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Le Réseau Bretagne Solidaire, lancé en novembre 2018, tenait sa première assemblée générale le 29 novembre dernier. L’occasion de se pencher sur les activités de celui-ci, qui compte notamment parmi ses partenaires financiers le ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères ainsi que le Conseil régional de Bretagne.
Réseau Bretagne Solidaire : une solidarité toute internationale…
Ce réseau a pour vocation de renforcer la coopération et la solidarité internationale en Bretagne. Cette entité est le produit de la fusion de « deux réseaux bretons dédiés à la coopération et à la solidarité internationale », peut-on lire sur le site du RBS.
À savoir l’ABCIS (Acteurs Bretons pour la Coopération et la Solidarité Internationale), une plateforme multi-acteurs créée en 2005 et placée sous la férule du Conseil régional de Bretagne. Mais aussi la CASI Bretagne, un collectif lancé en 1996 et exclusivement constitué d’associations de solidarité internationale.
Cette thématique de l’international fait preuve d’un certain tropisme extra-européen, à en croire les publications Facebook du Réseau Bretagne Solidaire. De la promotion de la journée internationale des migrants…
Solidarité internationale : le Conseil régional de Bretagne subventionne
Si le Réseau Bretagne Solidaire réunit 35 associations, il comprend aussi des collectivités territoriales ainsi que des entreprises et des établissements scolaires.
La constitution de ce réseau a donné une nouvelle impulsion à ces associations dédiées à la solidarité internationale. Le RBS a dorénavant les moyens de rémunérer trois salariés et ce, grâce à « des financements plus importants, venant principalement du ministère des Affaires étrangères et du Conseil régional. »
Dans une optique de promouvoir la coopération intergénérationnelle entre des associations aux membres vieillissants et la jeune génération, le Réseau Bretagne Solidaire a mis en place des partenariats ponctuels entre ces associations et des établissements d’enseignement supérieur ou secondaire. Ce qui laisse dubitatif sur le biais idéologique insufflé aux étudiants par ces initiatives…
Lors de son lancement en 2018, le RBS misait sur un budget annuel d’environ 200 000 €. Par la voix de la vice-présidente du Conseil régional Forough Salami, la Région Bretagne s’engageait alors a le soutenir financièrement. « Nous sommes tous engagés pour une société plus solidaire, plus inclusive, plus coopérative », justifiait même Forough Salami.
Loïg Chesnais-Girard se sent « citoyen du monde » ?
Des déclarations qui font ton sur ton avec celle du président du Conseil régional de Bretagne lui-même, Loïg Chesnais-Girard : « À la pointe de l’Europe, la Bretagne est depuis toujours à la fois enracinée et ouverte sur le monde. Les Bretonnes et les Bretons se sentent aussi citoyens du monde, ce qui se traduit par un fort engagement au sein des associations de solidarité internationale. »
Si la Région Bretagne soutient donc financièrement les projets du RBS, comme par exemple celui consistant à développer le numérique pour des publics qui n’y ont pas accès, Loïg Chesnais-Girard et ses équipes pourraient témoigner de la même volonté dans le développement de projets locaux.
Sur le numérique justement : aider à la formation de développeurs web au Sénégal quand le projet Bretagne Très Haut Débit (censé couvrir l’ensemble du territoire en fibre optique) ne devrait être achevé qu’à l’horizon 2030 a de quoi laisser perplexe quant aux priorités du Conseil régional. Tout comme les multiples signaux d’alarmes envoyés par les défenseurs de la langue bretonne à Loïg Chesnais-Girard.
Crédit photo : DR (Photo d’illustration)
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Une réponse à “Subventions du Conseil régional de Bretagne : Loïg Chesnais-Girard « citoyen du monde » ?”
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