Une bonne chose à savoir lorsque vous pensez faire preuve de générosité et d’aide envers les vôtres et que vous vous tournez vers les communautés Emmaüs. La Fondation, qui publie sur son site chaque année son rapport d’activité, destine ses fonds (provenant principalement de subventions publiques, donc de l’argent du contribuable) majoritairement à une population étrangère, non européenne.

Ainsi, en 2017 seul 1 % des hébergés dans les centres d’urgence d’Emmaüs étaient français, ce qui fait de l’association, fondée par l’Abbé Pierre, une association qui subit elle aussi de plein fouet (certains diront qui l’encourage) l’immigration massive et ses conséquences en France. Seuls 5 % d’hébergés dans les structures d’hébergement et de logements adaptés étaient là aussi français ou européens. On fait le point sur ce très coûteux scandale (financé majoritairement par l’État) pour lequel de nombreux Français ne sont sans doute pas au courant.

Emmaüs France : les autres avant les nôtres ?

Ces chiffres proviennent du rapport 2017 de la Fondation (vous pouvez consulter le rapport complet ici). Le rapport 2018, à disposition également, comporte sensiblement les mêmes données. Désormais d’ailleurs, l’accueil de SDF français y est mis sur le même plan que l’accueil de migrants, comme l’indiquent les responsables d’Emmaüs Solidarité.

« Si les marges de négociations financières deviennent plus étroites, elles ne sauraient remettre en cause nos principes intangibles, dont ceux de la qualité de l’accompagnement. Il nous faut donc plus que jamais convaincre, en termes de moyens, mais aussi au plan local en termes de mobilisation pour que soit levées, autant que faire se peut, les réserves qui peuvent s’exprimer quant à l’accueil de SDF ou de migrants » expliquent-ils.

Voici, concrètement, les caractéristiques des personnes accompagnées en 2017 dans les 60 structures d’hébergement et de logements adaptés :

Nationalités : 3 % Français, 2 % Union européenne et 95 % hors UE (page 19). Il en résulte qu’une très large majorité des aides de l’État, des collectivités, et des citoyens, va à destination non pas du public initialement destiné à recevoir l’aide (les Français en grande précarité), mais à destination de toute la population extra-européenne à qui les autorités françaises permettent de venir s’échouer dans les bidonvilles aux conditions de vie scandaleuses qui jonchent désormais les métropoles françaises.

Concernant les maraudes mises en place par Emmaüs, voici là encore des chiffres communiqués.

Pour rappel la mission des maraudeurs se concentre sur la rencontre avec les personnes installées dans la rue dans des conditions de vie particulièrement difficiles et qui ne fréquentent pas ou plus les dispositifs d’accueil et d’hébergement. L’objectif est de lutter contre l’isolement et de tisser un lien social fondé sur l’écoute et le dialogue. La relation de confiance ainsi créée permet aux travailleurs sociaux de proposer aux personnes de les accompagner dans la construction de leur projet personnel.

« L’activité des trois maraudes s’est concrétisée en 2017 par 2 122 rencontres représentant 786 personnes. Ces personnes présentent les caractéristiques suivantes : • un public toujours très majoritairement masculin (90 %), • un âge moyen de 42 ans (cependant 129 personnes âgées de 55 ans et plus), • des nationalités diverses : France (38 %), Union européenne (31 %), hors Union européenne (31 %), • un taux d’emploi en progression (15 %), même si particulièrement caractérisé par des contrats précaires, • majoritairement sans aucune ressource (45 %). »

Si Marlène Schiappa n’est pas encore intervenue pour dénoncer une situation insupportable de discrimination hommes/femmes dans la misère sociale (on retrouve à 90 % des hommes dans la rue fuyant ou exclus des centres d’accueil), on peut constater que la majorité de ceux qui n’ont pas accès aux centres d’accueil (c’est-à-dire qui dorment dans la rue pour beaucoup) sont cette fois-ci des Européens (69 %, dont 38 % de Français).

Ainsi donc, 95 % d’accompagnés dans les structures d’hébergement et de logements adaptés sont extra-européens, 69 % de bénéficiaires de maraudes dans la rue sont des Européens. « Ce sont les nôtres qui crèvent la gueule ouverte dans la rue » chantait le groupe de Rock identitaire français In Memoriam, qui manifestement avait raison avant l’heure.

Pour les Centres d’urgence, les statistiques sont encore plus claires, comme le montre la capture d’écran ci-dessous :

Sur 20 885 personnes hébergées en 2017 dans les 18 Centres d’urgence (à distinguer des 60 structures d’hébergement et de logements adaptés), 2 % de Français et d’Européens, 98 % de personnes originaires de pays en dehors de l’Union européenne. 

Pour les 16 centres d’hébergement et d’insertion sociale (786 places), 34 % de Français et d’Européens, 66 % d’extra-Européens. Les chiffres sont saisissants.

Concernant les migrants, rien qu’à la Porte de la Chapelle, voici ce que le rapport indique : « Du 10/11/16 au 31/12/17, 59 247 (soit 65 481 personnes) accueils ont été réalisés dans la “Bulle”, dont 22 338 ménages hébergés : • 3 294 mineurs isolés pris en charge par le service parisien du Dispositif d’Évaluation des Mineurs isolés étrangers, • 2 225 femmes seules et familles orientées vers 3 centres franciliens, dans l’attente de l’ouverture du site d’Ivry-sur-Seine (1 970 personnes y ont été hébergées depuis le 19/01/17), • 16 819 hommes célibataires hébergés sur place dans “la Halle”. 13 291 en sont sortis via une orientation en structure adaptée (CAO France entière – CHU migrants Île-de-France). »

Seules structures où les Français et Européens sont majoritaires (59 %), les logements accompagnés qui permettent, dans le cadre de la construction de parcours résidentiels personnalisés, d’offrir un accompagnement en phase avec les besoins des publics accueillis.

Emmaüs, une entreprise financée majoritairement par l’État

Avec plus de 700 salariés (et 1 039 bénévoles) Emmaüs est une grosse entreprise. Qui a clôturé son exercice 2017 avec un résultat excédentaire de 369 000 euros. Et qui, on s’en rend compte, est majoritairement financée par l’État (67,7 % en 2017, 65,7 % en 2016 contre 47,8 % en 2015).

En 2017, les subventions représentaient 78 % des produits d’Emmaüs, signe que sans le contribuable, via ses impôts, cette structure ne pourrait pas fonctionner. La participation financière des personnes hébergées ne s’élevait qu’à 3,7 %,  et les dons qu’à 2 %.

En fin de rapport, Emmaüs remercie d’ailleurs ses nombreux partenaires et soutiens. Des soutiens qui eux-mêmes vivent souvent essentiellement de fonds publics lorsqu’ils ne sont pas déjà des collectivités publiques.

Traduction : la solidarité en France n’a plus rien à voir avec la générosité ciblée et choisie par les Français.

Elle est maintenant entre les mains de quelques associations, souvent engagées idéologiques (comme en témoigne la prise de position notamment d’Emmaüs en faveur de l’accueil de migrants), financées par l’État, les collectivités, et des entreprises, qui prennent l’argent dans la poche du contribuable pour pallier les manquements, de plus en plus énormes, de la France et de l’Union européenne sur la question de la maîtrise de ses frontières et de son immigration. Sans consulter les populations qui financent sur les destinataires de ce financement.

On a donc un système qui laisse rentrer, sans consulter la population accueillante, des millions d’individus sur notre territoire, parfois sans être capable de les recenser (comme en Seine-Saint-Denis) ni de les contrôler (sous la pression des associations qui ne veulent pas les identifier). Puis qui laisse ces populations, à qui un Eldorado a été promis, s’entasser dans des bidonvilles, dans des centres d’urgence, dans des conditions de vie inacceptables et qui favorisent l’explosion de la criminalité, de la délinquance, du contrôle de ces populations par des mafias organisées (drogue, prostitution, racket…). Des conditions créées par l’État qui incitent chacun ayant un minimum d’humanité, c’est bien compréhensible, à ne pas vouloir fermer les yeux sur cette misère.

Un État qui décide que ces populations, par leur nombre important, doivent être prises en charge, sur le territoire français, pour un coût faramineux (tout en n’expulsant pas ou peu tous ceux qui devraient l’être selon les textes juridiques sur l’asile), au détriment de la population précaire autochtone, notamment celle de la ruralité, moins visible, moins expressive également.

Un État qui, enfin, est en train de laisser s’installer partout dans le pays un sentiment légitime d’injustice, les autochtones étant de plus en plus nombreux (leur vote le montre d’ailleurs) à estimer être moins bien traités que des étrangers dans leur propre pays, moins l’objet de l’attention de l’État, chargé pourtant avant tout d’assurer sécurité et prospérité, ce qu’il ne fait plus.

La suite, malheureusement, se trouve possiblement dans les romans de Laurent Obertone ou de Jean Raspail. À moins que quelqu’un sonne le réveil ?

YV

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