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Notre société est malade. Profondément malade, comme en témoigne la campagne lancée par une poignée d’hystérique, mais très organisés et très relayés médiatiquement, contre le film Ace Venture, qui révéla l’acteur comique Jim Carrey. La raison de la cabale ? La « transophobie » supposée d’une des scènes du film.

Sur les réseaux sociaux, le hashtag #SupprimezAceVentura accompagne une série de messages évoquant cette scène où Ace se rend compte qu’il a embrassé la lieutenante Loïs Einhorn, qui se trouve en réalité être un homme, le meurtrier Ray Finkle qu’il pourchasse depuis le début du film. Choqué par ce qu’il vient de faire, le personnage se brosse les dents et brûle ses vêtements. Une seconde scène, dans laquelle des policiers font état de leur écoeurement après avoir découvert la vérité sur l’identité d’Einhorn, est aussi ciblée.

Voici les commentaires d’une twittos hystérique, qui relaie la cabale : «J’aimerais attirer votre attention sur le film ouvertement transphobe Ace Ventura, disponible sur Netflix depuis peu et pourquoi il est nécessaire qu’il soit retiré le plus rapidement possible de la plateforme. […] Si jamais la scène précédente n’a pas suffit à vous horrifiez voici celle où la femme en question est humiliée publiquement et déshabillée de force devant ses collègues qui vomissent en voyant qu’elle a un pénis. […] Je pense qu’à ce stade il est approprié de parler d’incitation à la haine envers les femmes trans. […] Je propose le hashtag #SupprimezAceVentura pour faire réagir Netflix sur la transphobie du contenu qu’ils proposent»

Allez, en forme de bras d’honneur à cette poignée d’hystériques qui veut établir de la censure partout, voici quelques morceaux du film

A noter que ces cabales médiatisées – par une certaine presse qui se fait le relais de ces petites minorités agissantes – réussissent parfois : ainsi Disney via sa plateforme Disney+ a décidé que des productions aux contenus jugés racistes seraient par exemple accompagnées d’un avertissement. Parmi ces films, La Belle et le Clochard ou encore Dumbo (c’est là qu’on voit à quel point les auteurs de ces cabales sont des malades mentaux). Ainsi la scène  des chats siamois dans La Belle et le Clochard (1955) est pointée du doigt par des utilisateurs des réseaux sociaux, car véhiculant une image «stéréotypée» et «raciste» des Asiatiques. Le personnage de Jim Crow, corbeau du dessin animé Dumbo (1941) a lui aussi été cloué au pilori sur la Toile pour son supposé racisme. Son tort? Il a été nommé d’après une loi ségrégationniste…

 «Ce programme est présenté tel qu’il a été créé. Il peut contenir des représentations culturelles datées», précise notamment l’avertissement. Libre à chacun de donner son argent ensuite, ou pas, pour ces chaines qui se plient à des petites sectes, tout comme libre à chacun, ou pas, de donner son argent aux assureurs et groupes économiques qui font de la censure à la télévision leur fond de commerce…

Pour finir, étant donné que les mots manquent, voici un petit clip nostalgie.

Crédit photos : DR
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