Cuba : 1 197 prisonniers politiques recensés fin 2025, dont 32 mineurs, selon une ONG

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La répression politique à Cuba ne faiblit pas, elle s’installe. C’est le constat dressé par l’ONG Prisoners Defenders, qui affirme avoir recensé 1 197 prisonniers politiques et d’opinion au 31 décembre 2025, après l’enregistrement de 134 nouveaux cas sur l’ensemble de l’année. Pour l’organisation, l’emprisonnement resterait l’un des outils centraux du régime pour neutraliser la contestation et dissuader l’expression publique de revendications élémentaires.

134 nouveaux cas sur un an, 10 en décembre

D’après le bilan publié, 10 personnes ont été ajoutées à la liste au seul mois de décembre 2025, tandis que cinq en sont sorties après avoir purgé l’intégralité de leur peine. Sur l’année, le solde net est donc largement positif, ce qui conduit l’ONG à parler d’une intensification du phénomène.

Prisoners Defenders souligne que les profils recensés ne correspondent pas forcément à des militants structurés ou à des organisations d’opposition. Le communiqué insiste au contraire sur un point : nombre d’arrestations viseraient des citoyens ordinaires, parfois mobilisés pour protester contre la misère, les pénuries ou l’absence de services essentiels, ce qui transformerait des colères sociales en dossiers politiques.

Femmes, mineurs et détenus malades : les chiffres mis en avant

L’ONG met l’accent sur l’impact humain de cette situation. Dans son décompte, elle mentionne 128 femmes parmi les personnes concernées, ainsi que 32 mineurs (29 garçons et 3 filles) arrêtés alors qu’ils n’avaient pas 18 ans.

Prisoners Defenders affirme également avoir identifié 464 détenus souffrant de pathologies médicales graves et 42 personnes présentant des troubles mentaux, en expliquant que beaucoup seraient privées de soins adaptés. L’organisation y voit un élément aggravant de la détention, qui se traduirait par des situations de grande vulnérabilité, parfois durables.

« Propagande contre l’ordre constitutionnel » : une incrimination récurrente

Parmi les nouveaux cas de décembre, l’ONG signale une tendance : plusieurs personnes seraient poursuivies pour des infractions de nature politique, comme la « propagande contre l’ordre constitutionnel ». Le communiqué cite notamment le cas d’une femme, identifiée par ses initiales M.P.R., arrêtée le 17 décembre 2025 sans mandat judiciaire, selon ses proches.

D’après le témoignage rapporté, elle aurait été interpellée alors qu’elle sortait acheter des médicaments, sans explication immédiate sur les raisons de son arrestation. Elle aurait ensuite été transférée le 22 décembre vers une prison située à plusieurs heures de route de sa famille, rendant les visites et le maintien du lien familial difficiles. Le communiqué indique qu’elle serait séropositive et souffrirait de troubles psychiques (stress post-traumatique, dépression), sans recevoir les traitements nécessaires.

Dans la province de Las Tunas, l’ONG évoque aussi trois arrestations jugées arbitraires, toujours dans des affaires liées à cette incrimination, avec des peines requises pouvant aller jusqu’à six ans de prison. À Santiago de Cuba, Prisoners Defenders mentionne l’arrestation de deux femmes après une protestation pacifique dans un quartier, et décrit un dispositif de surveillance avec obligation de se présenter régulièrement au commissariat.

Le communiqué accuse aussi une « exportation » du modèle répressif vers le Venezuela

Le document ne se limite pas à Cuba. Il affirme que l’influence du régime cubain sur l’appareil sécuritaire du Venezuela serait profonde et ancienne, via des accords et des coopérations allant de la formation à l’appui opérationnel. Prisoners Defenders avance que des méthodes de torture et de contrôle social utilisées au Venezuela correspondraient point par point à des schémas documentés à Cuba, et évoque l’héritage de techniques apprises pendant la guerre froide.

L’ONG évoque également la mort de plus de 64 militaires cubains au Venezuela, qu’elle attribue à leur intégration au dispositif de sécurité du régime chaviste, tout en affirmant avoir recoupé ces informations avec des sources internes.

« Libérations » ou simples sorties sous contrôle ?

Enfin, le communiqué insiste sur une distinction de vocabulaire qui, selon l’ONG, n’est pas un détail. Prisoners Defenders explique que des annonces de « libérations » peuvent masquer des excarcérations sous contraintes, avec condamnations maintenues, contrôle policier, menaces et surveillance. L’organisation cite l’exemple de Cuba en janvier 2025, où des annonces de libération auraient recouvert, selon elle, une réalité bien plus restrictive.

Un avertissement onusien sur les expulsions forcées

Le communiqué mentionne également une communication des Nations unies rendue publique le 10 décembre 2025, à propos d’un cas d’expulsion forcée imminente et d’atteintes aux garanties procédurales. L’ONU aurait demandé la suspension de toute expulsion et le respect du droit à une procédure régulière, dans une affaire mêlant vulnérabilité médicale, harcèlement et absence d’accès au dossier.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “Cuba : 1 197 prisonniers politiques recensés fin 2025, dont 32 mineurs, selon une ONG”

  1. gaudete dit :

    le paradis mélanchoniste sur terre

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