A l’approche du 14 juillet, et bien que les températures ne sont pas encore caniculaires, les esprits s’échauffent. Des rodéos et des tirs d’engins explosifs artisanaux ont eu lieu dans plusieurs quartiers dits « sensibles » de Nantes.

A Bellevue, ce sont des riverains qui nous signalent, le 9 et le 10 juillet vers 1 h du matin, « une grosse explosion avec beaucoup de fumées », probablement celle d’un engin explosif artisanal, aux abords immédiats de la place Pierre Mendès France, au cœur du quartier. « Quand j’ai entendu le bruit, j’ai ouvert ma fenêtre, j’ai refermé tout de suite tellement qu’il y avait de fumée », abonde un autre témoin.

Dans la nuit du 11 au 12 juillet cette fois, c’est à Château de Rezé, au sud de Nantes, que de jeunes délinquants ont fait des rodéos et des tirs de mortiers, vers minuit. La police – occupée avec l’évacuation d’une vingtaine de migrants érythréens installés sur le square Daviais, en ville –  est arrivée bien après la bataille, et a patrouillé dans des rues désertes. Il n’y a eu aucune interpellation.

L’été n’empêche pas la poursuite des opérations de routine anti-drogue de la police nationale : le 10 juillet celle-ci investissait avec un chien formé à la détection des produits stupéfiants des parties communes d’immeubles à Malakoff ; aucun produit stupéfiant n’a été cette fois retrouvé.

A Rezé encore, le 9 juillet dernier, un agent immobilier, le propriétaire d’un bien à vendre et un acheteur potentiel ont été agressés par un squatteur, âgé de 28 ans et armé d’un couteau. Ce dernier a été interpellé par les forces de l’ordre et placé en garde à vue pour violences volontaires. Un type de fait divers qui augmente, allant de pair avec une problématique des squats qui s’aggrave à l’échelle de l’agglomération.

Louis Moulin

Illustration : DR
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