Le groupe LREM à l’Assemblée nationale a annoncé vouloir déposer « fin janvier 2020 » une proposition de loi comportant des mesures de lutte contre les violences faites aux femmes. Un texte qui s’inscrit dans le cadre du « Grenelle contre les violences conjugales » qui vient de se conclure.

Un texte qui reprend les principales avancées législatives issues des travaux du Grenelle, par exemple « la suspension de l’autorité parentale en cas d’homicide conjugal sans attendre le jugement, et le fait de permettre au juge pénal de retirer l’exercice de l’autorité parentale en cas de condamnation pour des faits de violences conjugales ». Tout en augmentant les peines encourues, et en facilitant la saisie d’arme. La proposition de loi entend également suspendre strictement et de manière automatique le recours à la médiation pénale en cas de faits de violences conjugales, quelle que soit la forme de ces violences.

Au final, le principe d’égalité entre hommes et femmes, devant la loi, va se retrouver totalement piétiné, les femmes bénéficiant, parce qu’elles sont des femmes, de meilleurs outils judiciaires visant à les protéger, outils dont ne bénéficieront donc pas les citoyens de sexe masculin. Ce qui, de facto, amènerait le législateur à reconnaitre que les femmes seraient plus fragiles que les hommes, et donc, qu’à ce titre elles devraient être mieux protégées. Qu’en pense Marlène Schiappa ?

Plus globalement, ces croisades féministes sont portées par des collectifs et associations qui font preuve d’énormes contradictions. Ainsi on a vu des jeunes femmes se faire agresser physiquement et verbalement lors de la marche contre les violences faites aux femmes car elles déployaient des pancartes rappelant le taux important d’immigrés parmi les auteurs de violences, notamment sexuelles, faites aux femmes.

Pourtant, concrètement, une étude de l’ONDRP indique, qu’en 2014, 52 % des viols commis à Paris l’ont été par des étrangers. Du concret, du réel.

Que ne veulent pas voir les féministes guidées avant tout par la haine du mâle blanc. Ces fanatiques, ultra minoritaires mais influentes, sont prêtes à tout pour nous voir crever, nous les hommes blancs, y compris à porter le voile islamique par provocation, ou à subir sans mot dire de vraies violences sexuelles et physiques avec un compagnon fraichement débarqué d’Afrique du Nord pour un mariage blanc, tout en réclamant quasiment la peine de mort pour le collègue de bureau européen qui va faire une blague ou une remarque sur un joli décolleté.

Au final, ce Grenelle des violences conjugales, qui prend de plus en plus des allures de chasse à l’homme, qui serait d’emblée suspect d’être un potentiel agresseur, un potentiel violeur, un potentiel mari violent, va faire plus de mal à la cause féminine, et aux femmes, que de bien.

Car les femmes se retrouvent aujourd’hui prises en otage de petites minorités qui entendent les représenter, en tant que sexe, comme si au sein même de ce sexe, il n’y avait pas d’énormes et d’innombrables différences (culturelles, ethniques, sociales, économiques, individuelles tout simplement). Dans cette minorité de marcheuses contre les violences faites aux femmes, ont retrouve sans doute une majorité de femmes qui, comme beaucoup d’hommes aujourd’hui, sont le fruit de décennies d’acculturation, de lobotomie, de travail de sape de l’Education nationale et des Multinationales, et à qui on agite la cause féministe au visage comme on agiterait une bouteille de Coca Cola ou le nouveau parfum Dior.

Ce n’est pas du féminisme ou de la défense de la femme dont il s’agit. C’est le triomphe du « Moi je », et toujours et encore, de ce sempiternel « droit à » érigé de façon totalement binaire, sans le moindre recul. Que Polanski soit peut être un immonde personnage, que des femmes soient frappées et tuées par quelques dégénérés, ne justifiera jamais cette véritable chasse à l’homme blanc qui ne dit pas son nom (si il ne s’agit pas de chasse à l’homme blanc, pourquoi ne pas expulser immédiatement les violeurs étrangers ? Pourquoi chasser des femmes qui le réclament des manifestations féministes ?) et qui est aujourd’hui menée dans nos pays occidentaux.

Et puis il faut bien le dire, cette segmentation de chaque pan de notre société commence à devenir insupportable. Pourquoi pas plutôt un Grenelle des enfants victimes d’abus sexuels permis parfois par la complaisance de magistrats ou des autorités (lire le livre choc Signalements, paru chez Ring) ? Pourquoi pas un Grenelle des violences faites à la jeunesse de ce pays pour un mauvais regard ou une cigarette refusée ? Pourquoi pas un Grenelle des violences économiques et sociales faites chaque jour à la ruralité ? Pourquoi pas un Grenelle des violences faites aux agriculteurs et aux éleveurs qui se suicident chaque jour ?

La liste est longue de tous ceux qui pourraient également sortir dans la rue, et demander l’appui d’associations, le financement des pouvoirs publics, l’oreille attentive d’un ministre ou d’un secrétaire d’État. Pour segmenter, pour fracturer, pour diviser un pays, il n’y a pas mieux. En France, on est en train doucement mais sûrement, de monter les femmes contre les hommes, après avoir permis, en raison de l’immigration importante, de monter les communautés qui ne veulent plus vivre ensemble, les unes contre les autres.

À cause de ceux qui nous dirigent, à cause de ces petites minorités activistes qui font la loi (et qui se chargent d’exercer la justice par voie médiatique), notre société fonce droit dans un mur. Un mur fait de haines, de ressentis, de violences, érigé, c’est cela le pire, par des gens qui ont en plus drapé leurs combats de messages d’amour, de partage, et de paix, pour laisser à penser qu’ils sont les gentils de l’histoire.

« Le mensonge, c’est la vérité. »

Julien Dir.

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