Démographie. Au 1er janvier, nous sommes 4,7 millions d’habitants en Bretagne (et les statistiques ethniques sont toujours interdites…)

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Au 1er janvier 2017, nous étions 4,7 millions d’habitants peuplant les 5 départements de la Bretagne historique. Les nouvelles populations de l’Insee entrent en effet en vigueur au 1er janvier 2020. Pour des raisons statistiques, la loi prévoit que ceux qui entrent en vigueur au 1er janvier d’une année correspondent au bilan du recensement effectué trois ans plus tôt. La loi interdit également les statistiques ethniques, ce qui fausse toute analyse démographique sur l’évolution de notre société…

Une augmentation démographique nette, observée dans les cinq départements et surtout en Loire-Atlantique + 1,2% par an, puis Ille-et-Vilaine +1%, Morbihan +0,5%, Finistère +0,2%, Côtes-d’Armor +0,1%.  Entre 2012 et 2017, la région Bretagne (donc sans la Loire-Atlantique) a grossit démographiquement de 80.000 habitants . Un rythme soutenu, plus rapide que la moyenne nationale (+0,5% pour la Bretagne, +0,4% pour l’ensemble de la France). Pour les préfectures : Rennes a gagné 0,7% par an. Vannes 0,3%. Brest 0,1%. Seule Saint-Brieuc perd des habitants, avec -0,7% par an.

La Loire-Atlantique, département le plus peuplé de Bretagne

Au 1er janvier 2017, 1.394.910 personnes résidaient en Loire-Atlantique. Le département gagne 81.435 habitants entre 2012 et 2017, l’équivalent des communes de Saint-Nazaire et Pontchâteau réunies.  La ville de Nantes a gagné 17.740 habitants entre 2012 et 2017 tandis que Nantes Métropole enregistre 646 522 habitants. Au total, Nantes Métropole gagne 43.600 habitants pendant cette période, c’est deux fois plus qu’entre 2007 et 2012.

Sur la côte, c’est à Saint-Nazaire et Pornic que la croissance de la population est la plus marquée. Dans la périphérie, la population continue à diminuer à Bats-sur-Mer, au Pouliguen, à Paimboeuf et la Turballe.  On se rend compte également de l’explosion démographique autour de Rennes notamment : +3% en moyenne par an à Saint-Jacques-de-la-Lande, +2,7% à Betton. Bruz, Cesson-Sévigné et Pacé ont une progression entre 1,6 et 1,8% par an. En cinq ans, une quinzaine de communes autour de Rennes ont gagné entre 500 et 1 000 d’habitants.

Les principales villes bretonnes en terme démographiques sont Nantes avec 314 503 habitants, suivie par Rennes (220 925 habitants) et Brest (142 748). La 4ème ville bretonne est Saint-Nazaire avec 71 772 habitants suivie par Quimper (65 480), Lorient (58 617) et Vannes (55 422). 4 communes comptent entre 40 et 50000 habitants : Saint-Malo (47 362), Saint-Herblain (46 998), Saint-Brieuc (46 006) et enfin Rezé (42 154). 50 communes de Bretagne comptent entre 10 et 30000 habitants dont de plus en plus de communes périphériques de grandes villes, ce qui a pour effet de faire grossir sans arrêt les métropoles, et qui provoque un maillage du territoire  très irrégulier.

L’interdiction des statistiques ethniques fausse toute analyse

Quelles sont les causes de cette hausse démographique ? Qui sont les gens qui composent cette nouvelle population en Bretagne ?

A cela, il est bien difficile de répondre, puisque la France, « esprit républicain » oblige, interdit toutes les statistiques ethniques. Nous ne pouvons donc pas connaitre les composantes de notre population, ni savoir quel est l’impact réel de l’immigration sur la Bretagne (et sur la France). Procédé d’un autre âge, alors même que dans les années à venir, un nouveau recensement devrait permettre au Royaume-Uni de mesurer l’impact de l’immigration extra-européenne et du changement de population dans certaines zones d’Ecosse, du Pays de Galles, d’Irlande du Nord et d’Angleterre.

Sur l’ensemble du territoire, la France comptait 66 524 000 habitants (hors Mayotte) au 1 er janvier 2017. Entre 2007 et 2017, la population a augmenté de 0,5 % par an en moyenne, soit 292 400 personnes supplémentaires chaque année.

Faute de statistiques officielles permises par leurs dirigeants, les Français n’ont donc que leurs yeux pour observer ce qui change, progressivement, au sein de la population française, dans leurs villages, dans leurs villes, dans les métropoles….vieillissement d’une certaine population d’un côté, croissance progressive d’une autre. Personne n’est dupe.

Pendant que la Loire-Atlantique voyait sa population augmenter de 20 000 habitants en 5 ans, la Seine St Denis, département débordé par l’immigration, notamment clandestine, a progressé officiellement de 85 000 habitants. Tout est dit…

« Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit.» Charles Péguy.

YV

Crédit photo : DR
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