Plaidoyer pour l’officialisation de statistiques ethniques en France

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La question raciale est actuellement au centre des débats, aux USA mais aussi en France, via l’extrême gauche qui l’importe dans les universités et les grandes écoles (depuis des années), mais également via certaines « minorités » qui évoquent de plus en plus le « racisme systémique » ou encore « les privilèges blancs » qui existeraient en France et en Europe, une terre qui, comme chacun le sait, appartient historiquement à la planète entière… (humour humour grand chef…)

Il faut toutefois remercier ces gauchistes qui se détestent (et qui devraient se suicider pour pousser leur logique de haine de soi jusqu’au bout, même si certains ont déjà commencé à le faire et à l’imposer à la population via d’autres canaux), mais également ces « minorités » conscientes de leurs identités. Car il est évident que le 21e sera celui des identités, et du retour en force de la question raciale, balayée durant plusieurs décennies suite aux dramatiques événements qui se sont déroulés en Europe à l’occasion de la Seconde Guerre mondiale.

Depuis le jugement de Nuremberg, il était quasiment interdit, pour les Blancs, de parler et de défendre leurs identités, sous peine d’être réduits et ramenés systématiquement à des agents du IIIe Reich. Les minorités (auprès de qui les gauchistes ne sont que des idiots utiles qui pensent abolition des frontières et des identités là où tout le monde y revient), peu concernées (et pas complexées) par ce qui s’est passé il y a 80 ans, donnent à tous l’occasion d’enfin pouvoir rouvrir certains débats sans tabou.

Mais pour que retour de Boomerang il y ait, il faudrait tout de même mettre un peu d’ordre dans tout cela. Et notamment en France, où les statistiques ethniques sont interdites, ce qui biaise tout débat politique, tout débat sur la question de l’immigration, de l’identité. Aux USA, au Royaume-Uni, les statistiques ethniques permettent d’avoir un aperçu de la composition de la société (de sa dislocation), de qui fait quoi, et du pourquoi.

La République française ne reconnait ni race, ni ethnie, mais cela ne tient plus à une période où ils sont de moins en moins nombreux à reconnaître la V ème République française, qui a échoué à rassembler, qui a échoué à faire émerger une vraie démocratie, qui a échoué à permettre la construction d’une Europe politique forte, et d’un continent économiquement prospère.

À l’heure où nos sociétés se fracturent de partout, et où les seules analyses permises sont celles de sociologues ou de chercheurs au CNRS qui ne dansent qu’au rythme des explications « économiques et sociales », il est temps de briser le tabou français de la statistique ethnique.

Les habitants de ce pays, minorités comme majorité, ont le droit de savoir qui le compose. Ils ont le droit d’ajouter des paramètres ethniques aux explications économiques et sociales qui ne sont qu’une pièce du puzzle.

Nous avons le droit de savoir et d’avoir des réponses : quelles sont les communautés les plus touchées par le chômage et la pauvreté ? Quelles sont les communautés les plus représentées en prison, les plus condamnées ? Quelle est la composition de la délinquance dans chaque région ? Quelles sont les communautés qui réussissent le mieux à l’école, et celles qui échouent le plus ? Les différences sociales expliquent-elles à elles seules ces écarts ou faut-il également y ajouter des différences culturelles et communautaires ? À quelles religions adhèrent les minorités et la majorité ? À quelles religions adhèrent les communautés populaires et celles qui forment l’élite ?

À noter qu’il ne se trouve actuellement aucune opposition politique à ce gouvernement qui  demande clairement et directement l’établissement de ces statistiques ethniques. Les principaux partis censés représenter les autochtones ont l’air, jusqu’ici, de ne pas se préoccuper pour un sou de la question ethnique, qui pourtant est en train de nous exploser au visage de plus en plus fortement. Quel degré de déflagration faudrait-il atteindre avant de commencer à se poser des questions et surtout, avant d’avoir des chiffres permettant réellement de débattre et de prendre des mesures pour faire en sorte que notre continent ne bascule pas dans le chaos ?

Car ceux qui croient qu’en masquant la réalité, en l’interdisant, ils permettront également d’atténuer les tensions, se trompent. Cela fait déjà plusieurs décennies que la tension monte, notamment en France, et que les responsables politiques ne prennent pas les mesures adéquates pour assurer la paix et la sécurité des citoyens qui sont pourtant la raison d’être de notre contrat social et de notre constitution.

Il n’est pas trop tard pour recenser, pour agir, pour dire la vérité aux populations qui composent l’hexagone aujourd’hui, mais plus largement l’Europe. Les minorités ont le droit de savoir. La majorité aussi.

Julien Dir

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