Sciences Po Paris. Des cours de rééducation antiraciste pour les élèves Blancs ?

Un collectif d’étudiants veut imposer des cours d’antiracisme obligatoires aux élèves de Sciences Po Paris sur fond de décolonialisme et d’indigénisme.

Des cours obligatoires pour les « non racisés » à Sciences Po Paris

Les étudiants blancs de Sciences Po Paris vont-ils avoir des heures de cours supplémentaires ? C’est en tous cas la volonté du collectif « BeingBlackatSciencesPo », dont le but affiché est de permettre « aux étudiants noirs » de débattre en toute sécurité, qui a publié sur Instagram plusieurs de ses revendications. Ces activistes réclament ainsi la mise en place, par l’Institut d’études politiques de Paris, de modules obligatoires pour les étudiants « à propos de l’intersectionnalité raciale, la théorie critique de la race et la pensée décoloniale ».

La publication visant à rééduquer les « non racisés » a été relevée par le syndicat étudiant UNI (Union nationale inter-universitaire) le 3 décembre, permettant au grand public de prendre connaissance du projet ahurissant de ce collectif « BeingBlackatSciencesPo ».

Ethnomasochisme institutionnalisé ?

On se frotte les yeux à la lecture des objectifs du collectif, lorsqu’il est donc question d’obliger l’ensemble des élèves de l’établissement à assister à ces modules afin de permettre aux jeunes « racisés » [NDLR : les étudiants d’origine extra-européenne] de se sentir « en sécurité sur le campus » de Sciences Po Paris… Dangereux site s’il en est, c’est bien connu !

L’Institut d’études politiques serait-il resté bloqué au temps de la traite des Noirs ? Pour le collectif « BeingBlackatSciencesPo », ces nouveaux cours de rééducation politique donneraient la possibilité « aux étudiants non-racisés qui continuent de perpétuer le racisme au sein de l’institution (…) de se rendre compte de leur attitude raciste ».

Non sans oublier la piqûre de rappel habituelle sur la responsabilité coloniale des Européens puisque « ce module permettrait aux étudiants de comprendre la portée du colonialisme dans le curriculum, et d’analyser d’un œil critique le biais que cela pose dans l’éducation que nous recevons à Sciences Po », indique le collectif.

Sciences Po : le précédent des livres

Toutefois, la volonté d’imposer des postures indigénistes et décolonialistes n’est pas vraiment une nouveauté à Sciences Po Paris. Au mois d’août dernier, le compte Instagram officiel de Sciences Po Paris avait publié une sélection d’ouvrages « à lire ». Rien de plus classique en soi, si ce n’est que la liste de lectures en question, axée sur l’antiracisme, portait notamment sur le « privilège blanc ».

Sciences Po Paris
Capture compte Instagram Sciences Po Paris

Les titres proposés ne laissaient alors effectivement que peu de place à l’ambiguïté : Fragilité blanche, ce racisme que les Blancs ne voient pas de Robin DiAngelo, La suprématie blanche et moi, combattre le racisme, changer le monde et devenir un bon ancêtre de Layla Saad, Comment devenir antiraciste d’Ibram X. Kendi.

Mais, en définitive, Sciences Po, fabrique à personnel politique ayant façonné depuis des décennies des générations de « bienpensants » ne récolte-elle finalement pas là le fruit d’un travail de longue haleine ? Ses nouveaux étudiants poussant simplement l’antiracisme à son paroxysme, à savoir la haine des Blancs…

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses

  1. il faut arrêter avec ces délires tout droit venu des universités décadente US
    il faut proclamer très haut et très fort la fierté d’être de race blanche , celle qui a le plus , et de loin ,apporté à l’humanité
    de telles intentions viennent de rancoeurs racistes de bas étage , de la part de minorités jalouses et complexées , curieusement reprises par des idiots utiles blancs.

  2. Pour faire avancer efficacement le combat antiraciste, une mesure s’impose : l’abandon par les thuriféraires de l’antiracisme de la culture gréco-latine chrétienne et de son vecteur principal, la langue. Que les antiracistes cessent de fréquenter des écoles et universités fondées, développées et financées par des racistes blancs, qu’ils quittent ces pays au racisme atavique sournois, et retournent cultiver le jardin d’Eden de leurs aïeux selon les méthodes ancestrales de ceux-ci, et en utilisant ces langues vernaculaires qui ont fait la gloire et la grandeur de leurs cultures, et que le monde leur envie… Puisque les étrangers sont le support, le soutient et l’avenir de nos sociétés occidentales décadentes, pourquoi en priver les autres, et en particulier leurs pays d’origine ? N’est-ce pas là l’ironie de la question et le comble du colonialisme ? Toi, mon ami, le Noir qui se plaint d’être victime du colonialisme, je souffre de te voir libre dans la demeure de ton supposé oppresseur. Que ne cours-tu pas, libre de préjugés raciaux et ethniques, participer au développement du pays de tes racines ? La France et l’Occident en souffriront, mais si c’est le prix à payer pour ton bonheur, alors, bon vent.

  3. Science po veut dire que le racisme est une couleur comme le fait d’être marié avec une personne du sexe opposé est de l’homophobie ou comme n’être pas juif est de l’antisémitisme.

    C’est vraisemblablement un jeu dépassé et ça commence à se voir un peu.

    Il y a deux sortes de gens : les Grands qui sont riches & puissants et les petits qui sont pauvres, voire misérables, et impuissants.

    Cela commence à se voir – un peu – que la Civilisation de la Haine touche à sa fin.

    A vouloir serrer les boulons trop fort, on pète les pas de vis.

    Pour le dire autrement, les gens ne croient plus en rien, ni dans la vérité, ni dans le mensonge.

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