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La généralisation des hologrammes pourrait être la révolution technologique de la décennie à venir dans notre société. Si leur utilisation demeure encore confidentielle, une enquête d’opinion menée au Royaume-Uni révèle qu’une partie de la population souhaite une démocratisation de cet outil avec impatience.
Les hologrammes, outil de communication de la décennie à venir ?
Pour l’heure, en France, le grand public ne connaît généralement des hologrammes que le coup de communication réalisé par Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, voyant ainsi le leader de La France insoumise se dédoubler lors de ses meetings.
Toutefois, cette technologie qui est encore aujourd’hui un objet de rareté et de curiosité pour beaucoup pourrait devenir monnaie courante avant la fin de la décennie. C’est en tout cas ce que prédisent certains experts outre-Manche, avec, d’ici 2030, une utilisation des hologrammes qui se popularisait dans les foyers britanniques.
Après une année 2020 qui a vu l’avènement des communications via Zoom, Facetime et autres outils d’appel vidéo en raison des confinements à répétition, la prochaine étape serait désormais au recours massif aux hologrammes. Cette prévision n’a rien d’une incantation et fait suite à un sondage réalisé auprès de 2 000 Britanniques, qui a révélé que la moitié d’entre eux se lassent des appels vidéo, tandis que la majorité des interrogés confient que les moyens de communication actuels n’offrent pas le niveau d’interaction ou de proximité qu’ils souhaitent.
Des attentes déjà marquées
Cependant, un point fait consensus chez les experts en technologie comme chez les sondés : le Covid-19 et les mesures sanitaires qui en ont découlé ont définitivement changé les rapports de la population avec la technologie. Ce qui devrait par ailleurs contribuer à rendre l’impact de cette dernière encore plus notable sur les modes de vie au cours des prochaines années.
L’enquête d’opinion en question révèle par exemple qu’environ trois personnes interrogées sur 10 souhaiteraient pouvoir communiquer avec leurs proches par l’intermédiaire d’un hologramme. Il est vrai que le fait d’avoir l’image de son interlocuteur téléportée chez soi offre une proximité qu’un écran de téléphone, de tablettes ou d’ordinateur ne permet pas. Proximité d’autant plus prisée lorsqu’il s’agit d’entrer en contact avec la famille ou les amis.
Cette popularisation des hologrammes dans un futur proche ne relèverait pas que de l’utopie puisque 23 % des Britanniques interrogés pensent que la technologie sera la norme dans les foyers du pays d’ici 2030. Une tendance confirmée par le prévisionniste et futurologue James Bellini qui, cité par le quotidien The Independent, prédit que d’ici 2030, l’utilisation des hologrammes pour communiquer avec ses proches serait généralisée au Royaume-Uni.
Quelles évolutions technologiques pour les hologrammes ?
Quant aux éventuelles contraintes technologiques pouvant freiner la popularisation des hologrammes, les derniers progrès réalisés associés à la généralisation du très haut débit (la Bretagne faisant d’ailleurs pâle figure en la matière) laissent à penser qu’elles pourraient être facilement surmontées.
Outre la communication, un accès à grande échelle aux hologrammes pourrait aussi révolutionner la question du lieu de travail, mais aussi la vie sociale, les voyages ou encore les loisirs.
Sur le plan professionnel, si la pandémie actuelle a déjà largement plaidé en faveur du télétravail, l’étude britannique révèle par ailleurs qu’une partie des sondés pensent qu’à l’avenir, les hologrammes leur permettront d’occuper des emplois qui ne nécessiteront jamais de rencontrer des collègues dans la vie réelle.
D’autres estiment pour leur part qu’ils utiliseront les hologrammes pour ne pas manquer des événements en direct comme les concerts et les festivals. En définitive, c’est un monde de possibilités qui pourrait s’ouvrir à nous dans les années à venir. Mais l’enthousiasme suscité par cette nouveauté technologique pourrait se voir réfréné par d’autres problématiques qui se présenteront alors sur le plan financier, juridique ou encore moral.
Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/Prettysleepy) (photo d’illustration)
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