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Le vol de cuivre est un fait divers qui revient régulièrement dans les journaux locaux. Bien que le prix du métal soit en baisse depuis quelques mois, ce délit peut coûter gros à ses auteurs. Le 8 novembre 2019, le tribunal correctionnel de Quimper a rendu une sanction exemplaire condamnant deux hommes à quatre mois de prison ferme.
Une condamnation forte
Les deux hommes ont été jugés pour cinq faits de vol dont trois tentatives. Ils auraient dérobé au total environ deux tonnes de cuivre. Les suspects paraissaient en comparution immédiate après avoir été interpellés le 6 novembre suite à un témoignage. Malgré les regrets évoqués devant le tribunal, les deux hommes inculpés ont été condamnés, outre des dommages et intérêts, à 4 mois de prison ferme. L’un des hommes, en situation irrégulière, a également été notifié de son obligation de quitter le territoire.
Le cuivre sur les marchés financiers
Le cuivre est un métal utilisé en grande quantité dans l’industrie. Si les vols en question font plutôt l’objet de petits profits à la sauvette, le métal se négocie sur les marchés financiers et est bien connu des traders en matières premières. Les importations et exportations de cuivre font d’ailleurs partie intégrante du commerce international.
Le cuivre fait souvent l’objet de vols et pourtant, son cours a considérablement diminué sur les marchés financiers depuis avril 2019. Les analystes attribuent cette baisse au ralentissement de la croissance chinoise. La Chine est en effet le premier importateur mondial de cuivre. Les perspectives pour le cours du cuivre restent donc relativement pessimistes malgré une demande mondiale excédentaire. Cependant, les perturbations récentes au Chili, premier exportateur mondial, pourraient avoir un impact même si la dernière grève en date dans la plus grosse mine du pays ne semble pas avoir inquiété les marchés.
Dans le cas présent, alors que les deux hommes condamnés annonçaient avoir revendu le cuivre volé pour un profit inférieur à 2 000 euros, le préjudice était quant à lui estimé à 45 000 euros par la société Orange.
La justice intransigeante avec les voleurs de cuivre
L’attitude pour une fois assez ferme du tribunal breton n’est pas un cas isolé. Ces derniers temps, la justice française semble vouloir indiquer aux voleurs de cuivre qu’ils risquent gros.
Fin septembre, pas moins de 11 personnes ont été mises en examen à Nancy dans le cadre du démantèlement d’un réseau de voleurs de cuivre. Le 6 novembre, c’est le tribunal correctionnel de Châteauroux qui condamnait deux hommes à 18 mois de prison ferme. Dans ce dernier cas, le préjudice matériel était estimé à 320 000 euros alors que les voleurs avaient en réalité encaissé à peine plus de 20 000 euros. Début de l’été, trois hommes paraissaient devant le tribunal correctionnel de Fontainebleau pour des faits similaires. Ceux-ci ont été condamnés à des peines de prison de dix mois à un an avec sursis.
L’étau se resserre donc autour des voleurs de cuivre . La récente décision du tribunal correctionnel de Quimper en est une démonstration supplémentaire.
Crédit photo : pixabay (cc)
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