Pologne. Tysol, l’hebdomadaire du syndicat polonais Solidarność, lance une version francophone [Interview]

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Tygodnik Solidarność est un hebdomadaire polonais. Lancé et publié par le mouvement Solidarité le 3 avril 1981, il a été interdit par la République populaire de Pologne (communiste) à la suite de la déclaration de loi martiale du 13 décembre 1981, puis de nouveau légalisé en 1989 après l’effondrement de l’Union Soviétique.

Aujourd’hui, le mouvement existe toujours, proche de la ligne du PiS au pouvoir, très critiquée, voir diabolisé par l’Union européenne (qui se fait spécialité de diaboliser les dissidents politiques au nouvel ordre mondial).

Français vivant en Pologne depuis 1999, Patrick Edery, père de famille, chef d’entreprises et auteur d’analyses et tribunes dans la presse française et polonaise, vient de lancer la version francophone du journal, Tysol.fr . Nous l’avons interrogé à ce sujet.

Breizh-info.com : Qu’est ce que Tysol.fr ? Qu’est-ce qui le lie à la Pologne ? A la France ?

Patrick Edery (Tysol.fr) : TYSOL et portail internet de TYgodnik SOLidarność qui est l’hebdomadaire du syndicat polonais Solidarność. Le syndicat de travailleurs n°1 en Pologne et celui qui a abattu le régime communiste.

Au moment de la crise des Gilets Jaunes (historiques), l’hebdomadaire du syndicat m’a interviewé pour comprendre ce qui se passait en France. Les médias français renvoyaient une très mauvaise image du mouvement alors que sur internet l’on voyait de simples Français se faire matraquer sans raison valable. Beaucoup de Polonais ont été horrifiés par la répression du mouvement par Macron. Cela a ouvert les yeux de nombre d’entre eux sur l’état de la démocratie et la liberté d’expression en occident.

De plus, peu avant, une campagne anti-polonaise faite de Fake news hallucinantes a été lancée en Europe et a interrogé là aussi beaucoup de Polonais. Puis peu à peu les responsables de notre hebdomadaire se sont rendus comptes que la guerre de l’information menée à l’encontre la Pologne n’était qu’une partie d’une guerre mondiale, plus globale, contre la Vérité. Qu’il est impossible que la Pologne gagne seule mais qu’il est de plus en plus probable qu’elle perde seule. Que nous sommes face à une mafia progressiste manipulant les populations via une pseudo religion en laquelle de plus en plus d’occidentaux croient et sont prêts à toutes les violences pour l’imposer. Qu’il ne faut plus reculer d’un pouce. Que la meilleure et unique arme contre les progressistes c’est la Vérité et qu’elle devait être réentendue. D’où l’idée de faire une version française de TYSOL.

Breizh-info>.com : En quoi est-il important de multiplier selon vous les médias alternatifs en langue française ?

Patrick Edery (Tysol.fr) :  La vraie question devrait être : en quoi est-il important de maintenir une multitude de médias mainstream qui disent tous la même chose ? Les médias dissidents, eux, ont tous une spécificité. Surtout, la démocratie c’est avant tout le pluralisme, le débat d’idées contradictoires. Aussi tout démocrate devrait être heureux de l’apparition d’un nouveau média.

Breizh-info.com : En quoi la Pologne (et plus globalement le groupe de Visegrad) peut-elle inspirer les Français ?

Patrick Edery (Tysol.fr) :  Le groupe de Visegrad présente des diversités de situation assez importantes. Aussi je vous propose de parler uniquement de la Pologne. Elle est présentée comme un pays antisémite, homophobe xénophobe, national-catholique, menaçant les valeurs européennes et autoritaire. Alors que c’est tout le contraire. Un Juif orthodoxe pourra sortir à tout heure et tout endroit en Pologne, il ne lui arrivera rien. Et en France ? La liberté de manifester et d’expression y est absolue. Et en France ? Il existe un vrai pluralisme des médias dont 2/3 sont progressistes et tirent à boulets rouges sur le gouvernement. Et en France ?

En fait la Pologne est attaquée car elle est le dernier pays européen dépositaire des valeurs chrétiennes. C’est le dernier rempart de l’Europe contre l’immigration massive, l’institutionnalisation des théories du genre et la chosification des enfants. Elle rappelle que les vraies valeur européennes ne sont pas désuètes, que concrètement elles font de la Pologne un pays où il fait bon vivre.

Un pays où il y a le moins de viols, un pays parmi les plus sûrs, avec une économie florissante. Le pays où l’esprit civique existe encore. Il faut prendre conscience que si la Pologne tombe, il en sera fini du mode de vie européen.

Breizh-info.com : Quel regard portez vous sur la situation sanitaire, et sur les mesures quasi tyranniques qui en ont découlé ?

Patrick Edery (Tysol.fr) :  En Pologne cela a été différent car le gouvernement a pris d’autres mesures que celles de Macron. Bizarrement quand en mars 2020 Macron disait à tout le monde de sortir, le gouvernement polonais demandait, dans la mesure du possible, de rester chez soi et fermait les frontières.

Quand il y a eu une pénurie de masques en France, il n’y en pas eu en Pologne.

En tout en un an, il y a eu 10 jours de confinement dur en Pologne. Aujourd’hui tout est ouvert avec quelques restrictions : on ne peut manger assis dans les restaurants et une place sur deux doit être libre dans les cinémas et théâtres. Et bien sûr le port du masque est obligatoire. Au final le ratio nombre de morts du Covid par habitant y est légèrement inférieur à celui de la France.

Ce n’est pas tellement le côté « quasi-tyrannique » des mesures françaises qui m’étonnent mais leur inutilité et la faculté des médias à les faire accepter par la population. Et c’est une grande question que nous nous sommes posés. N’est-il pas trop tard ? Les médias, l’école, les universités, les grands groupes lavent tellement le cerveau des Français qu’ils en viennent à tout accepter, même les pires folies des progressistes.

Remarquez que le profil de l’électeur type progressiste est une personne diplômée, travaillant dans un grand groupe ou fonctionnaire, habitant les villes et s’informant uniquement via les médias mainstream. C’est-à-dire les personnes qui ont été le plus longtemps exposées à la propagande progressiste.

Or je pense que la France est le pays où il y le plus de gens de ce profil.

Aussi nous nous sommes vraiment interrogés sur le fait de savoir si nous avions la moindre minuscule chance de nous faire entendre. C’est alors que nous nous sommes rappelés l’histoire de Solidarnosc.

Dans les années 80 l’Union soviétique semblait indestructible, elle était présente sur tous les continents, le communisme était l’idéologie dominant tous les débats intellectuels, Solidarnosc était dissout par le régime communiste. À ce moment-là, tout pouvait sembler perdu, le communisme avait encore vaincu.

Et bien non, moins de dix ans plus tard, Solidarność, via les élections, éliminera le régime communiste. Nous ferons de même, tous ensemble, avec le progressisme qui n’est qu’un néo-marxisme de bas étage.

Propos recueillis par YV

Crédit photo : DR
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