L’année 2020 en Afrique, bilan et perspectives pour 2021

A LA UNE

Bain-de-Bretagne. Un patron marocain employait 42 migrants clandestins, fraudant Urssaf et chômage partiel

Un Marocain en situation irrégulière faisait travailler des migrants clandestins dans une société de transport à Bain-de-Bretagne tout en...

Paris. Étudiante en école de journalisme, une jeune Kabyle subit la censure et la pression de sa direction et des autres élèves

Le terrorisme intellectuel et la propagande politique jusque dans les écoles de journalisme. De quoi ensuite ne pas s’étonner...

Covid-19. Janvier 2021, le pire mois de l’épidémie enregistré sur la planète ?

Avant propos Aujourd’hui, quatre sujets seront abordés : 1 – Un premier bilan social et sociétal pour la France; bilan qui...

Réunification de la Bretagne. 150 élus écrivent à E. Macron pour un référendum

Dans une tribune publiée par le « Journal du Dimanche », 150 élus dont sept députés et six sénateurs, demandent un référendum...

Reportage. Une virée à la découverte de la Basse-Normandie et des plages du Débarquement

En ce Dimanche, nous vous proposons un petit reportage touristique à la découverte de la Basse-Normandie et des plages...

Le 133ème numéro de la revue l’Afrique réelle vient de sortir.  Ci-dessous l’éditorial et le sommaire.

Pour vous abonner, c’est ici.

Sommaire

Dossier : L’année 2020 en Afrique, bilan et perspectives pour 2021
– L’Afrique du Nord dix ans après le désastre des « printemps arabes »
– Une économie africaine sinistrée
– Le Sahel : entre jihadisme « universaliste » et jihadisme « ethnique »
– Du trou noir du bassin du Congo à la Corne de l’Afrique et au naufrage sud-africain
– La Turquie et l’Afrique

Anniversaire :
La tragique et sanglante illusion des « printemps arabes »

Editorial de Bernard Lugan

En Afrique, l’année 2020 s’est terminée comme elle avait commencé, avec plusieurs grandes zones de conflictualité :

– En Libye, pays coupé en deux entités, la Tripolitaine à l’Ouest et la Cyrénaïque à l’Est, la Turquie à travers le gouvernement de Tripoli et l’Egypte, à travers le maréchal Haftar sont l’arme au pied. Le maréchal Haftar contrôle les terminaux pétroliers du golfe des Syrtes et la Turquie veut les conquérir. Pour l’Egypte, ce serait un casus belli et elle a prévenu que, dans ce cas, son armée interviendrait.

– Dans la BSS (Bande sahélo-saharienne), la grande nouveauté est la guerre ouverte entre Daech dont le but est d’instaurer un califat transethnique et transnational, et Aqmi qui a évolué localement vers un ethno-jihadisme.

– Dans la Corne, la principale question est de savoir si l’Ethiopie est oui ou non à la veille d’une évolution de type yougoslave, ou au contraire en phase de recomposition autour des Oromo qui ont marginalisé les Amhara et écrasé les Tigréens.

– En Afrique centrale, de la RCA à la région du lac Albert, le trou noir n’est pas prêt d’être comblé. Quant au Mozambique, le jihadisme semble s’y enraciner dans la partie septentrionale du pays limitrophe de la Tanzanie.
A la fin de l’année 2020, un « vieux » conflit a balbutié au Sahara occidental où, moribond, le Polisario a vainement tenté de couper la route reliant le Sénégal à la Méditerranée, route qui passe à travers le Sahara marocain. Désormais, la question est de savoir si l’Algérie a encore intérêt à porter à bout de bras un Polisario, sorte de butte témoin des guerres du temps de la « guerre froide » d’avant 1990, et dont une partie des derniers membres a rejoint l’état islamique (Daech), ennemi mortel d’Alger.

Politiquement, l’année 2020 a vu se dérouler nombre d’élections, qui, quasiment toutes, n’ont fait que confirmer les rapports ethno-démographiques, les peuples les plus nombreux l’emportant mathématiquement sur les moins nombreux. Or, cette ethno-mathématique électorale est la clé de la question politique africaine.

En 2020, dix ans après le début des désastreuses nuées du « printemps arabe », l’Afrique du Nord est revenue au point de départ, à savoir que le principal problème y est démographique. Comme les naissances y vont plus vite que le développement, de l’Egypte au Maroc, les problèmes sociaux constituent donc autant de bombes à retardement. A cela, s’ajoutent des problèmes spécifiques. Ainsi la question des eaux du Nil qui a créé une situation quasi conflictuelle entre l’Egypte et l’Ethiopie, et les tentatives désespérées du « Système » algérien pour se survivre à lui-même.

Crédit photo : PIxabay
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

LA QUOTIDIENNE

Recevez chaque matin dans votre boîte mail la Quotidienne de BREIZH-INFO

- Pour soutenir BREIZH-INFO et l'info sans filtre -

Les derniers articles

Bretagne. Littoral à la rencontre de pêcheurs des îles

Littoral propose une émission entièrement consacré aux pêcheurs. François Spinec sur l'ile de Sein dans le Finistère va bientôt...

Euro 2016 : un supporter, jugé pour violences, rentre en Russie et dénonce une justice politique

Mikhaïl Ivkine, l’un des deux supporters russes condamné pour «violences ayant entraîné une infirmité» à l’encontre d’un fan de...

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici