Confinement, continuité pédagogique et arrachage de cheveux…

A LA UNE

Jean-Yves Le Gallou : « La France : encore une démocratie ou en voie avancée de dictature ? » [Interview]

Jean-Yves le Gallou, animateur de l'émission I-Média et entre autres fonctions président de la Fondation Polémia, vient de sortir...

Philippe-Joseph Salazar (Suprémacistes) : « Avec Charlottesville, l’internationale blanche a pris ses marques » [Interview]

Nous vous avons présenté samedi un excellent livre baptisé « Suprémacistes », l'enquête mondiale chez les gourous de la...

Romain Petitjean (Institut Iliade) : « Nous formons des jeunes gens pour qu’ils deviennent des éveilleurs de peuple » [Interview]

Nous vous avons rendu compte cette semaine des travaux qui se sont déroulés lors du colloque de l'Institut Iliade,...

La nature comme socle. Retour sur le VIIe Colloque de l’Institut Iliade (2/2)

Après une première partie, suite et fin de la recension du VIIème colloque de l'Institut Iliade ayant eu lieu...

À la vie, à l’amour. Des mamans témoignent de la vie après le décès de leurs jeunes enfants [Interview]

Ils s'appelaient Gaspard, Siméon, Auguste. Ils étaient trois jeunes enfants, pleins de vie, qui sont décédés, des suites d'une...

3 avril 2020. 17h07. Fin de la troisième semaine de confinement. Les enfants sont officiellement en week-end, et les parents aussi. Comprendre, le télétravail est censé être mis en stand-by, les enfants s’occuper bien sagement sans hurler dans les oreilles de leurs tendres géniteurs, et ces derniers vont enfin pouvoir oublier pour deux jours salvateurs le casse-tête chinois de la « continuité pédagogique »… Encore une belle expression inventée par ces chers pédagogues post-modernes, ceux qui sont capables de remplacer la bête conjugaison de notre enfance par la beaucoup plus sexy « grammaire du verbe », les mêmes qui ergotent sur le « geste graphomoteur », à la beauté duquel doit s’exercer la petite menotte d’un élève de CP tenant son « outil scripteur » entre les doigts… Ah, douce langue de Molière revisitée par les cerveaux tortueux de ceux qui savent !

Survivre à un tir nourri de mails…

Mais le sujet n’est pas là. Non, en ces temps de confinement et de continuité pédagogique décrétée par le ministère de l’Éducation nationale, le sujet est (presque) le même que dans la rue ou dans les hôpitaux : survivre. Survivre à un tir nourri de mails, envoyés par tous les établissements scolaires de vos enfants (conservatoire compris bien entendu, comme si lycée, collège, école, ne suffisaient déjà pas). Survivre ensuite aux multiples tentatives de sorties en territoire occupé (à savoir, les vains essais de connexion aux « espaces collaboratifs » de plateformes internet saturées). Survivre ensuite au défrichage digne d’une excursion en forêt amazonienne entre les innombrables fichiers de cours, d’exercices, de corrigés, plus ou moins rangés par matière, plus ou moins rangés par progression (mais que diable fait donc l’évaluation de latin dans le dossier « maths », évidemment qu’on n’arrivait pas à la trouver…) Survivre à l’opération de traitement des urgences (ça j’imprime, ça j’imprime pas, ça j’imprime, ça j’imprime pas…) et se charger régulièrement de la réanimation d’une imprimante à bout de souffle (Et d’encre. Et de papier). Survivre ensuite aux mesquines tentatives de culpabilisation envoyées par le subconscient consciencieux de la mère de famille dépassée et trop consciente de jouer les fusibles entre des profs déchargeant leur bonne conscience et des enfants submergés par la tonne inconsidérée et inconsciente de travail à fournir (et celle-là, même Freud doit s’en retourner dans sa tombe !) Survivre x 2, x 3 , x 4, x 5, x 6, etc., parce qu’évidemment la pente d’arrachage de cheveux suit la même courbe que celle de l’épidémie de covid-19 : exponentielle – en fonction du nombre d’enfants bien sûr. Bref, à l’issue du confinement, les coiffeurs n’auront peut-être pas tant de travail que ça finalement…

Comme une vidéo vaut mille images, et une image vaut mille mots :

Mais rassurez-vous, une fois l’opération-survie traversée avec succès, il y a aussi des bons côtés dans le confinement : ça s’appelle la « discontinuité pédagogique » ! Et ça consiste simplement à faire du tri dans le bourrage de crâne culpabilisant que subissent parfois nos enfants : bon, les 10 pages sur mai 68 en CM1, pas obligé, on va plutôt parler des Gaulois.

Isabelle Lainé

Crédit photo : Breizh-info
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

Les derniers articles

Covid-19 : bientôt la révolte ?

Au sommaire de l’actualité de ce soir, retour sur les dernières décisions du gouvernement relatives au Covid-19. Alors que...

Comment se protéger de l’Insécurité ? Avec Pascal Tenand

Responsable d'une entreprise de sécurité (et de la boutique Kamouflages.com), Pascal Tenand cherche à apporter des réponses pratiques aux...

Agnès Thill : « Ce gouvernement place tout le monde dans une société binaire »

Agnès Thill, Députée de la deuxième circonscription de l’Oise, auteur de “Tu n’es pas des nôtres” Ed L’ Artilleur était l'invité d'André Bercoff. Elevée en...

Penmarc’h. Elliott murphy trio en concert vendredi 2 octobre

Songwriter inspiré, poète, romancier, comédien, compagnon des Springsteen, Phil Collins ou Billy Joel, Elliott Murphy chronique notre société avec un talent d’écriture rare qu’il...

Islamiste, violences en France. Eric Zemmour face à Alain Bauer

Face à l'Info du 25/09/2020 : Christine Kelly animait un débat entre Éric Zemmour et le professeur de criminologie Alain Bauer dans #Facealinfo sur...

Le Stade Rennais en tête de Ligue 1, défaites de Nantes et Brest, Lorient stagne

Le Stade Rennais poursuit sa chevauchée en tête de Ligue 1 après une correction infligée à Saint-Etienne, sur la pelouse des Verts (0-3). De leurs...

LA QUOTIDIENNE

Recevez chaque matin dans votre boîte mail la Quotidienne de BREIZH-INFO

- Pour soutenir BREIZH-INFO et l'info sans filtre -

Autres articles

- Pour nous soutenir -