« Mettez du gel », « Mettez un masque ». Ces commerçants qui favorisent les achats sur Internet (et la société de flicage)

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Deux expériences particulièrement désagréables (en deux jours) et révélatrices de la société de contrôle et de flicage qui vient, m’amènent à vous les partager, car il est nécessaire qu’y compris les commerçants qui nous lisent sachent qu’ils vont finir, en jouant aux petits flics, par perdre des clients et par favoriser le commerce sur Internet.

Je vais acheter un vélo pour mon fils l’autre jour, dans une enseigne sportive bien connue, mon marchand de cycles habituel étant fermé pour plusieurs semaines encore. À l’entrée, le SAS est divisé entre les entrées et les sorties (ce qui n’est pas le cas habituellement), et on nous apprend que dans le magasin, nous devrons suivre un chemin particulier pour croiser le moins de monde possible (un peu comme dans cette chaîne suédoise qui vous pousse à consommer). Du gel est à disposition des clients. Ambiance « 28 jours plus tard », simplement pour aller faire quelques achats dans un coin qui n’a pas été touché (ou si peu) par la pandémie, et qui l’est encore moins depuis le déconfinement.

À peine entré, un vendeur me saute dessus, pour m’expliquer qu’il faut mettre un masque. Mais que pour mes enfants, ce n’est pas obligatoire. Je lui explique qu’il n’y a aucune logique puisque techniquement, les enfants transmettent plus facilement le virus. Remarque du vendeur : « Ce sont les consignes, c’est comme ça ». Et là, immédiatement, je pense à ces millions d’individus qui chantent la Résistance depuis qu’ils sont en âge d’être scolarisés, tout cela pour se comporter au garde-à-vous face au grand chef dès que l’occasion se présente. « Y’avait pas beaucoup d’Jean Moulin » chantait Renaud, avant de devenir lui aussi un zombie, « toujours vivant, toujours debout ».

Le vendeur me propose un masque, que je refuse bien entendu, avant de sortir du magasin, sous le regard interloqué de clients, manifestement heureux de porter un masque, de faire des achats comme dans un zoo, sous les messages martelés toute les deux minutes à la radio, rappelant de respecter les gestes barrières, de se laver dix fois les mains pendant 2 minutes, etc, etc.

« Vous comprenez, on est obligé de suivre les consignes, sinon on peut être obligé de fermer » me dira une autre commerçante à qui je demandais pourquoi ils obéissaient. Et qui oublie toutefois qu’elle a fermé sa boutique pendant deux mois, sur ordre de l’État et alors même que rien, dans son secteur, ne justifiait sanitairement la moindre fermeture. Elle a donc techniquement accepté d’être potentiellement suicidé par l’autorité dont aujourd’hui elle suit les consignes, épargnée qu’elle a été finalement par la perfusion allouée par le grand maître du jeu (l’État) qui a distribué des aides à toute la population, en faisant tourner la planche à billets pour mieux nous enchaîner tous. Car sans les aides de l’État, combien n’existeraient plus aujourd’hui ?

Deuxième jour, des courses alimentaires cette fois-ci. Et là encore, à peine rentré dans la boutique qu’une vendeuse, sans un bonjour, me saute dessus : « Monsieur, il faut que vous preniez du gel, vous et votre enfant ». Là encore, demi-tour immédiat, sous le regard incrédule de cette vendeuse payée au SMIC mais transformée en Brigade sanitaire à elle toute seule, et ayant sans doute l’impression d’être « une héroïne de la 14ème ligne dans la guerre contre le Covid-19 ».

Dans une autre boutique quelques heures plus tard, dans laquelle on peut encore circuler sans masque ni gel ni puce pour vérifier nos vaccins ou nos antécédents judiciaires ou économiques (vous riez ? Vous verrez…), j’entends une dame d’un certain âge munie d’un masque, discuter avec la caissière en lui expliquant que « les consignes ont l’air d’avoir du mal à rentrer dans la tête de certains », pointant du doigt sans doute notamment le renégat que je suis.

Un renégat devenu quasiment un tueur de masse sanitaire pour refus du port du masque et d’atteinte à ma liberté de gérer mes courses comme bon me semble, sans toucher à tous les produits, ni approcher particulièrement les inconnus circulant autour de moi, mais en saluant s’il le faut les connaissances, et en étant libre de respirer dans autre chose que du tissu ou des matières étouffantes sur lesquelles, d’ailleurs, j’attends les études démontrant qu’elles ne sont pas dangereuses à l’usage prolongé.

Au final, ce qui va se passer est très simple : les moutons dociles vont continuer à paître, partout, en acceptant de plus en plus de contraintes, à chaque fois que les autorités estimeront nécessaire de devoir serrer la bride. En ce sens, ce que nous traversons depuis plusieurs mois aura sans doute été, pour de nombreux dirigeants sur la planète, un merveilleux test en matière d’ingénierie sociale, de fabrique du consentement.

On distille la peur (et on fait oublier les carences des États à qui nous payons nos impôts, car il faut rappeler que ce qui fait peur n’est pas le virus, mais la surchage du système de santé qui a été démantelé sans notre accord depuis plusieurs décennies maintenant), on fabrique des héros et des salauds, on articule aussi des individus présentés comme des rebelles (pour canaliser la colère de la population vers une ou des personnalités contrôlables), et finalement, on se sort d’une crise sans précédent sans la moindre égratignure, avec un système sain et sauf, et une petite oligarchie préservée dans ses responsabilités malgré des décennies d’échecs successifs et de coups dans le dos de la population (qui il est vrai, continue, de moins en moins certes, à voter pour ces gens).

Plus terre à terre, ce dont ne se rendent pas compte ces commerçants, c’est tout simplement qu’ils vont finir par perdre les clients. Car ils sont tout de même encore nombreux à ne pas supporter cette déshumanisation, cette sensation d’être entouré de zombies en masques qui n’ont que le mot « barrière sanitaire » à la bouche, à vous donner envie de leur faire boire leur gel jusqu’à la lie…

Tant mieux pour mon facteur, tant mieux pour mon livreur, avec qui on peut encore discuter normalement. Tant mieux pour les enseignes qui proposeront la livraison à domicile, et qui permettront, un temps au moins, d’éviter de devoir se plier à des commissaires sanitaires sous-payés mais zélés, et à une armada de zombies, qui sont déjà morts, mais qui ne le savent pas encore…

Sale temps pour les hommes libres…

Julien Dir.

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

Illustration : DR
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  1. […] Un coup de gueule que je partage, extrait : « On distille la peur (et on fait oublier les carences des États à qui nous payons nos impôts, car il faut rappeler que ce qui fait peur n’est pas le virus, mais la surcharge du système de santé qui a été démantelé sans notre accord depuis plusieurs décennies maintenant), on fabrique des héros et des salauds, on articule aussi des individus présentés comme des rebelles (pour canaliser la colère de la population vers une ou des personnalités contrôlables), et finalement, on se sort d’une crise sans précédent sans la moindre égratignure, avec un système sain et sauf, et une petite oligarchie préservée dans ses responsabilités malgré des décennies d’échecs successifs et de coups dans le dos de la population (qui il est vrai, continue, de moins en moins certes, à voter pour ces gens). »  https://www.breizh-info.com/2020/05/29/144591/mettez-du-gel-mettez-un-masque-ces-commercants-qui-fav… […]

  2. […] Un coup de gueule que je partage, extrait : « On distille la peur (et on fait oublier les carences des États à qui nous payons nos impôts, car il faut rappeler que ce qui fait peur n’est pas le virus, mais la surcharge du système de santé qui a été démantelé sans notre accord depuis plusieurs décennies maintenant), on fabrique des héros et des salauds, on articule aussi des individus présentés comme des rebelles (pour canaliser la colère de la population vers une ou des personnalités contrôlables), et finalement, on se sort d’une crise sans précédent sans la moindre égratignure, avec un système sain et sauf, et une petite oligarchie préservée dans ses responsabilités malgré des décennies d’échecs successifs et de coups dans le dos de la population (qui il est vrai, continue, de moins en moins certes, à voter pour ces gens). »  https://www.breizh-info.com/2020/05/29/144591/mettez-du-gel-mettez-un-masque-ces-commercants-qui-fav… […]

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