Béziers. Après le décès d’un homme qui avait enfreint le couvre-feu, un syndicat de policiers municipaux réagit

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La presse mainstream s’est fait écho d’un décès survenu à Béziers la semaine dernière. Des policiers municipaux sont mis en cause. Le SDPM, Syndicat de défense des policiers municipaux, a publié un communiqué pour défendre ses agents, tandis que ce qui s’apparenterait possiblement à une belle quantité de drogue a été retrouvé sur la personne décédée (4 pochons contenant de la poudre blanche).

Déjà condamné à 8 reprises depuis 2015

Retour sur les faits : le mercredi 8 avril 2020, Mohammed G. est retrouvé mort dans la soirée au commissariat de Béziers (Hérault). Ce décès fait suite à un contrôle non respecté des mesures de confinement mis en place dans la lutte contre la pandémie. Un couvre feu est en vigueur dans la ville, à partir de 21h (l’homme a été contrôlé à 22h20). L’homme, déjà condamné à 8 reprises depuis 2015, serait mort durant son transport au commissariat par des policiers municipaux.

Des images tournent à ce sujet sur Internet :

Après la découverte du décès, une enquête en flagrant délit du chef d’homicide involontaire a été ouverte. C’est la sûreté départementale de Montpellier qui est chargée de l’enquête. Deux médecins légistes de l’institut médico-légal de Montpellier ont procédé à l’autopsie du corps mais les conclusions précises ne seront pas rédigées avant la semaine prochaine, a précisé le procureur de la République de Béziers Raphaël Balland dans un communiqué. « À ce stade, il peut simplement être indiqué qu’aucune des constatations effectuées sur le corps ne permet d’expliquer de manière évidente la ou les causes du décès (…) Les conclusions médico-légales définitives dépendront notamment des examens approfondis des organes (anatomopathologie), ainsi que des expertises toxicologiques dont les résultats ne seront pas connus avant plusieurs jours, voire semaines. » Les policiers municipaux ont expliqué que l’individu s’est montré violent, s’est débattu, puis se serait endormi (il était en réalité en arrêt cardiaque) alors que l’un des policiers était sur lui, dans la voiture. 45 minutes de réanimation n’ont pas permis de le sauver. Le SMUR n’ a pu que constater le décès.

La position du syndicat des policiers municipaux

Tout d’abord, si nous regrettons la tournure des événements, nous déplorons avec force le lynchage médiatique mais aussi politique exercé sur les policiers municipaux, sur la base d’informations souvent fausses, alors qu’ils bénéficient de la présomption d’innocence et qu’à ce jour, rien ne permet d’établir formellement leur responsabilité dans ce triste événement.

Aussi, il nous appartient de rétablir la vérité sur quelques faits :

L’interpellation a eu lieu le 8 avril dernier vers 22h15, rue du 22 août à quelques centaines de mètres du commissariat de  police nationale. L’objet du contrôle est le fait que la personne se trouvait dans la rue en période de confinement et qu’un couvre-feu est légalement en cours à Béziers.

La personne contrôlée, Mohammed G., s’en est alors pris au véhicule de police en donnant un coup de pied au pare-choc arrière, puis s’est soustrait au contrôle en prenant la fuite. Les policiers municipaux l’ont rattrapé et l’individu a fait preuve d’une violence inouïe à l’égard des agents avec des coups de poings et de pieds.

L’individu est interpellé et menotté, selon les règles professionnelles d’intervention, avec la force strictement nécessaire aux opérations.

Il est embarqué dans le véhicule de police et maintenu sur le siège, par un agent de police municipale se positionnant sur l’arrière de son corps : aucune pression n’a été exercée sur la poitrine. L’individu a été agité tout le long du transport jusqu’au commissariat.

Ce n’est que devant le commissariat que l’individu se calme, et se met à ronfler. Dans le commissariat, il est constaté que la personne n’a plus de pouls et les opérations de premiers secours ont d’abord été effectuées par les forces de l’ordre puis par les secours. Le décès est enfin constaté.

Les agents de police municipale ont été auditionnés, sous la forme d’une audition libre, par l’Officier de police judiciaire sur ordre du Procureur de la République.

Une autopsie a eu lieu aujourd’hui : rien ne permet d’établir que la personne interpellée aurait subit une quelconque violence exagérée ayant entraîné sa mort : ni traces extérieures de coups, ni de strangulation, ni dégâts visibles au niveau des organes internes.

4 pochons de poudre blanche, ont été retrouvés dans son slip. Des analyses toxicologiques auront lieu sur ces produits et sur la personne décédée, les résultats seront connus d’ici une semaine environ.

Rien ne permet donc d’établir à ce jour une faute des agents de police municipale.

Par ailleurs, Mohammed G. serait connu pour avoir été interpellé à de multiples reprises par les forces de police nationale et municipale et notamment pour ses excès de violences. Il aurait déjà été placé en hospitalisation d’office.

De plus, contrairement à ce qui a été véhiculé sur plusieurs médias, cette personne n’était pas sans domicile fixe. Mohammed G. avait bien un lieu d’habitation.

Le SDPM déposera plainte pour diffamation ou atteinte à la présomption d’innocence pour toute information mensongère qui continuera d’être propagée à ce sujet, si besoin en était.

La protection fonctionnelle a été accordée aux agents par le maire de Béziers, Monsieur Robert MENARD, et Maître ABRATKIEWICZ du barreau de Montpellier a été désigné pour assurer la défense judiciaire des agents de police municipale.

Les agents de police municipale intervenants, ont été particulièrement choqués tant par cette épreuve que par l’attitude indigne de certains commentateurs.

L’ensemble de la police municipale de BÉZIERS, est aussi durement affectée par cette affaire, et le SDPM lui apporte son entier soutien.

Rappelons que dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, la loi du 23 mars 2020 permet aux agents de la police municipale, aux côtés des forces nationales, d’assurer le respect des mesures de confinement dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Crédit photo : DR
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