Philippe Miailhes (RN) : « Notre ligne directrice ? Les Malouins d’abord ! » [Interview]

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Nous poursuivons notre tour d’horizon politique avant les élections municipales dans différentes villes bretonnes. Sur Saint-Malo, ils sont 7 candidats en lice pour devenir maire de la cité corsaire. Après avoir interrogé Christine Bourquard, candidate d’un grand rassemblement à gauche et à l’extrême gauche, voici une interview de Philippe Miailhes, candidat du RN.

Breizh-info.com : Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Philippe MIAILHES : Philippe MIAILHES, colonel de gendarmerie à la retraite après près de 40 ans de carrière. Âgé de 65 ans, je suis père de 8 enfants et grand-père de 23 petits-enfants.

Je suis chevalier de la Légion d’honneur, de l’ordre national du Mérite, j’ai obtenu la Croix de la Valeur militaire lors d’une de mes nombreuses missions extérieures en ex-Yougoslavie, Kosovo, Bosnie et la Croix du combattant.

Diplômé de l’Institut des Hautes Éudes de la Défense Nationale (IHEDN), du Centre des hautes études Afrique et Asie modernes (CHEAAM) de Paris et du Centre de sécurité et de politique international (GCSP) de Genève-Suisse. Outre les différents commandements occupés sur le terrain, du grade de lieutenant à celui de colonel en gendarmerie mobile, gendarmerie départementale, en Écoles, à la Garde républicaine et Outre-Mer, j’ai servi au cabinet du ministre de la Défense et au cabinet du directeur général de la Gendarmerie.

Candidat aux élections municipales (n°3 sur la liste FN/RBM) à Rennes (35) en mars 2014 ; candidat aux élections sénatoriales en Ille-et-Vilaine (n° 3 sur la liste FN) en novembre 2014 ; candidat aux élections départementales (tête de liste FN) à Plancoët (22) en mars 2015 ; élu (liste FN) aux élections régionales en décembre 2015 en région Bretagne ; candidat (tête de liste FN) aux élections législatives à Saint-Malo (35) en mai 2017 ; candidat (tête de liste RN) aux élections municipales à Saint-Malo (35) en mars 2020. Secrétaire national adjoint aux Français de l’Étranger et Trésorier des FFE depuis 2015.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a amené à vous présenter à Saint-Malo, une ville où il est difficile pour un non-Malouin en général de percer ?

Philippe MIAILHES : La vraie question est qu’est-ce qu’un vrai Malouin ? Est-ce un individu né à Saint-Malo ou un autre tombé amoureux de la cité corsaire ? Même si on ne peut répondre formellement à cette question je fais parti de la seconde catégorie.

J’ai découvert Saint-Malo en 1978 alors que j’étais jeune officier des Troupes de Marine (Caserne Rocabey).

Mes nombreuses affectations professionnelles et mes campagnes en territoire extérieur m’ont éloigné de la cité corsaire mais comme un marin je suis toujours revenu au port, mon retour m’a paru naturel. Dès que j’ai pu me présenter à une élection ici à Saint-Malo j’ai sauté sur l’occasion d’où ma candidature en 2017 pour les élections législatives et depuis je n’ai plus quitté la ville.

Alors Malouin de souche : NON bien évidemment puisque je suis né dans le midi. Mais de cœur OUI assurément !

Breizh-info.com : Quel bilan tirez vous de la mandature précédente ?

Philippe MIAILHES : Le manque de considération des Malouins qui n’ont pas ou très peu été associés aux projets décidés, suscitant un rejet massif… La bétonisation et des projets importants qui auraient pu être plus modestes et qui vont grever la gestion de la future municipalité (Musée de la Marine)….

Notre projet c’est la fin de la bétonisation et la nécessité de laisser souffler les Malouins.

Breizh-info.com : Quelles sont vos principales propositions ?

Philippe MIAILHES : Notre campagne porte sur un programme en plusieurs points :

La sécurité car en raison de la délinquance, des incivilités, des agressions dont sont victimes nos citoyens mais aussi pompiers, personnel médical, forces de police et de gendarmerie, nous envisageons durant notre mandat un renforcement tant en hommes qu’en matériel moderne de la police municipale, son armement et le développement et la modernisation de la vidéo protection.

L’économie maritime et agricole, thème important, verra le développement du port de pêche avec la création de nouveaux pontons dans le port des bas sablons, la création de magasins avec des produits terre-mer dans l’ancienne criée, la création de deux marchés ouverts dans les quartiers de la Découverte et de Château-Malo.

L’« éconologie », concept alliant l’économie à l’écologie, est notre projet moteur et se traduira par la transformation de la piscine olympique du Naye en piscine adaptée à tous les handicaps et à la rééducation. Pour le financer nous changerons le système de chauffage de l’eau en installant une chaudière bois. Cela permettra de créer, dans la zone Atalante, une usine de séchage de bois avec création d’emplois.

Enfin, nous faciliterons l’installation de start-up dans le pôle culturel, d’un plan vélo rendant une partie du Sillon à la circulation douce et le transfert de la JA dans le Château de la Briantais.
Nous avons un volet social développé autour de crèches d’entreprises, de la lutte contre les violences intra-familiales…

Breizh-info.com : Si vous êtes élu maire, quelle sera votre position sur l’accueil de migrants à Saint-Malo ?

Philippe MIAILHES : Nous nous opposons à toute arrivée de migrants et la création de CAO… Nous entendons à ce que Saint Malo et tous ses quartiers demeurent le village d’Astérix, il en va de même pour l’agglomération……

Briezh-info.com : Vous vous prononcez favorablement au projet immobilier des Nielles. Mais la Côte d’Émeraude doit-elle être destinée au tourisme de luxe, qui a notamment pour conséquence la précarité des jeunes employés et leur exil progressif hors des côtes, les prix de l’immobilier leur étant inaccessibles ?

Philippe MIAILHES : Pour les Nielles nous sommes pragmatiques. Qui peut croire que l’espace objet du projet restera vide de constructions ? Certains particuliers ne manqueront pas de vouloir y construire des villas, aussi nous préférons ce projet qui garantit des emplois pérennes.

La précarité des jeunes employés et leur exil ne sont pas seulement dus au prix de l’immobilier mais aussi au manque d’emploi « à l’année » que l’économie malouine produit.

À ce sujet nous proposons, et ce après concertation avec de grands patrons malouins, la création de crèches d’entreprise pour les enfants dont les parents ont des horaires de travail décalés (nuit, week-end, vacances), ouvertes 24h/24 et 365 jours /an.
Quant à l’économie que vous qualifiez « de luxe », elle est le principal pourvoyeur d’emplois et de revenus du bassin malouin. Le taux de chômage est trompeur car il y a une différence importante entre les chiffres du mois de juillet ou ceux de décembre. L’exil des jeunes Malouins se fait aussi en hiver quand ils quittent la cité vers la montagne pour y trouver du travail.

Breizh-info.com : Un mot sur vos principaux concurrents ?

Philippe MIAILHES : S’agissant des autres candidats à cette élection, je tiens à signaler l’atmosphère apaisée (pour l’instant) de cette campagne où l’affrontement des idées l’emporte sur celui des personnes. Nous sommes persuadés que notre programme est le bon avec comme idée directrice : « LES MALOUINS d’ABORD ».

Propos recueillis par YV

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

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