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La Commission de l’Environnement vient de rejeter une décision de la Commission européenne, visant à autoriser légalement la mise et le maintien sur le marché du dioxyde de titane.
Pour rappel, cette substance aussi appelée E171, utilisée dans les colorants blancs ou pour faire briller les couleurs, est présente dans de nombreux produits de la vie courante : alimentation, peintures, produits d’hygiène, de cosmétique, médicaments : seulement voilà, plusieurs études scientifiques démontrent que ces nanoparticules de dioxyde de titane sont capables de franchir les barrières physiologiques du corps pour passer d’un organe à l’autre, jusque dans le sang. À terme, elles peuvent provoquer des lésions cancéreuses.
Malgré cet état des lieux alarmant, cet additif, totalement inutile, est omniprésent et autorisé en Europe, hormis en France où son interdiction est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2020.
« Vos enfants en prennent une dose quotidienne via les bonbons qu’ils mangent ou via le dentifrice qu’ils utilisent ensuite pour se laver les dents. Personne n’y échappe. Qui n’a jamais pris un Dafalgan ou un Doliprane dans lesquels le dioxyde de titane est abondamment utilisé pour garantir la couleur blanche. S’alimenter, se laver, se maquiller ou même se soigner tout en s’empoisonnant, quel paradoxe inacceptable » illustre Éric Andrieu, eurodéputé en charge des questions environnementales et de santé au Parlement européen.
Voilà pourquoi, avec d’autres collègues, l’eurodéputé socialiste porte cette semaine et pendant toute la procédure une résolution du Parlement européen exigeant le retrait de cette substance toxique.
« On ne peut faire courir un tel risque aux Européens, la santé n’a pas de prix. Voter cette résolution, c’est voter pour le principe de précaution, c’est aussi remplir notre rôle, en tant qu’eurodéputé de veiller à l’intérêt général et au respect des droits des citoyens. Il y a mise en danger de la santé des citoyens : à nous d’y mettre fin ! » conclut M. Andrieu.
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