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À l’occasion de la journée mondiale sans tabac ce 31 mai, Santé publique France a publié mardi 26 mai les nouvelles données de prévalence du tabagisme en France. L’occasion pour l’agence nationale de dresser le profil-type du fumeur en France.
« Une baisse d’ampleur » chez les fumeurs
Voilà plusieurs années que des mesures réglementaires et de prévention sont mises en place en France dans le cadre de la lutte contre le tabagisme. Hausse du prix des cigarettes, images peu ragoûtantes sur les paquets, remboursement des substituts niconitiques… Nombreux sont les fumeurs à avoir décroché de la « tueuse » à la suite de ces mesures.
Ainsi, selon une enquête réalisée et publié mardi 26 mai par Santé Publique France, « si le tabagisme en France ne varie pas de façon significative sur l’ensemble de la population entre 2018 et 2019 », il est en baisse par rapport à 2014 « de 3,9 points et de 4,5 points pour le tabagisme quotidien ». Ainsi, en 2019, 30,4 % des Français âgés de 18 à 75 ans déclaraient fumer, au moins occasionnellement, contre 34,3 % entre 2014. Pour le tabagisme quotidien, le chiffre a baissé à 24 %, contre 28,5 % en 2014. Et l’agence de rajouter : « C’est la première fois depuis les années 2000 qu’une baisse de cette ampleur est constatée ».
De quoi mettre un coup au moral aux industriels du tabac qui redoublent désormais d’ingéniosité et d’idées marketing pour continuer à voir leur cibiche portée aux lèvres des Français. Pour assurer une meilleure « contre-attaque » à ce que certains comme Génération Sans Tabac appelle des « campagnes médiatiques agressives des industriels du tabac », Santé Publique France s’est « attaché à définir le profil des fumeurs français », ces données s’avérant particulièrement utiles dans la lutte contre le tabagisme.
« Ajuster les stratégies de prévention »
« Plus nous connaissons nos cibles, plus nous pouvons ajuster nos stratégies de prévention » a ainsi expliqué Viêt Nguyen Thanh, Responsable de l’unité addictions à Santé publique France. Et de cette enquête réalisée par téléphone auprès de 10 000 personnes, l’organisme public a pu dresser le profil des fumeurs en France. D’après les données recueillies par Santé Publique France, les fumeurs sont « plus souvent des hommes (54 %), des personnes de moins de 55 ans (81 %) et des personnes en situation de précarité socioéconomique ».
Il ressort en effet de l’étude que les fumeurs sont moins diplômés (26 % possèdent un diplôme supérieur au baccalauréat contre 33 % chez les non-fumeurs), deux fois plus souvent au chômage (14 % contre 7 %) et dans une situation financière perçue comme « difficile » (22 % contre 12,5 %).
Les fumeurs sont également « en moins bonne santé mentale que les non-fumeurs, présentant plus souvent des symptômes d’anxiété, des épisodes dépressifs et des insomnies chroniques ». Ils sont plus souvent consommateurs d’autres substances psychoactives. Enfin, « ils ont moins recours à un médecin généraliste et utilisent moins Internet comme source d’informations sur des sujets de santé, par rapport aux non-fumeurs ».
AK
Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/StockSnap)
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