Oubliée la liberté ? L’Écosse championne du totalitarisme libéral, transgenre et LGBTQ

A LA UNE

La liberté est un concept très écossais. Célébrée par Mel Gibson dans le film « Braveheart », dans le rôle du combattant écossais William Wallace, elle a toujours été une valeur au cœur du mouvement indépendantiste. Elle a même été mentionnée dans l’un des plus grands documents historiques de l’Écosse – la déclaration d’Arbroath de 1320 – dans laquelle les nobles écossais demandaient au pape de reconnaître le pays comme un État indépendant. On peut y lire : « Nous ne nous battons pas pour l’honneur, la richesse ou la gloire, mais uniquement pour la liberté, à laquelle aucun homme véritable ne renonce, sauf au prix de sa vie ».

Des mots puissants. Pourtant, ces derniers temps, on pourrait penser que l’Écosse a oublié ce que signifie la liberté dans la pratique. Ironiquement, pour un gouvernement dont l’objectif déclaré est de se libérer des griffes de l’Union, il a une étrange façon d’interpréter le concept de liberté.

La relation du gouvernement écossais actuel avec la liberté d’expression pose de sérieux problèmes. Nous avons d’abord eu le cas de Craig Murray, l’ancien diplomate et activiste qui a inlassablement fait campagne en faveur de Julian Assange. Il se trouve actuellement dans une prison d’Édimbourg, après avoir été poursuivi pour avoir tenu un blog sur le procès d’Alex Salmond. Pour sa défense, il a fait valoir qu’il n’avait pas publié d’informations qui n’étaient pas déjà dans le domaine public. Mais dans ce qui a été largement considéré comme un acte sans précédent et politiquement motivé, il a été condamné à 8 semaines de prison.

Il y a aussi l’exemple de Marion Millar, féministe, comptable et mère de famille qui a tweeté contre l’idéologie Transgenre et a été inculpée en vertu de la loi sur les communications malveillantes. Elle était particulièrement préoccupée par l’influence du mouvement transgenre, qu’elle a décrit comme un « culte prédateur », sur les enfants. Pour quelques tweets dans lesquels elle exprime ses sentiments sur la question, elle a été arrêtée et risque d’être jugée dans le courant du mois. Ses partisans, dont beaucoup font partie du groupe « For Women Scotland » sur Twitter, la considèrent comme une sorte de martyre pour la cause des droits des femmes en Écosse, et ont commencé à tweeter sous le hashtag #womenwontwheesht (« wheesht » étant le mot écossais pour « se taire »).

L’Écosse est véritablement préoccupée par l’ampleur de l’infiltration du lobby transgenre et LGBT+ dans la politique gouvernementale. La semaine dernière, de nouvelles directives publiées par le ministre de l’éducation ont fait la une des journaux. Elles permettent aux enfants, dès l’âge de quatre ans, de changer de sexe à l’école et de porter un autre nom s’ils le souhaitent, sans le consentement de leurs parents. Les directives suggèrent également que les options de jeu pour les enfants du primaire soient « neutres », que les livres et les ressources contiennent des personnes transgenres et que les écoliers participent aux journées de commémoration des transgenres (le mois de l’histoire LGBT et la journée de visibilité des transgenres sont spécifiés).

Outre les problèmes évidents liés au fait que les enfants sont manipulés et forcés d’aborder des questions auxquelles ils ne sont pas psychologiquement prêts à réfléchir, et que l’État leur retire des droits parentaux fondamentaux, il faut également se demander comment le gouvernement écossais a obtenu ces « conseils ». Une infographie récente sur le sujet créée par le gouvernement écossais a récemment été déboulonnée, car un utilisateur de Twitter a fait remarquer que l’interprétation des données était erronée. Mais pour ces guerriers libéraux guidés par l’idéologie, les faits ne semblent pas avoir d’importance.

L’opinion publique non plus. En effet, dans un sondage réalisé par TalkRadio, qui demandait si les gens étaient d’accord avec la nouvelle loi écossaise sur le changement de sexe des enfants d’âge primaire, sur 24 600 personnes, 98% des répondants ont dit qu’ils étaient contre. Si nous vivons dans une démocratie, comment se peut-il qu’une telle législation soit adoptée alors que la grande majorité des citoyens n’y consentent pas ? Et comment se fait-il que toute personne qui conteste la complaisance du gouvernement envers le lobby transgenre soit réprimandée ou, au pire, arrêtée ?

Prenez Ruth Wishart, par exemple, la journaliste écossaise chevronnée qui a osé aborder la question dans un article récent. Courageusement, elle a écrit : « Nous devons parler des détournements. Détournement de la politique gouvernementale par des groupes d’activistes bruyants. Détournement de la science fondamentale. Détournement de la langue anglaise. Détournement des droits parentaux« . Elle a demandé pourquoi une communauté de transgenres qui représente environ 1% de la population avance ses causes au détriment de tous les autres groupes minoritaires et notamment de la population féminine qui représente au moins 50% de la population. Wishart a donné une illustration de ceci – la décision du gouvernement écossais d’installer des toilettes « neutres » dans ses bâtiments ces dernières années. Cela a en fait impliqué la suppression d’un certain nombre de toilettes réservées aux femmes, l’espace étant limité.

Ruth Wishart, a été qualifiée de « transphobe » pour avoir exprimé son opinion (non seulement par les commentateurs, mais aussi par les politiciens). Elle a pourtant tout à fait raison de faire valoir tous ces arguments. Elle donne ainsi la parole à un grand nombre d’Écossais qui ont peur d’exprimer ouvertement leur opinion, par crainte de persécutions. À la fin de son article, Wishart cite le biologiste Chris Wright qui dit que si le sexe biologique est « nié en masse, alors nous devenons des otages du chaos. Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de perdre notre lien collectif avec la réalité ».

Le chaos n’est cependant pas ce qui me préoccupe. C’est plutôt le contraire – nous semblons faire l’expérience d’un type de libéralisme autoritaire et hautement organisé qui envahit la vie privée de chaque citoyen écossais. Désormais, comme sous le Troisième Reich, les enfants auront une relation plus étroite avec l’État qu’avec leurs parents. En effet, selon la loi sur les discours haineux présentée au début de l’année, même ce qui est dit à la table de la cuisine peut être signalé aux autorités si cela est jugé « discriminatoire ». De nombreux secteurs de la communauté, y compris l’Église catholique, ont souligné que de telles mesures nuisent à la liberté d’expression, mais leurs appels sont malheureusement tombés dans l’oreille d’un sourd.

Le gouvernement de coalition SNP-Verts semble avoir pour mission de faire de l’Écosse un phare du libéralisme, et continuera probablement à faire avancer l’agenda trans et LGBT à tout prix. Il s’agit, bien entendu, d’une motivation politique.

En prenant ses distances avec le gouvernement conservateur de Westminster, il peut démontrer aux électeurs que les valeurs de l’Écosse sont radicalement différentes de celles de l’Angleterre et se rendre attrayant pour une jeunesse plus libérale qui, espère-t-il, se traduira par davantage de votes SNP dans les urnes. (Ce n’est pas un hasard si le gouvernement écossais a abaissé l’âge du droit de vote à 16 ans en Écosse afin d’obtenir davantage de soutien en faveur de l’indépendance).

Le revers de la médaille, cependant, est que la liberté d’expression en souffre. Les défenseurs des valeurs familiales traditionnelles deviennent des transphobes. Les personnes qui expriment leur opinion sont arrêtées, voire enfermées. Ce n’est pas la liberté dont rêvent les indépendantistes écossais depuis des siècles. Le régime autoritaire dont les nationalistes écossais souhaitent se débarrasser est peut-être plus proche de chez eux qu’ils ne le pensent…

Johanna Ross (pour infobrics, traduction breizh-info.com)

Crédit photo : DR
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1 COMMENTAIRE

  1. L’ultra liberalisme remplace le débat de la défense des interets de la classe pop, moyenne, petite bourgoisie par les identités communautaire fantasmées…. Si 98% des citoyens sont contre, sachant que il y a 7% de LGBT dans le peuple ca veut aussi dire que la majorité des LGBT sont contre…c’est mathématique Hors la aussi pourquoi systématiquement les médias meanstream montre une partie de la communauté LGBT qui n’est meme pas representative. La majorité des LGBT qui vivent dans les capitales regionales ont comme principale probleme les loyers trop cher, l’insecurité, le salariat pauvre…La GPA, l’insemination pour les lesbiennes ca concerne qu’elle partie de la communauté LGBT ? puorquoi systematiquement la presse meanstream encourage le développement de l’indentité fantasmatique communautaire….

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