1er Mai à Paris. Le service d’ordre de la CGT avait-il des armes de catégorie B ?

Le service d’ordre de la CGT avait-il des armes de catégorie B lors des manifestations du 1er Mai à Paris et des incidents qui ont été provoqués par des autonomes ?

Oui si l’on en croit les vidéos qui montrent des autonomes, visiblement d’extrême gauche attaquer le service d’ordre du syndicat.

En effet, au moins deux membres de ce dernier semblent faire usage de grandes bombes lacrymogènes dont le contenant est supérieur à 100ml.

La loi française, particulièrement contraignante dans le domaine des armes, indique depuis le Décret n° 2018-542 du 29 juin 2018

Les armes soumises à autorisation pour l’acquisition et la détention, qui relèvent de la catégorie B, sont les suivantes : 

Article R311-2 du CSI

8° Générateurs d’aérosols incapacitants ou lacrymogènes, d’une capacité supérieure à 100 ml ou classés dans cette catégorie  par arrêté conjoint du ministre de l’intérieur et des ministres chargés des douanes et de l’industrie

Pour rappel, l’acquisition et la détention d’armes de la catégorie B par des particuliers sont soumises à autorisation du préfet. Cette autorisation est accordée à des particuliers, sous certaines conditions, pour des motifs de sécurité.

Par ailleurs, le port (avoir une arme sur soi utilisable immédiatement) et le transport (fait de déplacer une arme en l’ayant auprès de soi, et non utilisable immédiatement) des armes et accessoires y compris de la catégorie D (où sont classées les plus petites bombes lacrymogènes) sont en principe interdits sauf pour motif légitime. La légitimité du port peut être contrôlée par des fonctionnaires habilités : le motif légitime résulte de l’appréciation des faits et de l’examen des titres de détention si besoin.

La question est, dès lors, la suivante : les membres du service d’ordre de la CGT sont-ils autorisés à détenir ses armes de catégorie B (c’est à dire la même catégorie qu’une arme de poing de type Glock 19 par exemple), et, autre question, à les utiliser lors de manifestations sur la voie publique (ce qui n’est normalement réservé qu’aux forces de l’ordre) ?

Il est arrivé fréquemment par le passé, alors qu’elles n’étaient pas encore en catégorie B, que ces mêmes bombes lacrymogènes soient confisquées par les autorités (et amènent leurs propriétaires à être arrêtés, et gardés à vue) lors de manifestations à caractère identitaire, ou pour la défense de la famille.

Doit-on y voir là une tolérance de l’État et des autorités vis à vis des syndicats, tolérance inexistante pour les citoyens ?

Car si il ne fait pas de doute que chacun, menacé par des bandes d’individus armés, puisse prétendre à se défendre avec les moyens appropriés, encore faudrait-il que dans ce domaine, les citoyens soient, syndiqués ou pas, à égalité et puissent eux aussi prétendre à défendre leurs familles et leurs proches en cas d’agressions…

Crédit photo : DR
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2 réponses

  1. Bon maintenant, ce lois qui visent à désarmer les Français sont faites pour être contournées. Quand à la CGT, je n’arrive pas à pleurer sur son sort.

Les commentaires sont fermés.

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