[Reportage] Avant le décès de Kobe Bryant, la NBA et Michael Jordan étaient à Paris

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Un MVP et des légendes du basket à Paris ! La NBA a fait escale à Paris le 24 janvier dernier, avec un match entre les Milwaukee Bucks et les Charlotte Hornets. Si ce match semble déjà loin pour les fans de basket français, qui, comme partout, pleurent la disparition de la légende Kobe Bryant, Breizh Info était présent à l’AccorHotels Arena et vous propose aujourd’hui de nombreuses images exclusives.

L’effervescence du public européen

Difficile de l’imaginer, mais, il y a quelques jours à peine, les amoureux français de la balle orange bondissaient de joie et d’allégresse. Après dix ans d’attente, la NBA était de retour à Paris. Pour la première fois cependant, la rencontre qui s’y déroulerait serait un match de saison régulière, et non pas un match d’exhibition comme c’est arrivé à plusieurs reprises entre 1991 et 2010.

Au programme, les Milwaukee Bucks du MVP en titre, le Nigérian-Grec Giánnis Antetokoúnmpo, et les Charlotte Hornets de l’international tricolore Nicolas Batum. Une affiche déséquilibrée sur le papier, avec un prétendant au titre et une équipe en reconstruction, mais une opposition faite « sur mesure » pour le public européen avec cinq représentants du vieux continent. Le Croate Dragan Bender, l’Espagnol Willy Hernangómez et le frère de Giánnis, Thanasis Antetokoúnmpo, s’ajoutaient en effet aux deux noms précédemment cités.

Près de 100 000 fans ont tenté d’obtenir l’un des 15 000 tickets disponibles, et ce malgré des prix très élevés, allant d’une centaine à plus de mille euros.

Le public attend l’ouverture de la salle : 15 000 fans ont obtenu un ticket mais plus de 100 000 espéraient assister au match.
Les joueurs du PSG n’ont pas eu besoin de casser leur tirelire pour voir la NBA au plus près.

Le jour de l’événement, aux portes de l’AccorHotels Arena, l’on pouvait retrouver des gens venus de toute la France mais aussi de nombreux Grecs, des Anglais, des Espagnols… On le savait, mais la NBA a parfaitement réussi son « internationalisation », avec l’aide précieuse de joueurs comme Tony Parker, Dirk Nowitzki, Pau Gasol, Luka Doncic, Yao Ming, ou, un peu plus tôt, Drazen Petrovic, Vlade Divac et Hakee Olajuwon.

Tony Parker, Michael Jordan et Kareem Abdul Jabbar : un trio légendaire pour le public parisien

Tony Parker, justement, était présent pour l’occasion. L’ancien meneur des San Antonio Spurs et de l’équipe de France a pris sa retraite il y a quelques mois, après une dernière saison sous les couleurs des Hornets – tiens tiens ! – et a eu droit à un hommage de la NBA et de « son » public.

Une vidéo a été projetée sur l’écran géant de la salle et il a ensuite pu prononcer quelques mots.

Si certains expliqueront que Tony Parker est surcoté par les médias et les spectateurs français, son palmarès devrait les réduire au silence : quadruple champion NBA, MVP (meilleur joueur) des finales en 2007, sextuple All-Star, champion d’Europe en 2013… Aucun Européen ne peut en dire autant, même si « TP » a bien sûr longtemps profité de la présence du légendaire Tim Duncan à ses côtés.

En parlant de légende de la NBA, plusieurs d’entre elles avaient fait le voyage depuis les États-Unis.

C’est le cas du « lutin » Muggsy Bogues, icône des années 1990 et mesurant 1m58, ce qui en fait le plus petit à avoir foulé les parquets américains. Les plus jeunes se souviennent de lui pour son rôle dans le film Space Jam (1996) en compagnie de Michael Jordan.

Jordan, le meilleur joueur de tous les temps, dont le nom sera longtemps associé au terme de « basketball » dans le dictionnaire, était là lui aussi. Désormais propriétaire des Charlotte Hornets, il a participé à une conférence de presse puis s’est caché dans sa loge. Seuls les plus observateurs – dont votre serviteur – l’auront repéré lors du match.

Michael Jordan, bien caché mais présent à Paris !

Muggsy Bogues faisait quant à lui partie des stars présentées sur le terrain à la mi-temps, parmi lesquelles Dell Curry (ancien joueur des Hornets et père de Stephen Curry), les intérieurs Dikembe Mutombo et Sam Perkins, et, enfin, l’incomparable Kareem Abdul-Jabbar.

Kareem Abdul-Jabbar avec Jacques Monclar et Xavier Vaution, les commentateurs de beIN Sports.

Ce dernier est l’un des rares à rivaliser avec Michael Jordan dans la discussion sur le meilleur basketteur de tous les temps avec ses six titres de champion (dont un en 1971 avec les Bucks), ses six titres de meilleur joueur et ses 38 387 points inscrits en carrière, soit le total le plus élevé de toute l’histoire de la NBA.

Né sous le nom de Lew Alcindor, il fut militant pour les droits civiques des Afro-Américains dans les années 70 et s’est converti à l’islam, d’où son changement de patronyme. Il participa au film Le jeu de la mort avec Bruce Lee en 1978.

Les Hornets ont fini par craquer

Les différentes animations ont fait de ce match un événement réellement exceptionnel ; la partie, cependant, n’a pas toujours été flamboyante.

Il aura fallu du temps à Giánnis Antetokoúnmpo pour enchaîner les paniers. Il a en effet marqué 13 de ses 30 points dans le quatrième quart-temps, permettant aux Bucks de rattraper leur retard et de l’emporter 116-103.

Giánnis Antetokoúnmpo sur le parquet parisien.

Avant cela, les jeunes joueurs de Charlotte et leurs quelques vétérans avaient lancé les hostilités et mené au score pendant une bonne partie de la rencontre.

Mention spéciale à Malik Monk, 21 ans. L’arrière des Hornets, auteur de 31 points, a réalisé un véritable festival et tout simplement sorti la meilleure performance de sa jeune carrière.

Les Bucks ont réagi dans le quatrième quart-temps pour venir à bout des Hornets.
Nicolas Batum, international français et joueur des Charlotte Hornets.
Kyle Korver, sur la ligne des lancers-francs, est l’un des meilleurs shooteurs de l’histoire de la NBA.

L’effectif très fourni de Milwaukee a toutefois fait la différence, avec un bon Eric Bledsoe (20 points et 5 passes décisives), un précieux Kris Middleton (14 points, 9 rebonds et 4 passes) ou encore le shooteur Kyle Korver (9 points). Seuls trois hommes ont rentré plus de paniers à trois points que lui depuis la création de la NBA en 1946. Pas mal !

Le rythme n’était pas toujours au rendez-vous mais quelques dunks et quelques contres ont ébloui la foule. Une foule qui a chanté à la gloire de Nicolas Batum, fait la Ola et se pressera sans doute à nouveau dans la capitale en janvier 2021, puisque la NBA a d’ores et déjà annoncé qu’un nouveau match s’y déroulerait à cette période. On imagine qu’après la minute de silence de cette année à la mémoire de David Stern, ancien « boss » de la ligue, mort le 1er janvier, le public se recueillera cette fois pour honorer Kobe Bryant. Cela fera un an que le « black mamba » a disparu, même si certains n’auront sûrement toujours pas réalisé la chose d’ici là…

AR

Crédit photos : AR
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