Un SDF a été interpellé après une série impressionnante de 23 feux du 7 décembre au 2 janvier, dont une quinzaine dans les quartiers à l’ouest du centre-ville (Canclaux, Notre-Dame de Bon Port, Procé).

La série de feux a commencé les 7, 9 et 10 décembre près du stade Saupin, à l’ouest de Malakoff, et s’est poursuivie ensuite dans les quartiers ouest, avec plusieurs feux.

En fin d’année, le 27 décembre, deux feux de voiture et 1 de cave ont eu lieu bd Egalité et rue du Corps de Garde, puis une cave rue Piedeleu à 14h30. Le lendemain, 2 feux démarrent rue Lamoricière dans un parking souterrain – une cave et un deux-roues brûlent – puis rue Saint-François. Le 29 décembre, un feu démarre dans une poubelle rue de la Bourgeonnière, au nord de Nantes, puis vers 13 h rue Lamoricière.

La série continue le 31 rue Clémence Royer vers 23h30, une voiture, deux garages et les locaux d’une entreprise sont touchés ; le soir même, c’est le laboratoire d’une boulangerie qui flambe rue des Dervallières. Le 1er janvier, deux feux éclatent bd Victor Hugo sur l’ile de Nantes. Dans la nuit, 8 départs de feu sont enregistrés, dont 3 rue de la Brasserie et 1 rue Fulton.

Le dernier feu, le 2 janvier, vise un paillasson rue Mathurin Brissonneau vers 23 h. Repéré par la police après avoir été reconnu par la vidéo-protection aux abords de plusieurs incendies, un homme de 37 ans, SDF, d’origine nord-africaine, est interpellé le 7 janvier et placé en garde-à-vue, alors qu’il traînait à nouveau dans les abords de la place Bouhier. Selon nos informations, son ADN correspond avec plusieurs feux. « Il serait responsable de presque tous les feux qui n’ont pas eu lieu dans les quartiers, sur le dernier mois », relève un proche du dossier.

A part l’évacuation de plusieurs immeubles, la destruction de plusieurs véhicules et des locaux de deux sociétés, les incendies n’ont pas fait de morts ni de blessés graves. « Et c’est une chance, car l’un des feux a été allumé notamment près de bouteilles de gaz. D’autres, près de véhicules ou de matériels inflammables », relève un pompier nantais. L’incendiaire – qui traînait régulièrement un peu partout en ville – est déjà connu de la justice, mais pas pour destruction de biens d’autrui par des moyens dangereux (Code pénal article 322-6). Il risque jusqu’à 10 ans de prison.

Louis Moulin

Crédit photos : DR
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