Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 30 000 euros
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Il semble que « l’ensauvagement » de la France ait tout d’un coup passé un nouveau et inquiétant palier, alors que bandes ethniques, faits divers sanglants et violences se multiplient même dans des villes moyennes ou rurales qui en étaient jusque-là exemptés.
Avec presque partout, des autorités liées par des intérêts électoralistes ou tout simplement transies de peur qui ignorent les problèmes, voire font pression sur les forces de l’ordre pour les minimiser. Cette fois c’est Nozay qui se retrouve, avec une fusillade, au milieu des règlements de comptes entre gangs que Nantes connaît depuis des années.
Le 10 août dernier vers 20h30, deux individus en scooter ont tiré à la carabine sur les fenêtres d’un immeuble situé 1, rue Jules Rieffel à l’angle du champ de Foire, sur un logement habité par une femme et ses deux fils majeurs, heureusement absents au moment des détonations. Les deux tireurs, deux jeunes hommes de 25-30 ans, en scooter, sont repassés « trois ou quatre fois » selon les riverains, en tirant à chaque fois, pendant un quart d’heure, avant de s’enfuir en criant « on reviendra ». Preuve de leur sentiment d’impunité : dans les quartiers sensibles à Nantes, ils tirent quelques coups de feu ou une rafale puis s’enfuient vite fait.
La gendarmerie a ouvert une enquête de chasse pour tentative de meurtre et relevé les étuis tombés à terre ; l’arme serait un fusil de chasse calibre 12. Les suspects, qui ont pris la fuite, sont activement recherchés. « Le fusil calibre 12 est une arme qu’on trouve facilement à la campagne », relève un policier connaisseur des règlements de comptes ; « on trouve souvent ce genre de fusil dans les querelles entre voyageurs ; dans les quartiers ils préfèrent les armes de guerre que des trafiquants albanais ou tchétchènes leurs fournissent ».
Il y a trois ans, lors d’un rassemblement de gens du voyage à la Pancarte à Ancenis, un homme a été blessé après avoir été agressé par cinq autres membres de la communauté des gens du voyage. A l’époque, l’arme utilisée était un pistolet à grenaille.
Louis Moulin
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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