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Les autorités françaises cachent-elles à la population le poids toujours plus important de l’immigration ? Il est vrai qu’il suffit de se balader dans les grandes métropoles pour se rendre compte que le profil ethnique y change, à vitesse importante. Mais si vous le dites, on vous taxe de complotiste et on vous sort un sociologue pour vous apporter des chiffres officiels pour nous expliquer sans rougir que la France n’a pas changé depuis 50 ans.

Problème tout de même : Eurostat a récemment demandé à la France de revoir ses chiffres concernant les demandeurs d’asile, sous-évalués. Selon la place Beauvau, leur nombre serait en hausse de 7,3 % en 2019. Sauf qu’en contradiction avec les consignes de l’office statistique européen, la France ne comptabilise pas dans les données qu’elle a transmises les demandeurs d’asile sous procédure de Dublin. Ce qui a pour effet de minorer les chiffres. Les Dublinés, ce sont tous les immigrés requérant l’asile auprès d’un pays européen après être entrés dans l’UE par le biais d’un autre. Chaque mois, ce serait des milliers de personnes qui ne seraient pas intégrées au total des demandes d’asile déposées en France.

C’est CheckNews, le média de Libération, qui le révèle, évoquant un problème qui date de plus de 10 ans déjà selon Eurostat, bien que l’administration française soit au courant.

L’administration se défend comme elle peut lit-on dans Valeurs actuelles : « La France avait fait le choix il y a plusieurs années de transmettre les données OFPRA [qui n’incluent pas les ‘dublinés’, ndlr] car les éléments de recueil des données en préfecture de l’enregistrement des demandes ne permettaient pas de répondre à l’ensemble des critères d’Eurostat », se justifie-t-on du côté de la DGEF, la direction générale des étrangers en France.

Le nombre de demandes d’asile déposées en France en 2019 se montait par ailleurs à 132 614, soit une hausse de 7,3 %. Parmi ces demandes, de nombreuses émanant de Géorgie et d’Albanie, des pays pourtant considérés comme sûrs. Les associations qui pilotent l’immigration en France savent mettre la pression sur les autorités, souvent en utilisant des collégiens ou des lycéens en première ligne, pour faire échouer les expulsions.

Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : tant que les statistiques ethniques ne seront pas autorisées en France, il sera impossible pour le peuple de savoir qui compose réellement le territoire français. Combien d’Asiatiques ? Combien d’Africains ? Combien d’Américains ? Combien de Maghrébins ? Combien d’Européens ? Cette interdiction des statistiques ethniques, à l’heure où la question de l’immigration n’a jamais été aussi fondamentale dans le pays, témoigne déjà d’une volonté très française de nier les peuples, les ethnies, les cultures qui composent le territoire, tout en empêchant aux autochtones de savoir où ils en sont démographiquement par rapport aux autres…

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