La Convention « citoyenne » sur le climat a, dès le début, été fortement encadrée et contrôlée par un Comité de Gouvernance essentiellement vert et rouge, afin que les propositions aillent dans le sens de l’idéologie climat/énergie, celle de l’écologisme.

Des « commissaires politiques » verts et rouges, en quelque sorte. Ils ont en un premier temps procédé à un lavage de cerveau des 150, afin de bien leur faire comprendre ce qu’est la « Ligne du Parti » de l’écologisme, pour qu’ils restent dans sa droite ligne, sans déviationnisme pervers, puis ils ont surveillé les travaux avec le plus grand soin, afin d’éviter toute dérive, toute proposition idéologiquement incorrecte.

Après neuf mois de débats instrumentalisés et savamment encadrés par cette technostructure triée sur le volet, la convention citoyenne pour le climat a rendu le 21 juin ses conclusions. Ce n’est rien d’autre qu’un répertoire de ce que prône l’écologisme qui en est sorti, ce qui était prévisible dès le départ. Les techniques de manipulation quasi-staliniennes ont parfaitement fonctionné avec ces pauvres 150 citoyens tirés au sort, nous dit-on…

Présidence :

1) Laurence Tubiana : ancienne militante de la Ligue communiste révolutionnaire, puis conseillère pour l’environnement de Lionel Jospin et signataire de l’appel des économistes en soutien au candidat François Hollande, enfin ambassadrice auprès de Laurent Fabius

2) Thierry Pech : conseiller de la CFDT auprès de Nicole Notat, membre fondateur du think tank PS Terra Nova, un des plus éminents soutiens pro-migrant de l’“Aquarius”

Rapporteur :

Julien Blanchet : ancien président de la Fage, syndicat étudiant de gauche

« Experts » :

Michel Colombier : conseiller principal de Ségolène Royal, ministre de l’Energie

Anne-Marie Ducroux : consultante de la Ligue de Protection des Oiseaux

Jean Jouzel : candidat sur la liste PS-Place publique, conseiller climat de Benoît Hamon, membre du GIEC

Loïc Blondiaux : président de Démocratie Ouverte une association adhérente de l’OGP une ONG liée aux démocrates américains et à la gauche brésilienne de Dilma Roussef

Jean Michel Fourniau : dirige le GIS Démocratie et Participation et membre du GSPR de l’EHESS (un fief de gauche !)

Mathilde Omer : elle aussi coprésidente de Démocratie Ouverte !

Dominique Gillier : Secrétaire Général de la Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie CFDT (FGMM CFDT), membre du Bureau National Confédéral de la CFDT, membre du Comité Directeur de Industriall European Trade Union (Fédération syndicale européenne de l’industrie)

Jean Grosset : Directeur de l’Observatoire du dialogue social de la Fondation Jean-Jaurès, Secrétaire général adjoint de l’Unsa, puis conseiller social du premier secrétaire du PS, Jean Christophe Cambadélis.

Les 149 propositions sont dans la droite ligne d’une certaine vision de l’écologie portée depuis plus de quarante ans par les ayatollahs verts. L’idéologie qui l’inspire est par nature punitive et liberticide : elle considère l’homme comme un nuisible dont il convient de limiter drastiquement le champ des possibles.

A l’instar de la taxe carbone ayant conduit à la crise des gilets jaunes, le « nouveau monde » présente aujourd’hui la limitation à 110km/h de la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes comme la mesure phare capable de sauver notre planète. Qui peut raisonnablement le croire, alors que la Chine et les Etats-Unis n’ont jamais autant émis de CO2 et que, cerise sur le gâteau, l’action du CO2 sur la TMAG (température moyenne annuelle globale) n’est qu’une hypothèse « idéologico/politique » préconfigurée dans les statuts du GIEC avant le début de ses travaux, mais non scientifiquement prouvée.

Soit les propositions de la Convention vont dans le sens que nos gouvernants ont déjà décidé en catimini, et alors on va à la catastrophe si elles sont majoritairement adoptées par le Parlement, soit la rouerie macronienne utilise les 149 propositions pour torpiller l’idéologie vert/rouge en montrant aux citoyens que ce que proposent les idéologues est liberticide, taxatoire, contraignant, délirant, irrationnel, sans aucune analyse des conséquences sociales, économiques et financières, bref, une amorce de Big Brother. Cela étant, compte tenu du fait que, au cours du confinement, Mme Borne a sournoisement signé le décret de la PPE, qui va dans la droite ligne de l’idéologie vert/rouge climat/énergie, je penche pour la première hypothèse, et alors, pôvres de nous, peuchère !

Quand un gouvernement fait des choix qui va à l’encontre des intérêts supérieurs du pays, il n’est plus digne d’avoir les rênes du pouvoir. Notre gouvernement fait des choix qui vont à l’encontre des intérêts supérieurs du pays, et donc ….

Jean-Pierre Bardinet

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