, en amont, la disponibilité de leur équivalence sur place.
Les documents d’identité : permis de séjour ou visa étudiant ?
Selon le pays de destination, un permis de séjour ou un visa spécifique peuvent s’avérer obligatoires. Ces derniers s’obtiennent auprès des autorités consulaires du pays d’accueil. Cependant, certains justificatifs spécifiquement liés à la nature du séjour peuvent être demandés (admission dans l’université choisie, fonds monétaires suffisants à la durée de votre séjour, assistance médicale rapatriement, garantie pour les frais médicaux…).
Anticiper ses moyens de paiement à l’étranger !
Concernant la carte bancaire, pour une durée de déplacement importante, le voyageur expatrié a la possibilité d’ouvrir un compte dans son pays d’accueil. Mais, les conditions et les offres d’ouverture de compte et de services bancaires nécessitent une attention particulière en amont. Sinon, il est envisageable de rester client dans sa banque française d’origine et de sélectionner les services permettant d’être exonéré des commissions bancaires (afin de ne pas avoir à payer des frais de transaction à chaque retrait au distributeur ou à chaque paiement par carte). Enfin, les néo-banques permettent de créer rapidement un compte local secondaire et payer moins de frais à l’étranger.
Les 5 règles d’or pour la dernière ligne droite du départ :
- Prévenir sa banque de son départ : contre le piratage, certaines banques activent un système d’alerte dans le cas de retrait à l’étranger.
- Prévoir si possible, deux cartes bancaires : en cas de souci avec l’une, cela évite d’être démuni.
- Oublier les chèques, rarement acceptés et générateurs de frais.
- Conserver sur soi les numéros de cartes pour faire facilement opposition.
- Vérifier ses plafonds de retrait autorisés à l’étranger : ces derniers peuvent éventuellement être négocier à la hausse avec la banque. C’est un impératif pour ne pas se retrouver bloqué.
- Accorder une procuration à une personne de confiance : en cas de force majeure, cette précaution rendra bien des services.
Le permis de conduire français est-il valable à l’étranger ?
- Pays d’Europe : en Europe et dans l’EEE (l’Espace Économique Européen constitué de l’Union Européenne et de l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège), tout conducteur peut circuler avec son permis de conduire français, et ce, quelle que soit la durée du séjour.
- Hors Europe : la circulation est autorisée avec le permis français ou international entre 3 mois et 1 an selon les pays. Au-delà de ce délai, soit il est nécessaire de passer le permis local, soit il est possible d’échanger son permis français contre un permis local. L’existence ou non d’accords entre la France et le pays d’accueil conditionne la marche à suivre.
Pour obtenir le permis de conduire international, les étudiants sont invités à se rendre dans leur préfecture de résidence. Le sésame est délivré gratuitement pour 3 ans. Il est important de veiller à conserver son permis français. Sans lui, le permis international n’a aucune valeur.
À noter : les règles de conduite dans les autres pays peuvent différer (exemple : conduite à gauche). Il est conseillé de se renseigner en amont auprès de son assurance.
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