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Avec un décès sur huit qui serait la conséquence de la pollution sous diverses formes en Europe, un rapport de l’Agence européenne de l’environnement rappelle qu’il y a urgence en la matière.
Les chiffres alarmants de la mortalité due à la pollution en Europe
Après le port du masque obligatoire pour cause de Covid-19 dans certains territoires, va-t-on aussi bientôt assister au port du masque obligatoire en raison de la mauvaise qualité d’air ? Si l’image d’habitants arborant un masque pour se déplacer dans les métropoles était pour l’heure cantonnée aux villes d’Asie, un rapport publié le 7 septembre par l’Agence européenne de l’environnement (AEE) laisse sous-entendre que nous pourrions bien vivre la même chose à l’avenir dans nos contrées.
Le document en question rapporte que dans l’Union européenne, 13 % des morts sont liés à la pollution. L’AEE souligne à travers cette étude que les Européens sont exposés en continu à des risques environnementaux divers, à savoir la pollution de l’air, la pollution sonore et les produits chimiques. La publication indique que « l’émergence de ces agents pathogènes zoonotiques (comme dans le cas du Covid-19) est liée à la dégradation de l’environnement et aux interactions entre l’homme et les animaux dans le système alimentaire ».
Mortalité et pollution : quelles différences entre les pays européens ?
En termes de chiffres, le rapport de l’Agence européenne de l’environnement précise que quelques 630 000 décès peuvent être imputés directement ou indirectement à un environnement pollué au titre de l’année 2012 (derniers chiffres disponibles) pour les 27 pays membres de l’Union européenne, auxquels il faut ajouter le Royaume-Uni.
Mais, à y regarder de plus près, d’importantes disparités existent entre les pays européens. À la tête de ce triste classement, se trouve la Roumanie, où près d’un décès sur cinq serait lié à la pollution. À l’opposé, la Suède et le Danemark n’en comptent qu’un sur 10. Une explication économique à ces différences ? Selon l’AEE, « les personnes les plus pauvres sont exposées de manière disproportionnée à la pollution et aux conditions météorologiques extrêmes, y compris les vagues de chaleur et le froid extrême. Cela est lié à l’endroit où ils vivent, travaillent et vont à l’école, souvent dans des zones socialement défavorisées et des quartiers en périphérie des grands axes de circulation ».
Parmi les conséquences de cette pollution, les cancers et les maladies cardiovasculaires et respiratoires sont les principales causes de décès. Des morts qui « pourraient être évitées en éliminant les risques environnementaux mauvais pour la santé » d’après le rapport de l’Agence.
Une qualité de l’eau plutôt rassurante
Autre objet de l’étude, la qualité de l’eau en Europe. Les résultats sont bons en la matière puisque l’AEE a jugé « excellente » cette qualité de l’eau dans plus de 85 % des cas concernant la baignade. Quant à l’eau potable, les zones d’eaux souterraines présentent un « bon statut chimique » dans 74 % des analyses réalisées.
Pour ce qui est des solutions proposées dans le document afin d’améliorer les politiques sanitaires et environnementales en Europe, l’AEE encourage la mise en place d’espaces verts, lesquels « rafraîchissent les villes pendant les canicules, atténuent les inondations, réduisent la pollution sonore et soutiennent la biodiversité urbaine ».
Par ailleurs, d’autres mesures faisant nettement moins l’unanimité sont aussi évoquées par l’Agence pour faire baisser cette mortalité liée à la pollution, de la diminution du trafic routier en passant par celle de la consommation de viande, tout comme le retrait des subventions aux énergies fossiles.
Enfin, le 7 septembre, date de publication du rapport en question, correspond aussi à la tenue de la première « Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus ». Une initiative prise sous l’égide des Nations unies dans le but « de sensibiliser l’opinion publique et de promouvoir les actions visant à améliorer la qualité de l’air ». Une journée à la portée symbolique. Guère plus ?
This 7 September is the 1st @UN #WorldCleanAirDay ☁️
Air pollution causes 7 million premature deaths every year, 400.000 in Europe…
It has no borders, affects ?ecosystems.
With #CleanAirEU #ZeroPollution, the ?? joins @UNEP‘s call for #CleanAirForAllhttps://t.co/XIJbl1Hkn4 pic.twitter.com/hETEKKHEcm— EU Environment (@EU_ENV) September 4, 2020
AK
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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