Lorient. Dans le quartier « prioritaire » Frébault, les dealers bloquent une rue pour assurer leur trafic…

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Les dealers du quartier « prioritaire » Frébault, à Lorient, ont bloqué une rue de ce dernier à l’aide de barrières afin de ne pas être dérangés dans leurs trafics de drogue. Un quartier qui bénéficie par ailleurs d’une large solidarité financière de la part des contribuables.

Lorient : pour dealer, les trafiquants bloquent la rue Frébault

Les ahuris persuadés, par on ne sait quel tour de magie, que la Bretagne resterait étanche ad vitam aeternam à la délinquance ayant déjà gangrené les banlieues des métropoles françaises sont bien contraints de se frotter les yeux chaque jour davantage.

Désormais, il n’y a pas que dans les cités de Seine-Saint-Denis que les dealers se permettent tout simplement de gérer la voirie à leur convenance pour effectuer leurs trafics illicites. À Lorient, dans le quartier Frébault, classé prioritaire, une rue a été bloquée pour faciliter les activités des dealers locaux.

Des racailles ont en effet installé depuis quelques jours des barrières au niveau du 42 de la rue du Général-Frébault, une artère située au pied des immeubles. Le même dispositif est en place à l’autre bout de la rue et empêche ainsi les véhicules de circuler afin de protéger les entrées des bâtiments.

Si certaines riverains sont en colère de voir leur quartier ressembler de plus en plus aux zones de non-droit des banlieues d’Île-de-France, c’est surtout le désespoir qui l’emporte face à l’inaction des pouvoirs publics et au laxisme judiciaire dont bénéficient trop souvent les trafiquants.

Des interventions de la police, en vain ?

Par ailleurs, alertés par certains habitants, des policiers lorientais sont intervenus une première fois durant le week-end dernier pour dégager la rue de ces barrières. À leur arrivée, la bande de dealers avait disparu… avant de bloquer de nouveaux les accès quelques minutes plus tard.

Une seconde intervention policière aura lieu mardi 23 février, les forces de l’ordre étant cette fois accompagnées des services techniques de la ville de Lorient afin d’embarquer les barrières en question. Mais ces deux démonstrations de force de la part des autorités à quelques jours d’intervalle n’arrêtent pas pour autant la spirale de la terreur et de la criminalité qui continue de prendre de l’ampleur dans ce quartier Frébault où certains témoignages ont notamment fait état de coups de feu le 19 janvier dernier.

Quant au trafic de stupéfiants, une descente de police le 18 janvier dans ce même quartier donnait lieu à la saisie de plus de 3 kg de cannabis, de 40 g de cocaïne et d’une somme de 10 000 € lors des perquisitions.

Tandis que de nombreux riverains sont contraints de subir cet enfer quotidien sous peine de représailles de la part des voyous, certains habitants du quartier ont demandé à Lorient Habitat, l’office public en charge du logement social lorientais, à être relogés ailleurs.

Du côté de la mairie, Guy Gasan, l’adjoint au maire de Lorient chargé de la sécurité cité par Le Télégramme le 24 février considère que ce problème de délinquance dans le quartier Frébault « relève de la Police nationale » tout en annonçant le recrutement de trois policiers municipaux supplémentaires au mois de mars… Cela sera-t-il suffisant ?

Un quartier « prioritaire » qui coûte cher

Cette actualité peu glorieuse pour le quartier sur fond de trafics de drogue est l’occasion de mettre un coup de projecteur sur la situation économique et démographique locale. Une étude réalisée par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économique) en 2019 sur ce quartier prioritaire « Polygone Frebault » nous indique tout d’abord que la part d’étrangers (relevée en 2015) y est particulièrement élevée (9,7 %) en comparaison de la moyenne recensée dans les 25 communes de la Communauté d’agglomération Lorient Agglomération (2,5 %).

Autre élément de comparaison intéressant, quand plus de 50 % des ménages des 25 communes de la Communauté d’agglomération Lorient Agglomération étaient imposés en 2015, cette part n’était que de 21,7 % dans le quartier Frébault.

À l’inverse, en matière de revenus disponibles, les prestations sociales sont surreprésentées dans ce même quartier prioritaire « Polygone Frebault », avec une part d’argent public versé y atteignant les 28,4 %, contre seulement 5,5 % en moyenne dans les 25 communes de l’agglomération lorientaise, toujours en 2015.

Enfin, information parlante parmi tant d’autres, on relevait en 2017 51 % d’allocataires de la CAF dans ce quartier Frébault dont le revenu est constitué à plus de 50 % de prestations sociales. Soit le double de ce que l’on observait en moyenne dans l’agglomération lorientaise (25 %).

En mettant en parallèle la criminalité régnant dans ce quartier lorientais « prioritaire » avec la très large « solidarité » financière dont il bénéficie de la part des contribuables, il y a de quoi remettre en cause le supposé « désœuvrement économique » servant régulièrement aux tenants du politiquement correct pour justifier la délinquance dans ce type de quartiers. Où réside souvent par ailleurs une forte proportion de populations d’origine extra-européenne, y compris à Lorient…

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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