La controverse autour de l’utilisation de la Chloroquine dans le traitement des malades atteints par le Covid-19 déchaîne les passions. Pour tenter de mieux comprendre le pourquoi et le comment de celle-ci, nous publions ci-après un texte intitulé « Chloroquine – des faits, rien que des faits », qui a pour mérite de rappeler dans quel contexte cette controverse est née.

Avant de le publier, nous l’avons soumis à un médecin nantais. Voici sa réponse : «  J’ai eu l’occasion d’écouter à Paris une conférence du Pr Raoult. L’exposé était d’une clarté et d’une intelligence, bousculant les idées reçues, plein de bon sens. L’auditoire a été conquis bien que le personnage affiche un aspect non conformiste. Il est effectivement reconnu dans le monde entier sauf par quelques universitaires parisiens grincheux et probablement aigris. L’idée d’utiliser un médicament efficace, bon marché, à une dose habituelle dans le paludisme, connu depuis 50 ans, responsable de très rares effets secondaires sans commune mesure avec les atteintes du virus, est la meilleure idée dans la crise que nous connaissons. Il faut rappeler que la dose létale est de 20 comprimés en une seule prise selon le dictionnaire Vidal. La proposition d’une étude randomisée en double aveugle est très longue, inutile et criminelle. »

Autre avis, donné par le professeur Jean-Luc Harousseau dans un entretien accordé à France 3. Pour ce Nantais, ancien président de la Haute Autorité de santé, spécialiste en hématologie, « il n’y a pas de risque, mais on a tout à gagner » à suivre le protocole de soin contre le Covid19 mis en place par son collègue Didier Raoult. Selon lui, « c’est le seul espoir rapide de guérison ». Pour Jean-Luc Harousseau,  ce protocole doit cependant ne s’appliquer qu’aux cas les plus graves avec une surveillance quotidienne de l’électrocardiogramme, « car il y a des risques à prendre en compte », rappelle-t-il. Même si le traitement n’est efficace que dans moins de 40% des cas, il estime que « cela permettrait de gérer la vague qui s’apprête à submerger nos hôpitaux ».

Les faits – rien que les faits

– Le mari d’Agnès Buzyn, Yves Lévy, participe à l’inauguration du laboratoire P4 à Wuhan d’où le virus pourrait être sorti.

– avant cela, le mari d’Agnès Buzyn s’est fâché avec Didier Raoult, en refusant les labels de l’INSERM au centre de recherche mondialement réputé (IHU) dirigé par le professeur Didier Raoult.

– le professeur Didier Raoult montre que le médicament classique de la Chloroquine soigne 90% des cas de coronavirus s’ils sont dépistés assez tôt, et si le médicament est dosé avec précaution. Il s’oppose au confinement généralisé des porteurs sains qu’il juge digne du Moyen-Age. Il prône un dépistage généralisé, et un traitement rapide avec la chloroquine, et avec confinement des seuls malades.

– la chloroquine coûte 10 centimes le comprimé; il est sûr que les laboratoire qui financent l’Inserm cherchent des solutions bien plus coûteuses.

– en octobre 2019, Yves Lévy, président de l’Inserm et mari de la ministre, a révoqué le statut de « fondation » des IHU, pour reprendre le contrôle sur leur recherche.

– le Professeur Raoult qui dirige l’IHU de Marseille est visé directement par Chloroquine : Reprenons les faits, cette directive.

– le 13 janvier 2020, alors que l’épidémie se répand en Chine, Agnès Buzyn classe la Chloroquine (le fameux remède) dans les substances vénéneuses (disponibles seulement sur ordonnance), alors que cela fait 50 ans qu’elle est en vente libre.

– il y a quelques semaines, après avoir qualifié de « vénéneux » en Janvier le seul remède d’urgence envisageable et disponible sur le marché, Agnès Buzyn a déclaré avoir su que ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas (ou plus?) de remède; elle en aurait, dit-elle, pleuré…. Elle a, au passage, dénoncé la « mascarade » des élections.

– le gouvernement d’Emmanuel Macron fait un confinement généralisé de la population, il ne parle pas de la chloroquine.

– il affirme que les policiers ne doivent pas porter de masques (ils ont été volés pour la plupart, et il n’y en a même pas pour les soignants).

– il refuse le dépistage de masse, pourtant pratiqué avec succès en Corée et en Allemagne.

– il refuse de fermer les frontières avec les pays contaminés.

– le journal Le Monde et l’Agence d’État de la santé qualifient les recherches du professeur Raoult de Fake News, avant de se rétracter; (notons au passage la fiabilité de ces deux organismes….)

– le Professeur François Perrone révèle, il y a quelques jours, sur LCI que le stock de chloroquine de la pharmacie centrale française, a été pillé.

– ailleurs dans le monde, la semaine dernière, grâce à un tweet d’Elon Musk, en 48h, Donald Trump met la chloroquine à disposition de tous les Américains.

– le Maroc achète les stocks de chloroquine de Sanofi à Casablanca.

– le Pakistan va accroître sa production de la chloroquine à destination de la Chine.

– la Suisse exclut, elle aussi, le confinement généralisé de la population, pratique un large dépistage et traitement rapide, et accuse la France de faire de la politique spectacle.

– la société TEVA en Israël annonce qu’elle va livrer gratuitement plus de 10 millions de doses de chloroquine aux USA.

– Christian Estrosi, maire de Nice, soigné lui-même à la chloroquine et sans réponse du gouvernement, a appelé directement Sanofi pour qu’il livre la chloroquine aux hôpitaux de Nice.

– un premier test clinique sur 24 patients, dont l’état est jugé compatible avec un traitement à la chloroquine, a été réalisé par le professeur Raoult. C’est un succès. Aucun effet indésirable n’est constaté compte tenu des dosages utilisés.

– sous le lobbying intensif du Professeur Raoult, un test de la chloroquine, à grande échelle, a commencé finalement en France, sous la direction de l’Inserm (! ?), qui veut « refaire les expérimentations dans d’autres centres médicaux indépendants (?) » : ce qui prendra 6 semaines de plus… avec le nombre de victimes à attendre de ce nouveau délai.

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