Reportage. Journal d’un médecin de ville

A LA UNE

À quelques mois de la retraite, un médecin généraliste se prépare à laisser ses patients à son jeune successeur. Jamais la réalité du désert médical n’a été plus palpable que dans ces derniers mois de consultations où Jean-Paul et ses associés affrontent les carences d’une médecine de ville devenue le parent pauvre du système de santé français. Il connaît par cœur tous ses patients. Il a vu grandir leurs enfants, suit parfois aussi leurs petits-enfants. Au fil des ans, le docteur Mesdom a aidé chacun à traverser les épreuves de la vie, à affronter les maladies saisonnières ou chroniques, les accidents en tous genres et les rappels de vaccins. Installé en région parisienne, il partage un cabinet avec deux confrères. Régulièrement présent à leurs côtés depuis quatorze mois, Thomas, qui achève sa thèse, lui succédera à son départ. Mais en attendant ce jour, le médecin de ville ne désarme pas. Les visites à domicile s’enchaînent à bon rythme et le cabinet ne désemplit pas.

Auscultant les âmes qui vacillent parfois autant que les corps douloureux, le praticien aspire, lui aussi, au repos. Mais pas simple de quitter cette patientèle avec laquelle se sont noués des liens de respect et souvent d’affection.

Le docteur Mesdom sait que les choses seront différentes pour son jeune remplaçant. L’époque où les médecins de ville avaient besoin d’avoir de nombreux patients, pour lesquels ils ne comptaient pas leurs heures, est révolue. Aujourd’hui, ce sont les patients qui, désespérément, cherchent un généraliste. Parent pauvre Jamais la réalité du désert médical, même dans les grandes villes, n’a été plus palpable que dans ces derniers mois de consultations où Jean-Paul Mesdom et ses associés affrontent les carences d’une médecine de ville devenue le parent pauvre du système de santé français. Suivi plusieurs mois durant dans l’exercice de sa pratique, le docteur révèle au fil des cas qui se succèdent la dureté du monde du travail, les dysfonctionnements de l’hôpital, les déboires des plus âgés face au tout numérique mis en place par l’assurance santé. Le tableau éclairant d’une société fragilisée, où la proximité et le suivi d’un généraliste se révèlent des richesses à préserver, coûte que coûte.

Documentaire de Nicolas Mesdom (France, 2021, 57mn)

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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1 COMMENTAIRE

  1. ça fait déjà des décennies que les brillants énarques ont pensé qu’avec le numérus clausus très bas, il y aurait moins de médecins donc moins de prescriptions donc des économies!
    ça se constate aujourd’hui mais les français, « gaulois réfractaires » n’ont toujours pas compris la subtilité de la pensée et continuent à aller voir leur médecin et vouloir se faire soigner quoi qu’il en coute (en temps d’attente)

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