Coronavirus / immigration : même combat ! [L’Agora]

A LA UNE

« Il faut continuer à sortir ». « Ce n’est pas dangereux ». « Vous avez plus de chances de mourir dans un accident de voiture qu’avec ça ». Les arguments employés au sujet du coronavirus depuis des semaines par certains dirigeants français –à commencer par le président de la République Emmanuel Macron, mais également par les journalistes et autres militants bien-pensant – ne sont pas sans rappeler d’autres événements.

En janvier et en novembre 2015, l’on retrouvait en effet les mêmes expressions dans la bouche des mêmes individus pour parler de l’islam et des islamistes. Il ne fallait pas que les Français s’inquiètent de voir les leurs tomber sous les balles des terroristes musulmans ni qu’ils réagissent en conséquence. Aujourd’hui, il faut coûte que coûte que les Français ne s’inquiètent pas de voir leurs « vieux » mourir ou leurs enfants tomber malade et qu’ils ne réagissent surtout pas en remettant le système en cause ou en se préparant à être plus ou moins autonomes. Le message est bien passé puisque les donneurs de leçons des réseaux sociaux se moquent de ceux qui achètent plus d’un pack d’eau ou qui mettent plus de deux boites de conserve de côté.

L’Italie est en quarantaine et les médecins doivent y choisir de sauver les quarantenaires plutôt que les « vieux » de soixante ans, mais cela n’a rien à voir avec la France.

En Iran, les gens meurent par dizaines devant les hôpitaux, faute de places, mais cela n’a rien à voir avec la France.

Les événements sportifs majeurs se déroulent à huis clos et font perdre des sommes colossales aux clubs et aux ligues professionnelles, mais cela n’a rien à voir avec la France.

« C’est une petite grippe »

Si l’attention portée à la prévention de la contagion commence à évoluer, l’on peut tout de même lire encore de nombreux articles dédramatisant la situation dans la presse mainstream.

Ainsi, RTL parle des patients s’étant rétablis et se moque des lanceurs d’alerte. Le message est clair : la maladie n’est pas si grave, on en guéri, bref, il n’y a rien à voir et les salauds sont ceux qui évoquent un danger ! Il n’y aura évidemment aucun problème à sa balader dans les centre-ville, les magasins et autres lieux très fréquentés ces prochaines semaines. Inutile d’avoir plus de cinq ou six rouleaux de PQ chez soi, tout est encore dispo chez Auchan et Cora.

Nous avons aussi le droit aux exemples chinois et taïwanais.
Les premiers « commencent à aller mieux » et les seconds « n’ont presque aucun cas, alors qu’ils ne sont qu’à quelques centaines de kilomètres de la zone la plus touchée ».

Certes.

Mais qui oserait comparer le soin porté à la prévention de la maladie par ces pays et par la France ?
Un ami français venant tout juste de partir travailler à Taïwan a été testé et « mis de côté » parce qu’il venait de France. Les contrôles dans le pays sont permanents et les habitants respectent chaque consigne.

Qui pourrait croire que la métropole lilloise, la Seine Saint-Denis, Marseille et les autres grandes zones urbaines acceptaient sans sourciller une quarantaine drastique et des mesures équivalentes ?

Qui croit que les « Français » seront responsables devant la crise ?

Pas moi.

Coronavirus = immigration

Cet état d’esprit naïf (et coupable) est en fait le même que celui lié à la question migratoire. Médias et politiciens comparent l’incomparable.

« Si le virus est maîtrisé à Taiwan, il le sera en France ».
« Si un immigré italien s’adapte à la France, un immigré somalien s’adaptera aussi ».

Non.

Il est d’autant plus important de lier les deux thématiques qu’elles sont toutes deux au cœur de l’actualité. A l’heure où plusieurs pays européens ferment leurs frontières pour endiguer la propagation d’un virus, la presse moraliste, certains gouvernements, une partie de l’église catholique  et bien sûr la gauche française appellent à ouvrir grand nos portes aux clandestins qui attendent en Turquie, à la frontière de la Grèce.

L’idéologie avant tout : il faut paraître ouvert, quitte à en crever.

Comme le souligne le survivaliste Piero San Giorgio dans l’une de ses dernières vidéos, la crise du coronavirus pourrait cependant avoir un effet positif si elle venait à s’étendre encore.

Les peuples les plus lobotomisés, comme les Français, les Allemands ou les Anglais, n’auraient plus le soucis de la repentance et de la pitié puisqu’ils auront eux-mêmes connus de graves ennuis et de lourdes pertes.

Autre conséquence, déjà évoquée par le ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire, l’économie devrait changer et moins être dépendante de la Chine. Bonne chose, mais dommage d’attendre un merdier immense pour prendre des mesures suggérées par certains partis politiques depuis longtemps.

Beaucoup se seront sans doute faits la remarque suivante en regardant la vidéo : et pour l’immigration ? Qu’attendons-nous pour prendre des mesures sur cette question-là aussi ?
Excellente question !

Le chaos 

Le chaos n’est évidemment pas mon souhait. J’ai des parents et une grand-mère, un neveu de quelques mois, de nombreux amis ont de jeunes enfants et certains copains n’ont pas une santé de fer.

Je suis inquiet pour eux en pensant qu’ils pourraient tomber malade et subir une pneumonie. Ayant déjà connu cette maladie, je peux vous assurer que ce n’est pas une partie de plaisir et que certains soins sont nécessaires. Comment ferons-nous devant des hôpitaux saturés ? Serons-nous prioritaires pour obtenir un lit devant des familles d’islamistes, de racailles ou de cas sociaux violents qui menaceraient le personnel hospitalier ?

Je suis bien sûr inquiet aussi en pensant que de nouvelles hordes de clandestins, parmi lesquels de nombreux islamistes et autres barbares extra-européens, déferleront peut-être bientôt dans nos rues. En emmenant avec eux leurs maladies ou celles qu’ils auront attrapés en chemin.

Les camps de « migrants » de Calais ou de la région parisienne seront-ils mis en quarantaine ?

Je suis curieux de voir ça…

Marceau

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Photo : DR
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