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Si vous vous faites agresser en pleine rue à Quimper, souvenez vous que la police peut, possiblement, ne pas intervenir pour vous sauver.

C’est ce qu’il s’est passé ce 1er février au matin, en plein centre ville (dalle du Steir), alors qu’un jeune homme de 15 ans s’est fait tabasser par un autre individu, qui a pris la fuite depuis. Une victime qui ne doit sa survie qu’à l’intervention d’un passant pour que son agresseur cesse de le frapper.

« Samedi après-midi, il restait encore des traces de sang sur les lieux, devant une boutique de lingerie face au Monoprix, en plein centre-ville de la préfecture finistérienne » lit-on sur Ouest-France, qui témoigne de la violence des coups.

La suite témoigne de l’abandon des citoyens par l’État (pourtant prompt à densifier les forces de l’ordre quand il s’agit de réprimer une manifestation ou des automobilistes sur les routes) : « L’agresseur a pris la fuite, puis un agent municipal de tranquillité publique est allé signaler l’agression à la police. Cette dernière, prise sur d’autres affaires, n’a pas pu intervenir »  explique un témoin au quotidien régional.

Au final, le jeune homme a passé plusieurs heures à l’hôpital, touché à l’arcade et au nez essentiellement. Une plainte a été déposée dans la foulée par ses parents.

Cette défaillance policière n’est pas une première – et ne sera sans doute par la dernière. La police est, sur bien des missions d’ordre public, en sous effectif. Ainsi, il y a quelques années, un policier de Vannes nous avait confié l’impossibilité, un samedi soir, d’intervenir à la fois sur un braquage, une agression et, par exemple, une manifestation, dans le même laps de temps.

On rappellera que le rôle de l’État – sa raison d’être – est d’assurer la protection des citoyens. À Quimper comme ailleurs.

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