Dès ce matin 10 décembre à 7h du matin, au moins cinq lycées étaient bloqués à Nantes, et un à Clisson. Un appel massif aux débrayages et aux blocus a été lancé, en marge de la journée d’action syndicale. La grève a d’ailleurs été votée à la centrale de Cordemais – à l’arrêt – et à la raffinerie Total de Donges, où les expéditions sont à nouveau coupées.

Au lycée Livet (photo), quartier Saint-Donatien, le personnel et les professeurs ont rejoint les élèves dès 7 h du matin et empêché le déblocage de l’entrée principale du lycée par la police. De bon matin toujours, la police a du intervenir route de Clisson après que les bloqueurs des Bourdonnières aient incendié plusieurs poubelles. A Bellevue, la ligne 1 a été coupée après des « incivilités » place des Lauriers, tout près du lycée Albert Camus.

Par ailleurs comme les jours précédents les réseaux SNCF et RATP sont très fortement perturbés, mais un peu moins : 10 lignes de métro fermées sur 16 à Paris, 3 TER sur 10 principalement assurés en car, 1 TGV sur 5 (au lieu de 1 sur 10 les jours précédents), 1 Intercités sur 6 et 1 Ouigo sur 6 (au lieu de rien du tout). Et ce avec 8 conducteurs sur 10 mobilisés, 6 contrôleurs sur 10 et un aiguilleur sur cinq, ce qui maintient de très fortes perturbations sur le réseau. Sept des huit raffineries de France sont aussi bloquées ou en grève.

Cependant, pour éviter la casse quasi inévitable à Nantes lors des manifestations – qui s’est encore produite jeudi et samedi dernier, notamment dans le Bouffay, cette fois, un dispositif de sécurité visible et important dans le centre-ville est prévu. Un photographe proche de l’extrême-gauche violente a d’ailleurs été arrêté peu avant le départ de la manifestation à 14h30 pour participation masquée à un attroupement.

Crédit photo : Rehtse/Wikimedia (cc)
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