Stop aux marées vertes. Une pétition contre les conséquences des algues vertes en Bretagne

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Le mouvement Eau et Rivières de Bretagne vient de lancer une pétition contre les conséquences des Algues vertes en Bretagne. Cette pétition est adressée au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, à la ministre de la Transition écologique, au préfet de la Région Bretagne et au futur Président de la Région Bretagne.

« Le taux de nitrates dans les rivières bretonnes est trop élevé. Alors qu’il était inférieur à 5 mg/L en 1960, il est aujourd’hui au-dessus de 30, très loin des recommandations scientifiques, qui préconisent 10mg/L dans les baies les plus touchées. Cet excédent de nitrates alimente la prolifération des algues vertes » indique la pétition.

« La Bretagne élève plus de la moitié des cochons, poulets et vaches de France dont une partie de la nourriture, riche en azote, est importée dans notre région. L’agriculture bretonne importe également des engrais minéraux azotés pour fertiliser ses cultures et prairies. L’excès d’azote que notre terre et nos plantes ne peuvent absorber, se retrouve sous forme de nitrates dans les rivières. Grande distribution, industrie agro-alimentaire et syndicat majoritaire imposent leur modèle dépassé qui fait disparaître les paysans et pollue la nature. En se dégradant, les algues vertes dégagent un gaz mortel, l’hydrogène sulfuré. Des humains et des animaux en sont morts. La biodiversité s’appauvrit sur les estrans, les touristes fuient les plages touchées : la nature, l’économie et l’image de la Bretagne en pâtissent » déplore Eau et Rivières de Bretagne qui poursuit :

« Malgré les promesses, sous la pression des lobbys, l’État et les collectivités ne prennent pas les décisions à la hauteur des enjeux. Les plans de lutte se succèdent, 110 millions d’euros ont été investis entre 2010 et 2019, mais les algues vertes sont toujours là. Le taux de nitrates est la seule cause sur laquelle l’action publique peut agir pour que cesse ce fléau. Des décisions fortes doivent être prises dès cette année pour espérer descendre sous la barre des 10 mg/L dans les baies et vasières touchées ».

Et l’association écologiste de demander une refonte de la politique agricole, pour produire moins, mais mieux (il faudra qu’ils en parlent à d’autres prétendus écologistes membres d’EELV qui valident le bétonnage métropolitain et la venue massive de nouvelles populations en Bretagne, créant de facto de nouveaux besoins agricoles).

« Les pouvoirs publics doivent s’engager avant la fin de l’année à :

  • Favoriser la diminution du cheptel breton en étant beaucoup plus restrictif pour les autorisations de création et d’agrandissement d’élevage ainsi qu’en soutenant le développement de l’autonomie alimentaire des exploitations.
  • Conditionner les aides publiques en aidant prioritairement les exploitations agricoles et les entreprises agroalimentaires engagées dans le respect de l’environnement.
  • Renforcer la réglementation et le contrôle sur les épandages de déjections sur les terres (lisiers, fumiers).
  • Continuer à améliorer l’assainissement collectif et individuel dont les flux sortants ont une responsabilité minime mais non négligeable (entre 5 et 20% des nitrates, selon les baies et les saisons) »

Pour plus d’informations, c’est ici

Crédit photo : DR
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