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Dans l’optique de la rentrée de septembre 2021, la recherche de logements étudiants est un sujet d’actualité pour une partie de la jeunesse bretonne. L’occasion de faire le point sur ce marché locatif.
Logements étudiants : un impact plus faible de la crise sanitaire en Bretagne
Si l’année scolaire 2020-2021 a été particulièrement perturbée pour les étudiants bretons en raison du contexte sanitaire, la rentrée du mois de septembre prochain devrait rimer avec un retour à 100 % en présentiel, comme l’a affirmé à la fin du mois de mai dernier la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Une perspective qui voit donc les étudiants dans la nécessité de disposer d’un logement d’ici la fin de l’été.
Une étude réalisée par la plateforme LocService.fr et dont les résultats ont été publiés le 22 juin dernier après avoir analysé plus de 4 200 offres et demandes de locations d’étudiants sur les 12 derniers mois et ciblées sur la Région Bretagne (B4) permet de faire un bilan de ce marché du logement étudiant.
Parmi les principaux points à retenir, la Bretagne administrative se démarque des autres régions puisque, contrairement à ces dernières où la demande locative a baissé (-17 % au niveau national), on n’y a constaté une hausse d’environ 5 %. L’impact du Covid-19 sur la location de logements étudiants a donc été plus faible pour le marché breton qu’ailleurs.
À noter que les différents confinements semblent avoir orienté les étudiants vers des logements un peu plus grands. Sur les 2 706 demandes de locataires étudiants analysées dans la région, 56 % recherchent en priorité un studio ou un appartement T1 (une pièce). L’appartement avec une chambre (T2) est le choix de 22 % d’étudiants, plus aisés ou en couple. La chambre étudiante, indépendante ou chez l’habitant, recueille 5 % des recherches alors qu’un logement en colocation est plébiscité par 17 % des étudiants.
En comparaison avec la même étude réalisée l’année dernière, on observe une hausse de la demande pour les T2 (qui passent de 18 à 22 %) au détriment des studios (qui passent de 59 à 56 %). L’impact de la crise sanitaire et l’envie d’un logement plus spacieux est sans doute à l’origine de ce constat, que l’on retrouve également au niveau national. D’autre part, le budget moyen d’un étudiant en Bretagne est de 510 €, très inférieur à la moyenne française (603 €).
Bretagne administrative : Rennes concentre la majorité des demandes
Quant à la répartition géographique des demandes de logements, l’étude révèle que près de la moitié (49,29 %) des recherches d’étudiants en Bretagne administrative sont concentrées sur Rennes. Toutefois, la capitale de l’Ille-et-Vilaine voit cette part de recherche reculée de quatre points par rapport à l’année dernière. Un phénomène observé dans plusieurs autres grandes villes. Viennent ensuite Brest (19,64 %) puis Vannes (7,09 %), ce qui représente une répartition relativement stable par rapport à l’année 2020.
Source : étude locservice.fr
Pour ce qui est des loyers, la chambre indépendante ou chez l’habitant reste la solution la plus économique pour l’étudiant. Une chambre en colocation est plus chère mais permet de bénéficier d’espaces communs plus vastes. Offrant des services dédiés à leurs résidents, les chambres en résidences étudiantes privées ont des niveaux de loyers proches de ceux d’un T2 en location classique. En comparaison avec les chiffres de la précédente étude réalisée en 2020, les loyers charges comprises de presque tous les types de logements ont augmenté : +3 % pour les chambres, +1,5 % pour les studios, +5,5 % pour les T1, +3,9 % pour les T2, +6,1 % pour les chambres en colocation.
Loyer moyen charges comprises d’un logement étudiant en Bretagne administrative. Source : étude locservice.fr
Rennes et Nantes, villes les plus chères pour les logements étudiants
Par ailleurs, il est également intéressant de comparer les loyers pratiqués dans les différentes villes de la région concernant les logements étudiants. Avec une recherche portant principalement sur les studios, on constate que, pour ce type de bien, c’est à Nantes que les loyers moyens charges comprises sont les plus élevés (458 €), devant Rennes (433 €), Saint-Malo (400 €) et Saint-Nazaire (393 €). À l’opposé, c’est Saint-Brieuc, avec un loyer moyen charges comprises de 324 € pour un studio qui est la moins onéreuse pour un étudiant désirant s’y loger.
En ce qui concerne les évolutions de loyers par rapport à l’année précédente, on relève des hausses de 3,85 % pour Saint-Brieuc, 2,26 % pour Brest, 0,92 % pour Quimper, 0,7 % pour Rennes.
Source : étude locservice.fr
Source : étude locservice.fr
À titre de comparaison, un studio en région parisienne se négocie en moyenne 771 € et à Paris 857 € charges comprises, soit environ le double des loyers observés en Bretagne.
Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/Vincent_Zhang) (photo d’illustration)
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