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L’autre guerre d’indépendance américaine, Les mythes de la Seconde guerre mondiale, Les Chrétiens dans Al-Andalus, Le meilleur des mondes, Comprendre l’Empire : voici la sélection littéraire de la semaine

L’autre guerre d’indépendance américaine
En 1812-1814, alors que le monde a les yeux tournés vers l’Europe, embrasée par les guerres napoléoniennes, une autre guerre se déroule sur le continent américain. Elle oppose les États-Unis d’Amérique à l’Angleterre.
La Guerre de 1812-1814 , appelée aussi Seconde Guerre d’indépendance américaine, aurait pu s’appeler « Naissance d’une Nation ». Les Etats-Unis entrevoient le formidable potentiel qui est le leur sur un continent d’où les puissances européennes vont être chassées. Les conséquences de la Guerre de 1812-1814 sont toujours bien présentes.
Cette guerre a forgé une nation dans les épreuves, bien davantage que la première Guerre d’indépendance n’avait été en mesure de le faire. Ce livre, qui retrace les batailles navales et terrestres et les enjeux diplomatiques du conflit, est le premier ouvrage écrit en français sur le sujet.
L’autre guerre d’indépendance américaine – Sylvain Roussillon – 18€ – l’Artilleur (Toucan)

Les mythes de la seconde guerre mondiale
Si l’histoire de la Seconde Guerre mondiale nous semble bien connue, les mythes sur lesquels elle repose aux yeux du grand public ont encore la vie dure. Pour y remédier, Olivier Wieviorka et Jean Lopez ont réuni les meilleurs historiens français et étrangers de la période. Sur chaque sujet, ils cassent les clichés et les images toutes faites, dans un ouvrage aussi agréable à lire que novateur. Après l’immense succès des deux premiers opus, voici ici rassemblés en un unique volume trente-sept mythes déconstruits, trente-sept chapitres courts et enlevés qui livrent un nouveau regard sur ce moment décisif de l’histoire du monde.
Un ouvrage intéressant qui complètera les très nombreuses lectures sur la période.
Les mythes de la seconde guerre mondiale – Sous la direction de Jean Lopez et d’Olivier Wieviorka – Perrin – 25€

Les Chrétiens dans Al-Andalus
L’invasion arabo-musulmane de l’Espagne wisigothique, initiée en 711 pour culminer en 719 avec la conquête de la Gaule narbonnaise, a été l’événement aux conséquences les plus considérables de l’histoire d’Espagne.On oublie souvent que, pendant des siècles, la majeure partie de la population fidèle à la religion chrétienne et la minorité juive ont été soumises à un régime de très forte discrimination. Celui-ci reposait sur la ségrégation sociale, l’absence de liberté religieuse, l’exploitation économique et fiscale, l’immersion culturelle et, en cas de protestation ou de révolte, sur la plus sévère répression. La dureté de ce régime s’est accentuée au fil du temps et a fini par provoquer, dès le XIIe siècle, la complète disparition des communautés chrétiennes et juives d’al-Andalus.Ce livre offre une vision complète de la situation de ces chrétiens espagnols, appelés mozarabes, unique peuple européen médiéval à avoir vécu pendant tant de générations sous la rigueur de la dhimma. Attachés au mythe des Trois Cultures, de nombreux auteurs ont préféré jusqu’ici ne retenir que les aspects prétendument aimables de cette situation, comme la liberté de culte limitée et la relative autonomie interne des communautés chrétiennes, afin de tenter de délégitimer le processus de Reconquête, véritable matrice de la nation espagnole. Il permet, à l’inverse, de mieux faire connaître la réalité de la vie des chrétiens d’al-Andalus, loin des rêves et falsifications intéressées qui alimentent le mythe de la convivialité pacifique entre cultures et religions construit en marge de la vérité de l’histoire.
Rafael Sánchez Saus est professeur d’histoire médiévale à l’université de Cadiz. Il a été doyen de la faculté de philosophie et de lettres de l’UCA (1999-2004) et recteur de l’université San Pablo CEU de Madrid (2009-2011). Membre de l’Académie royale hispano-américaine des sciences, des arts et des lettres, dont il a été le directeur, il est aussi directeur de la Cátedra Alfonso X el Sabio. Auteur d’une douzaine d’ouvrages, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de la frontière entre maures et chrétiens dans l’Espagne médiévale, il a été découvert par le grand public hispanique à l’occasion du succès de la version espagnole de ce livre Al-Andalus y la Cruz (2016).

Le meilleur des mondes
Voici près d’un siècle, dans d’étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains » sauvages » dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des » Alphas « , génétiquement déterminés à être l’élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort.
Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd’hui, il nous paraît même familier…ce qui est d’autant plus effrayant.
Aldous Huxley est né le 26 juillet 1894, dans une famille appartenant à l’élite intellectuelle britannique. À 16 ans, une maladie des yeux le rend presque aveugle. Il parvient pourtant à obtenir son diplôme à Oxford. En 1931, quatre mois lui suffisent pour écrire Le Meilleur des mondes, qui connaît rapidement un succès international. En 1937, il s’installe avec sa famille aux États-Unis, où il devient scénariste pour Hollywood. En 1958, il publie Retour au meilleur des mondes. Dans les années cinquante, il s’intéresse aux drogues psychédéliques, et publie Les Portes de la perception en 1954, Le Ciel et l’Enfer en 1956 ou encore Île en 1962. En 1959, il se voit décerner le Award of Merit for the Novel par l’Académie américaine des Arts et Lettres. Il s’éteint en 1963.
Le meilleur des mondes – Aldous Huxley – 5€

Comprendre l’empire
Alain Soral dérange, agace, mais il l’un des rares penseurs de sa génération à se poser et à poser les bonnes questions : celles qui font mal, parfois, et surtout celle que l’on n’aime pas s’entendre poser.
C’est l’une des raisons qui explique le succès populaire de ses deux abécédaires où il analyse avec pertinence, humour et humeur la lente dérive de l’universalisme républicain issu de la Révolution de 1789, vers cet agglomérat de communautarismes revendicatifs et de narcissismes hostiles qui constituent aujourd’hui la société française. Avec Comprendre l’empire, Alain Soral continue à pourfendre les forces qui luttent pour le déclin des Nations et l’avènement de la gouvernance globale.
Alain Soral est apprécié d’un public jeune, révolté et anticonformiste qui se retrouve dans sa critique sans concession de cette société qui se délite dans une pensée molle et abêtissante.
En cette période où la Justice tente de le faire taire et souhaite l’emprisonner uniquement pour ses écrits et ses paroles, il est intéressant de se pencher sur cet ouvrage.
Alain Soral – Comprendre l’Empire – Blanche – 14,9€ (à commander ici)