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En Europe, les partis de gauche traditionnels les plus connus sont le Parti socialiste français, le SPD allemand ou le Parti travailliste britannique. Mais on sait peu de choses sur le PSOE, le Parti socialiste ouvrier espagnol.
Ce n’est pas un hasard. Parti putschiste et anti-espagnol depuis ses débuts, il a été l’un des principaux acteurs de l’insurrection manquée – et souvent oubliée – contre le gouvernement de droite démocratiquement élu en 1934. Interdit sous le régime franquiste, il a été rétabli en 1977, toujours marxiste à l’époque. Le PSOE a formé plusieurs gouvernements depuis la mort du général Franco, embrassant le progressisme. Mais le gouvernement actuel pourrait bien être le plus contesté de tous : il ne se passe pratiquement pas un jour sans qu’un nouveau scandale impliquant les socialistes espagnols ne fasse la une. La corruption présumée toucherait toutes les couches de l’État.
Europeanconservative.com, via Javier Villamor, s’est entretenu avec Javier María Pérez-Roldán, avocat de l’association Hazte Oír, l’un des initiateurs des poursuites privées dans les affaires de corruption les plus importantes qui touchent les socialistes espagnols. Traduction par nos soins.
Jusqu’à récemment, Santos Cerdán, placé en détention provisoire lundi dernier, était le numéro trois du PSOE. Quel rôle a joué Hazte Oír dans cette affaire ?
Javier María Pérez-Roldán, avocat : Nous avons demandé la mise en examen de Cerdán dès novembre 2024. Cette affaire trouve son origine dans le « complot Koldo » (impliquant des contrats illégaux pour l’achat de masques à la hauteur de la pandémie de COVID-19, d’une valeur de près de 54 millions d’euros), qui était traitée par le tribunal central d’instruction n° 2 d’Espagne. Dès que nous avons vu que José Luis Ábalos, alors secrétaire à l’organisation du PSOE, était impliqué, il est devenu évident que son successeur, Santos Cerdán, faisait partie de la même structure. Le PSOE n’a pas changé de cap ; il a nommé quelqu’un pour poursuivre le travail d’Ábalos. Nous avons ensuite appris que Cerdán ne se contentait pas de poursuivre le « travail » d’Ábalos, mais qu’il était son supérieur politique. Et au-dessus de Cerdán se trouve inévitablement le Premier ministre Pedro Sánchez.
Vu de l’extérieur, il semble difficile de croire que Sánchez ne savait rien…
Javier María Pérez-Roldán, avocat : C’est tout simplement invraisemblable. Nous parlons des deux derniers secrétaires à l’organisation – le troisième poste le plus élevé du parti – tous deux impliqués dans le même réseau. Et alors que l’implication de Cerdán était déjà discutée publiquement, Sánchez l’a confirmé à son poste. De plus, lui et le parti ont supprimé les messages publiés précédemment sur les réseaux sociaux en soutien à Cerdán. Un Premier ministre peut-il ignorer que ses deux hommes les plus proches au sein de l’appareil du parti sont impliqués dans une affaire de corruption ? Impossible.
L’ancien numéro trois du Parti socialiste espagnol (PSOE), Santos Cerdán, arrive au tribunal suprême de Madrid le 30 juin 2025 pour comparaître en tant que suspect. Photo : Thomas Coex / AFP
Peut-on alors parler de corruption systémique ?
Javier María Pérez-Roldán, avocat : Absolument. Il ne s’agit pas de cas isolés. Il existe une continuité structurelle, un réseau construit au sein même du parti. Sánchez n’est pas un simple spectateur, il est le chef politique de l’opération. C’est pourquoi nous sommes convaincus que sa responsabilité personnelle sera mise en évidence tôt ou tard.
Hazte Oír est également impliqué dans d’autres affaires liées à l’entourage du président.
Javier María Pérez-Roldán, avocat : Nous menons les poursuites dans deux affaires clés : celle de Begoña Gómez, l’épouse de Sánchez, et la macro-affaire sur les hydrocarbures. En raison de son ampleur économique et de sa gravité, cette dernière pourrait être la plus explosive. Elle concerne une fraude à la TVA de plusieurs millions d’euros, avec des opérations opaques liées à des importations de pétrole, même en provenance de pays sanctionnés par l’Union européenne. Il s’agit d’une affaire de la plus haute importance.
Quel rôle joue l’Europe dans tout cela ?
Javier María Pérez-Roldán, avocat : Pour l’instant, l’Europe détourne le regard. Parce que le PSOE est le plus grand groupe socialiste au Parlement européen et que ces voix valent de l’or lorsqu’il s’agit de maintenir certains équilibres politiques. C’est pourquoi ils restent silencieux. Cependant, le moment viendra où l’ampleur du scandale deviendra insoutenable, surtout si l’utilisation abusive ou le détournement de fonds européens est prouvé.
La Cour de justice européenne peut-elle intervenir ?
Javier María Pérez-Roldán, avocat : Oui, dans le cas de la loi d’amnistie, la Cour suprême espagnole pourrait saisir la CJUE d’une question préjudicielle. Une partie de l’amnistie touche aux intérêts européens : des fonds publics ont été utilisés pour le référendum illégal du 1er octobre en Catalogne. Il en va de même pour les affaires de corruption impliquant des fonds européens. Bruxelles devra réagir.
Quelle est la position de Hazte Oír sur la loi d’amnistie et la loi dite « Bolaños » sur les nominations judiciaires ?
Javier María Pérez-Roldán, avocat : La loi Bolaños est une auto-amnistie déguisée pour les responsables du PSOE inculpés de corruption. Il s’agit d’une loi « anti-slammer » de facto destinée à protéger le parti. De plus, elle représente une ingérence directe de l’exécutif dans le travail du pouvoir judiciaire. La séparation des pouvoirs a été violée. Ce qui est scandaleux, ce n’est pas seulement ce qu’ils font, mais la façon dont ils le font.
Voyez-vous des parallèles avec d’autres pays sanctionnés par l’UE ?
Javier María Pérez-Roldán, avocat : Absolument. La Pologne et la Hongrie ont été sanctionnées pour des réformes judiciaires bien moins agressives que celle-ci. Mais en Espagne, une loi qui vise ouvertement à protéger les personnes inculpées pour corruption reste impunie. Pourquoi ? Parce que l’Europe fonctionne également selon des intérêts partisans. Tant que le PSOE leur sera utile, ils le défendront.
Peut-on en conclure que la corruption du PSOE n’est plus seulement une question judiciaire, mais un problème de régime ?
Javier María Pérez-Roldán, avocat : C’est un problème de régime. Le PSOE a fait des institutions son bouclier. Il a colonisé le pouvoir judiciaire, contaminé le ministère public et cherche maintenant à légaliser son impunité. Le plus alarmant, c’est qu’il bénéficie de la complicité, active ou passive, d’une grande partie du système : les médias, les autres partis politiques et même l’UE. C’est pourquoi nous en sommes là.
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3 réponses à “Espagne. Javier María Pérez-Roldán, avocat : « Les socialistes ont mis en place un système d’impunité au sein même de l’État »”
Non, mais attendez !!!!!!!!!!
Que peut-on prévoir, attendre, agréer, d’un parti Gauchiste comme le sont toutes les Gauches universelles, et entre autres, celles que nous subissons en France et en Europe ?!?!
Regardez derrière-vous, et vous vous en rendrez compte !!!
A chaque fois, je dis bien A CHAQUE FOIS, il y aura un problème lorsque la Gauche malodorante s’imiscie dans les affaires publiques, commerciales, politiques !…
Ici, chez nous en France, c’est pas mieux ! La gôôôche aux manettes : la corruption à tous les niveaux chez les pseudos « dirigeants » de notre pauvre pays !
menteur, voleur, traitre à la patrie, usurpateur est synonyme de socialo-coco-bobo dans tous les pays du mone